jeudi 24 mai 2012

Batman, l'encyclopédie

Annoncée en trois parties, l'encyclopédie Batman occupera finalement un seul et long article publié ci-dessous ! Aussi ne perdons plus de temps et plongeons ensemble au coeur de l'univers du Dark Knight.
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Gotham City : Visite Guidée
En tant que garant de la paix et la sécurité dans les rues de Gotham City, Batman doit en connaître toutes les ruelles, tous les recoins, toutes les zones d’ombre. Et pour vous aider à vous repérer dans cette immense mégapole grouillante, voici un petit guide façon routard répertoriant les lieux stratégiques.
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Gotham City
A l’origine les aventures de Batman prennent place entre New York et une cité sans nom. En 1941, elle devient officiellement « Gotham City » à l’occasion du Detective Comics # 48. Située dans l’état du New Jersey, elle est une version gargantuesque de New York et Pittsburgh. A l’époque DC Comics déclarait que Metropolis (ville de Superman) correspondait à New York de jour, et Gotham à New York de nuit (d’où son aspect plus sombre et menaçant).
Si l’on croit le Swamp Thing # 53, Gotham fut fondée en 1635 par un mercenaire suisse, avant d’être le théâtre de terribles affrontements durant la guerre civile américaine. Son histoire, assez trouble, parle de groupes occultes dont l’influence néfaste en aurait fait une cité crépusculaire, dangereuse et rongée par le crime.
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Asile d’Arkham (Nord-Ouest)
Apparu pour la première fois dans le Batman # 258 (1974) sous l’impulsion de Dennis O’Neil, il est baptisé « Hôpital d’Arkham » (en hommage aux écrits d’H.P. Lovecraft). Ce n’est qu’en 1979 qu’il devient l’Asile d’Arkham. Dans l’univers de Batman il fut fondé en 1920 par Amadeus Arkham et servait alors d’institution thérapeutique. Mais la recrudescence de psychopathes dans les rues de Gotham allait en faire un centre de détention spécialisé dans les fous dangereux. Les pensionnaires habituels (et logiquement permanents) sont le Joker, Double Face, Harley Quinn, l’Epouvantail ou encore Poison Ivy. Certains criminels, comme Mr. Freeze, nécessitent l’utilisation de cellules particulières que seul l’Asile d’Arkham possède (ce qui explique pourquoi ils sont tous gardés à Gotham J).
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Batcave (Nord, en dehors de la ville)
Repaire secret de Batman situé dans une vaste caverne sous le manoir Wayne, la Batcave est un endroit stratégique et hautement protégé. Il contient un ordinateur particulièrement performant (véritable centre névralgique de la Batcave), un laboratoire criminel pour analyser les preuves recueillies, un large parking et son garage, un quai pour les véhicules aquatiques, une aire d’envol, sans oublier l’immense garde-robe et les nombreux gadgets.
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En outre on y trouve toutes sortes de souvenirs liés au personnage (anciens costumes, véhicules, etc.) et quelques curiosités en guise de trophées qui reviennent souvent en arrière-plan : le Tyrannosaure mécanique, la carte à jouer, le pingouin ou le penny géant à l’effigie de Lincoln (dont les origines sont relatées dans The Penny Plunderer publié dans le Batman # 256 de 1940).
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Commissariat central (Sud)
Coeur du pouvoir exécutif de Gotham City, c’est là qu’officie James « Jim » Gordon et les nombreux policiers qui, à l’instar de Batman, oeuvrent quotidiennement à préserver la paix dans les rues de la ville. Le fameux Batsignal utilisé pour le prévenir en cas de danger se trouve sur le toit. A noter qu’une série régulière, Gotham Central (publiée entre 2003 et 2004), concentre son propos sur les forces de l’ordre.
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Crime Alley (Nord)
Il y a des années, un jeune garçon et ses parents empruntent une petite ruelle sombre en pensant profiter d’un raccourci. Surgissant de l’ombre, un criminel les menace de son arme et abat froidement les parents de l’enfant qui reste tétaniser par la violence de la scène dont il vient d’être le témoin. Bruce Wayne venait de perdre ses parents, Gotham City de se trouver un défenseur. Ainsi débute la légende du Dark Knight, dans un passage aujourd’hui appelé « Crime Alley ».
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Manoir Wayne (Nord, en dehors de la ville)
Résidence principale du milliardaire oisif et mondain Bruce Wayne, elle cache dans son sous-sol la fameuse Batcave que l’on peut atteindre grâce aux nombreux passages secrets que compte la bâtisse. Sa gestion est laissée à l’unique discrétion d’Alfred, le majordome de la famille Wayne depuis années et seul homme de confiance de Bruce (et de Batman par la même occasion !). L’immense jardin qui l’entoure dissimule les pistes de décollage des différents Batwings. A noter qu’entre les années 60 et 80, Bruce Wayne délaisse le manoir familial au profit d’un appartement situé au dernier étage de la Fondation Wayne, en plein cœur de Gotham. Tout comme le manoir, un repaire secret y a été aménagé dans les sous-sols.
