Il aura fallu une petite décennie pour installer J.K. Rowling comme un auteur incontournable, et Harry Potter comme le héros de millions de lecteurs à travers le monde. Sept romans et un recueil de contes plus tard, la saga magique de Rowling est une pièce maîtresse de la littérature fantastique et une réussite exemplaire à tous les points de vue.
Johanne Kathleen Rowling est née le 31 juillet 1965 à Chipping Sodbury, près en Bristol en Angleterre. Après de brillantes études, elle entame la rédaction de ce qui deviendra le premier tome d’Harry Potter en 1989. Entre 1994 et 1997, elle traverse une période difficile où elle alterne phases de dépression et boulimie d’écriture. Elle trouve refuge dans un café d’Edimbourg où elle rédige les aventures du jeune Harry à la main. Elle prévoit d’étaler son histoire sur sept volumes.
Harry Potter à l’école des sorciers terminé, elle se met en quête d’un agent. Christopher Little accepte de s’occuper de son manuscrit qui est publié en juillet 1997 par la petite maison d’édition indépendante Bloomsbury Publishing, qui ne sait pas qu’elle vient de mettre la main sur une mine d’or.
Après un premier opus en forme d’introduction à un monde que l’on devine complexe et touffu, Harry Potter les chambres des secrets sort en 1998. Cette suite, loin d’être un banal copier/coller, s’avère suffisamment ingénieuse pour conserver le fond tout en modifiant considérablement la forme. Certes il est toujours question de la destinée d’Harry et de son passé légendaire, mais le récit s’aventure sur des chemins plus tortueux, baignés d’épouvante. Le succès est tout aussi impressionnant et les critiques se font moins vindicatives. Certes on lui reproche toujours la simplicité de ses personnages et de son intrigue, mais on lui reconnaît un talent de conteuse certain.
Johanne Kathleen Rowling est née le 31 juillet 1965 à Chipping Sodbury, près en Bristol en Angleterre. Après de brillantes études, elle entame la rédaction de ce qui deviendra le premier tome d’Harry Potter en 1989. Entre 1994 et 1997, elle traverse une période difficile où elle alterne phases de dépression et boulimie d’écriture. Elle trouve refuge dans un café d’Edimbourg où elle rédige les aventures du jeune Harry à la main. Elle prévoit d’étaler son histoire sur sept volumes.
Harry Potter à l’école des sorciers terminé, elle se met en quête d’un agent. Christopher Little accepte de s’occuper de son manuscrit qui est publié en juillet 1997 par la petite maison d’édition indépendante Bloomsbury Publishing, qui ne sait pas qu’elle vient de mettre la main sur une mine d’or.
Conte pour enfants
S’appuyant sur un canevas classique, J.K. Rowling développe un récit riche où s’entrechoquent clichés propres à la littérature jeunesse, fantasy, thriller, horreur et magie avec une verve étonnante. Pourtant certaines critiques jugent l’ouvrage « trop naïf », ajoutant que « Rowling pille sans vergogne la littérature fantastique pour nous livrer un patchwork indigeste fait des poncifs du genre ».
.
.
Après un premier opus en forme d’introduction à un monde que l’on devine complexe et touffu, Harry Potter les chambres des secrets sort en 1998. Cette suite, loin d’être un banal copier/coller, s’avère suffisamment ingénieuse pour conserver le fond tout en modifiant considérablement la forme. Certes il est toujours question de la destinée d’Harry et de son passé légendaire, mais le récit s’aventure sur des chemins plus tortueux, baignés d’épouvante. Le succès est tout aussi impressionnant et les critiques se font moins vindicatives. Certes on lui reproche toujours la simplicité de ses personnages et de son intrigue, mais on lui reconnaît un talent de conteuse certain.
Œuvre philosophale
Dès 1999, J.K. Rowling enchaîne avec Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban. Résolument plus sombre, ce troisième tome marque une nouvelle étape dans l’évolution d’Harry et des romans. Exit les créatures amusantes et la féerie chatoyante des premiers volumes. L’heure est aux ténèbres et à l’effroi. Introduisant des personnages fascinants (les Détraqueurs, Sirius Black, le professeur Lupin), la série des Harry Potter quitte doucement le monde de l’enfance à l’image de son héros. Azkaban marque un vrai tournant dans la série de par son approche pessimiste et l’importance de ses divulgations. En librairie le raz-de-marée est total, cette aventure ralliant les derniers rétifs à la cause Potterienne. Le jeune magicien devient un objet de culte.
