mardi 4 octobre 2011

Harry Potter : une Vie après Potter - Part 10/10

Parvenir à rebondir après une saga aussi colossale qu’Harry Potter n’est pas choses facile. Pour Emma Watson, Daniel Radcliffe et Rupert Grint, le défi est d’autant plus délicat qu’ils sont devenus des visages emblématiques et familiers qui seront à jamais associés à leurs personnages. Mais ils sont jeunes et l’avenir ne peut que leur sourire.
Sortir indemne d’une aventure comme celle d’Harry Potter semble difficile. A la manière des héros de la trilogie originale Star Wars, dont la plupart sont à jamais assimilés à leurs personnages, ceux de la saga Potter auront sans doute bien du mal à se défaire de l’étiquette « sorcellerie ». Et si Daniel Radcliffe, interprète d’Harry depuis l’âge de 11 ans, espère que pour une majorité de producteurs et une large part du public, il sera possible d’oublier le petit sorcier, il est évident que l’ombre de Potter planera encore longtemps sur les carrières respectives des membres du casting.

La force du changement
Et quand il est question de l’après-Potter, c’est d’abord à Daniel Radcliffe que l’on pense. Devenu Harry à l’âge de 11 ans, et aujourd’hui âgé de 21 ans, il a littéralement grandit sous nos yeux au fil des différents films. Durant la « décennie Potter », Radcliffe a eu l’occasion de participer à quelques films (December boys, My boy Jack) au succès pour le moins mitigé. Mais en 2007, il est à l'affiche d'Equus de Peter Shaffer, pièce de théâtre où il retrouve l'acteur Richard Griffiths qui interprète le rôle de l'oncle d’Harry, Vernon Dursley. Son interprétation de l’adolescent Alan Strang lui vaut les éloges de la critique, même si c’est surtout l’apparition de Radcliffe nu sur scène qui fait couler le plus d’encre. Quoiqu’il en soit, cette expérience démontre la capacité du jeune comédien à se fondre dans d’autres personnages, et sa volonté de prendre des risques en s’aventurant sur des chemins inédits et inattendus, loin de Poudlard.
Dégagé de ses obligations envers la franchise, c’est donc un Daniel Radcliffe bien décidé à poursuivre sa carrière sereinement que nous découvrons. Posé, réfléchi, conscient que sa notoriété n’est pas une fin en soi et qu’il devra sans doute travailler deux fois plus pour faire la démonstration qu’il n’est pas « que » Harry Potter, les projets, comme l’envie, ne manquent pas. Ainsi nous le découvrirons prochainement à l’affiche de The woman in black de James Watkins (Eden lake), un thriller horrifique dans lequel il interprète un avocat confronté à un esprit vengeur. « Il y a beaucoup de pressions sur mes épaules, affirme-t-il. The woman in black est parfait parce que cela montre que je commence une nouvelle carrière, mais pas forcément en opposition totale avec Harry Potter. Je ne joue pas un gamin rebelle se prostituant, ce qui ferait dire aux gens que j’essaie trop d’être scandaleux. En outre, personne ne m’a vraiment vu jouer sans mes lunettes. Or la première image de The woman in black est un gros plan sur mon visage. Ce sera comme une sorte de révélation. »
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Puis il enchaînera avec The Journey is the destination de Bronwen Hughes (Hung, The L world), biographie consacrée à la destinée dramatique du photographe Daniel Robert Eldon. Enfin, il est associé à divers autres projets (All quiet on the western front, et la comédie musicale How to succeed in business without really trying), chacun de ses choix démontrant son envie d’explorer d’autres univers, d’autres personnages et d’autres facettes de son métier, quitte à prendre des risques en allant là où on ne l’attend. Mais c’est peut-être à ce prix qu’il parviendra à mener une brillante carrière au-delà du petit sorcier.