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Batmobile : On the road again
La Batmobile est aussi indispensable que Robin, Alfred et les gadgets chers au justicier. Avec plus d’une cinquantaine de modèles différents, la légende veut qu’Alfred les entretient tous en état de fonctionnement, le bat-garage a de quoi faire rêver les amateurs de belles carrosserie.
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A ses début le véhicule de Batman n’a rien d’extraordinaire puisqu’il s’agit d’une simple berline rouge (très discrète vous en conviendrez). Il faut attendre Batman # 5 (1941) pour découvrir la première « Batmobile » au sens où nous l’entendons aujourd’hui. C’est une grosse voiture à deux portes arborant une espèce de masque représentant une chauve-souris sur le pare-choc. A l’arrière, fixé sur le toit, s’élève un grand aileron. A compter de cet instant, tous les dessinateurs qui officieront sur un titre Batman conserveront le principe de la voiture typée chauve-souris, et ce même si son design changea presque continuellement.
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Elle est bat ta Batmobile !
Le masque et l’aileron resteront en place jusqu’en 1964. Cette année là la Batmobile devient une Chevrolet modifiée dont les ailes arrière rappellent le bas de la cape du héros. Mais c’est avec la série TV débutant en 1966 que le public découvre (et adopte) le look de référence. Conçue à partir d’une Lincoln Futura, la Batmobile explose sur petit écran, s’imposant comme un personnage à part entière. On découvre les nombreux gadgets, tous plus délirants les uns que les autres, que dissimule sa carrosserie. Désormais Batman ne peut plus se déplacer sans être au volant de son bolide.
Les comics se mettent au diapason et se contentent de proposer des extrapolations de la Batmobile apparue dans la série. A noter que durant les années 80, des modèles à base de Corvette et autres Mustang sont utilisés par certains auteurs, aucuns ne devant rester dans les mémoires.
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La Burtmobile
En 1989 Tim Burton et son équipe se heurtent au problème épineux d’une Batmobile stylisée, mais appelée à fonctionner devant la caméra. Des semaines de recherches plus tard, Batman se voit doter d’un véhicule flambant neuf, inspiré de la version de 1966, mais résolument moderne, accrocheur et inquiétant : une réussite totale qui devient la nouvelle référence. Toutes les versions suivantes ne seront que des dérivés de cette mouture là. Avec Batman Begins (2005), nous sommes amenés à découvrir le prototype conçu par Lucius Fox. Plus proche d’un tank ou d’un 4x4, elle conserve néanmoins l’aspect menaçant et la touche « chauve-souris » qui fait le charme d’une Batmobile.
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Batman, le détective gadget
En plus de son costume et sa Batmobile reconnaissables entre tous, Batman utilise toutes sortes de moyens de transport. En plus de ces nombreux « Bat-engins », il peut compter sur de nombreux gadgets et autant d’armes, indispensable pour qui combat le crime !
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Dans les années 50, le boom économique d’après-guerre favorise l’industrie et les technologies de pointe. Batman n’échappe pas à cette vague progressiste et se voit doté de toutes sortes d’engins à même de favoriser sa lutte contre le crime (tout en l’inscrivant dans son temps). Le premier engin volant, baptisé Batplane, cèdera rapidement sa place au Batplane II à l’occasion de The Birth of Batplane II » (1950). Désormais ce Batplane peut se transformer en hélicoptère et même en sous-marin si nécessaire ! Le plébiscite des lecteurs poussent Dick Sprang, dessinateur en charge de la série, à imaginer toute une gamme de bat-engins (Batboat, Batmoto, etc), auxquels il ajoute des véhicules spécifiques à chaque vilain (Jokermobile, Catplane, etc.).
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Gogogadgetobatget !
Avec Batman la série (1966-1968), nous découvrons le Batcoptère qui se compose d’un banal hélicoptère sur lequel sont ajoutées des ailes de chauve-souris (sic). Mais c’est véritablement à partir du Batman de Tim Burton (1989) que nous découvrons des véhicules au design plus recherché, aérodynamique et orienté chauve-souris. Ainsi le Batplane devient la Batwing, arborant un look reprenant l’emblème du personnage. Les films suivants viendront compléter la gamme avec des Batmoto, Batboat ou Batwing dont l’apparence ira de plus en plus vers le grand guignol, rappelant les dérives délirantes vues dans les comics entre les années 50 et 70.
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Batgadgets, kézako ?
A l’origine les bat-engins et les gadgets étaient l’œuvre de Batman et Robin (Alfred mettant parfois la main à la patte). Mais à compter du Batman # 307 (1979) apparaît Lucius Fox. Dès lors, et comme le confirme Batman Begins (2005), il devient le créateur officiel des gadgets et costumes de Batman (à la manière de Q pour James Bond). Evidemment il n’est pas question de revenir sur l’histoire des Batarangs ou de la Batceinture conçus par Batman, mais plutôt de le doter d’une entité oeuvrant à l’amélioration de son équipement. Et si les Batarangs et le Pistolet-Harpon restent les armes de prédilection du Dark Knight, du matériel inédit fait régulièrement son apparition au gré de l’imagination des scénaristes et dessinateurs.
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