Parallèlement à la sortie du tome 4 (Harry Potter et la coupe de feu – 2000), l’adaptation du premier livre voit le jour au cinéma sous la houlette de Chris Columbus. Comme c’est souvent le cas lors d’une adaptation littéraire réussie sur grand écran (ce qui est rare), le phénomène Harry Potter n’a plus de limite ni de frontière, et J.K. Rowling entre définitivement au Panthéon des auteurs majeurs du 21ème siècle. Pour autant, cela n’est pas sans conséquence sur son rythme de travail. Alors qu’elle avait écrit un livre par an jusqu’ici, les fans doivent attendre trois ans avant que n’arrive en librairie le cinquième volet, Harry Potter et l’Ordre du Phénix (2003), lourd pavé de plus de 1000 pages vendu à des millions d’exemplaires en quelques heures !
En 2005, J.K. Rowling publie le sixième et avant-dernier tome, Harry Potter et le prince de sang-mêlé. Si certains craignaient de voir son inspiration décroître et les romans devenir des opérations mercantiles sans intérêt, tout le monde s’accorde à penser au final que chaque nouveau tome est encore plus réussi et convaincant que le précédent. Un constat que confirme la sortie d’Harry Potter et les reliques de la mort, ultime volet de la saga qui arrive sur les étals en 2007. Durant le week-end suivant sa sortie, 20 millions d'exemplaires sont vendus dans le monde, ce septième tome faisant l’objet d’une couverture médiatique sans précédent pour un livre. Fait suffisamment rare pour être signalé, la conclusion fait l’unanimité auprès des lecteurs, installant Harry Potter dans les annales de la littérature. Rowling a réussi l’exploit d’écrire un livre pour enfants parvenu à ensorceler les adultes, offrant ainsi à des milliers de lecteurs une saga fascinante de bout en bout, toute génération confondue.
En 2008, pour remercier ses fans, J.K. Rowling décide de publier Les contes de Beedle le barde, recueil de cinq contes introduit dans Les reliques de la mort où il est légué à Hermione par Dumbledore. L’ensemble des recettes engrangées par ce livre est intégralement reversé à l'œuvre de charité Children's High Level Group, une ONG créée en 2005 par J.K. Rowling afin de venir en aide aux enfants démunis d’Europe. A ce jour, il s’agit de la dernière publication officielle en lien avec la saga. Mais qui sait ce que nous réserve l’avenir, après tout, le monde d’Harry n’est pas à un tour de magie près…
**********
Les reliques de la mort : du livre au film
Pour une fois ce n’est peut-être pas les coupes réalisées par le scénariste entre le livre et le film que les fans vont traquer, mais plutôt ce qu’il a ajouté afin d’améliorer la narration et la compréhension de l’histoire.
A chaque nouvelle adaptation d’un livre, la question de la fidélité à l’œuvre est au centre de toutes les discussions. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pas encore eu l’occasion de découvrir le film, ce qui fait qu’il est difficile de lister les différences qu’il pourrait y avoir entre le livre et la version cinéma. Cependant, et contrairement à ce qui s’est fait sur les films précédents, Harry Potter et les reliques de la mort devrait s’imposer comme l’adaptation la plus fidèle à l’œuvre originale en raison de sa division en deux parties. En effet cette décision de couper l’histoire en deux résulte principalement de la densité du récit, et de l’impossibilité pour le scénariste Steve Kloves d’en retirer certaines parties qui pourraient alléger le propos. Ainsi les autres livres de la saga présentent tous des intrigues secondaires qu’il est facile de supprimer pour se concentrer sur l’histoire d’Harry Potter dans laquelle tous les personnages interviennent. Mais Les reliques de la mort, de par son statut d’ultime volet, ne supporte aucune digression, chaque élément narratif ayant sa raison d’être. Difficile dans ces conditions de s’éloigner du roman de J. K. Rowling. « Ce dernier chapitre est particulièrement riche en émotions, et le fait d’avoir deux films nous permet de mieux aérer le récit et d’y inclure des temps de pause, explique Steve Kloves. Enfin cela me semblait essentiel de pouvoir rendre hommage au travail de J.K. Rowling et à la passion des fans en ne trahissant pas le livre et la saga. J’espère que cela nous permettra d’offrir à tout le monde la meilleure expérience possible. » Si quelques scènes pourront manquer à l’appel, Steve Kloves rassure les fans qui retrouveront dans Les reliques de la mort tout ce qui est dans le livre.