Là où le vent porte
Pour Rupert Grint, désormais indissociable du personnage de Ron Weasley, l’après-Potter se prépare depuis un moment déjà. Ainsi en 2006, il apparaît dans Leçons de conduite de Jeremy Brock (Le dernier roi d'Écosse) dans lequel il campe un poète incompris et timide. Cette année, nous avons pu le voir dans Cherrybomb de Lisa Barros D'Sa et Glenn Leyburn, où il est plongé dans une compétition mortelle pour le cœur d’une jeune femme. Avec Petits meurtres à l'anglaise de Jonathan Lynn (Mon voisin le tueur), dans lequel il est un apprenti assassin aux côtés de Bill Nighy (au générique d’Harry Potter et les reliques de la mort) et Emily Blunt (The wolfman), Rupert Grint tente de s’imposer dans un rôle plus complexe et torturé. Malheureusement la critique n’est pas tendre avec le film, même si l’interprétation de Grint est saluée.
Au sortir des Reliques de la mort, Ruper Grint n’a qu’un seul projet en cours de développement, le film Eddie the Eagle du réalisateur anglais Declan Lowney, attendu sur les écrans courant 2011. Certaines mauvaises langues prétendent que Grint sera celui des trois qui aura le plus de mal à rebondir, même si le comédien prend tout ceci avec un certain détachement, tout à la fois nostalgique de la période qui s’achève, qu’amusé de voir ce que l’avenir lui réserve. « Il est évident que l’aventure Harry Potter va me manquer, confie-t-il. Elle représente dix ans de ma vie ! Mais nous garderons tous contact. Les jumeaux Phelps, qui jouent mes frères Fred et George, et moi nous voyons souvent pour jouer au golf. Pour ce qui est de la suite, peut-être que je dessinerai une ligne de chapeaux ou que j’étudierais l’art, ou encore que je vais me lancer dans le commerce de glaces. J’ai mon propre camion. J’ai toujours voulu posséder mon propre camion de glaces. Mais je ne le conduis pas souvent parce qu’on pourrait penser que je vends vraiment des glaces. »

La vie en passant
Pour Emma Watson, remarquable Hermione Granger, les choses pourraient sembler plus faciles, la plupart des observateurs s’accordant à penser qu’elle est la vraie révélation de la saga. Pour autant, la jeune femme de 20 ans garde la tête sur les épaules, d’autant que le métier de comédienne n’était pas une vocation à l’origine. « J’ai toujours hésité à voir dans la comédie quelque chose dont je voulais faire mon métier, explique-t-elle. J’avais seulement 9 ans lorsque j’ai débuté ma carrière. Des directeurs de casting sont venus dans mon école et m’ont choisie. J’ai passé des auditions et j’ai obtenu un rôle important. Je n’avais jamais pris de cours de théâtre et je ne savais pas si le métier d’actrice pouvait me plaire. C’est comme s’ils étaient venus de nulle part et m’avaient trouvés ! C’est incroyable, mais le fait que ça me soit arrivé ne signifie pas que cela soit une bonne chose pour moi. J’ai mis un certain temps avant de savoir si c’est vraiment ce que je voulais faire dans la vie, ce qui est effectivement le cas. Je viens d’une famille d’avocats et de professeurs. Nous n’avions pas la télévision et je n’avais aucune idée de qui étaient Maggie Smith ou Gary Oldman. J’ai moi-même développé ma culture cinématographique au fil des années, et je dois avouer que je suis passionnée par tout ça aujourd’hui. »
Dès lors, une fois le monstre Potter endormi, Emma Watson ne compte pas brûler les étapes, avouant même le « besoin de recharger mes batteries et d’être moi-même pour quelque temps », avant d’ajouter que couper ses cheveux à la fin du tournage du septième volet fut « la chose la plus libératrice que j’ai faite depuis longtemps ! ». Pourtant, celle qui déclarait avant le tournage des Relique de la mort que « jouer n'a jamais été ce que je voulais vraiment faire de ma vie. Ce n'est pas parce que cela m'est arrivé que je dois nécessairement me dire que c'est ce que je dois faire de ma vie », semble désireuse aujourd’hui de tenter de nouvelles aventures.
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Reste que la belle Emma n’a qu’un seul film en tournage actuellement, My week with Marilyn de Simon Curtis. Adapté du livre de Colin Clark, il raconte le tournage du film The Prince and the Showgirl (1957) avec Marilyn Monroe (Michelle Williams – Dawson) et Laurence Olivier (Kenneth Branagh – Harry Potter). Puis elle laissera faire son destin et sa bonne étoile, les envies ne manquant pas, tout comme les propositions. « On ne choisit pas ce qui arrivera ensuite, ce métier est complètement imprévisible, confie-t-elle. On ne peut pas savoir quels films seront faits, quel travail sera proposé. Il faut surfer sur la vague et prendre ce qui vient. Idéalement, j'aimerais faire du théâtre. J'aimerais aussi beaucoup chanter. Ne vous inquiétez pas, je ne me lance pas dans une carrière de chanteuse ou quoi que ce soit. Mais j'aimerais faire quelque chose avec de la musique. »
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Guide de Lecture


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