Mais plus surprenant encore, non seulement le film ne devrait presque rien mettre de côté, mais en plus il ajoute des séquences héritées des volets précédents (l’enterrement de Dumbledore), et en ajoute d’autres indispensables à la fluidité de l’action. Ainsi nous pouvons découvrir dans le film une scène entre Hermione et ses parents qui est simplement évoquée dans le livre. « Le réalisateur David Yates a demandé à Steve Kloves d’écrire une très belle scène au début du film, qui n’est pas dans le livre, mais qui, je pense, est essentielle pour le personnage d’Hermione, affirme Emma Watson. On la voit effacer les souvenirs de ses parents avant de se lancer dans l’aventure avec Ron et Harry. Elle sait que Voldemort pourrait utiliser ses parents comme un moyen de l’atteindre, ce qui signifie qu’ils pourraient être en danger. Dès lors, elle choisit d’effacer leurs souvenirs pour qu’ils oublient qu’elle a existé. Toutes les photos d’elle dans la maison disparaissent. C’est assez dur de commencer le film de cette façon, mais il est très important de montrer les sacrifices qu’elle doit faire. » Autre scène inédite, la course-poursuite avec les Rafleurs dans la Forêt Interdite qui doit venir ajouter à la tension générale.
**********
Le monde magique d’Harry Potter
.
.
Initié en 2007 pour être inauguré trois ans plus tard, le 18 juin dernier, The Wizarding World of Harry Potter est une nouvelle zone de 84 000 m² intégrant l’Universal Islands of Adventure, parc à thème faisant partie du complexe Universal Orlando Resort en Floride. Exclusivement consacré au monde magique d’Harry Potter, ce quartier rassemble les principaux lieux de la saga parmi lesquels le Chemin de Traverse, le village de Pré-au-Lard, la cabane d’Hagrid, le Poudlard Express, et bien sûr le majestueux château de Poudlard. Haut de 21 mètres, ce dernier accueille l'attraction principale, Harry Potter et le Voyage Interdit, qui offre une visite interactive de l’école des sorciers. Quatre années de développement ont été nécessaires pour donner vie à cette merveille de la technologie, combinant scènes réalisées avec de vrais décors et personnages animatroniques de dernière génération, et scènes filmées avec les comédiens des films. Au cours du voyage, vous pourrez découvrir le Bureau de Dumbledore, la Salle de Défense contre les Forces du Mal, la Salle sur Demande, ou la Salle Commune de Gryffondor.
The Wizarding World of Harry Potter propose aussi de prendre part à l’Expérience Interactive Ollivander reposant sur le concept de « La baguette choisit son sorcier ». S’ajoutent le magasin de farces et attrapes de Zonko, la célèbre confiserie Honeydukes et ses dragées surprises de Bertie Crochue, les restaurants les Trois Balais et la Tête de Sanglier, et les dizaines de boutiques thématiques regorgeant de merchandising à la gloire du petit sorcier. Enfin deux montagnes russes sont disponibles – Dragon Challenge et Flight of the Hippogriff – qui sont en réalité des attractions déjà présentes dans le parc (Dueling Dragons et The Flying Unicorn) renommées et redésignées.
Avec plus d’un millions de visiteurs à ce jour, The Wizarding World of Harry Potter est d’ores et déjà un franc succès qui pourrait donner des idées à Universal quant à l’ouverture d’autres parcs dans le monde.
**********
Guide de Lecture







0 commentaires:
Enregistrer un commentaire