Après dix années d’études de la magie, Harry Potter s’apprête à tirer sa révérence avec deux films qui adapteront Harry Potter et les reliques de la mort. Une conclusion attendue par les fans avec une vive impatience teintée de nostalgie car elle marque la fin d’un voyage débuté il y a dix ans. Mais avant de nous dire au revoir, le petit sorcier devenu grand a encore fort à faire, et nous beaucoup de plaisir à prendre. Place à la magie !
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Ainsi la première partie s’achève au moment où Voldemort s'empare de l'une des trois reliques lui permettant de vaincre la mort, en l’occurrence la fameuse Baguette de Sureau cachée dans la tombe de Dumbledore. Ce moment correspond au chapitre 24 du roman initial qui en compte 37. Du coup, la seconde partie – nécessairement plus courte en termes de narration – s’attardera longuement sur la bataille de Poudlard annoncée comme dantesque. « Je ne voulais pas que les deux films se ressemblent, explique le réalisateur David Yates qui signe les deux parties des Reliques de la mort après s’être chargé des volets 5 et 6 de la saga. Le premier film ressemblera en gros à un road movie. Il sera très intense et très cru, se déroulera loin de Poudlard et montrera trois réfugiés poursuivis à travers le paysage par de terribles Mangemorts. La première partie se rapprochera donc d'un style vérité et nerveux de documentaire, et la seconde se présentera comme un grand opéra, elle est plus colorée et plus orientée sur le côté fantastique. Le lien entre les deux parties c’est ces personnages et la relation que le public a développé avec eux. Ce sera un film très épique avec des batailles gigantesques, mais aussi étrangement émouvant puisqu'il conclura toute la saga. Ce seront donc deux films très différents l'un de l'autre. »
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Nouveaux paradigmes
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Nouveaux paradigmes
Pour ceux qui connaissent le roman, Les reliques de la mort dans sa version filmée ne les surprendra guère, tandis que les autres seront un peu plus décontenancés par la nature de la première partie qui abandonne sensiblement le côté merveilleux propre à Poudlard, pour glisser vers le récit paranoïaque et haletant. « Les gens ont eu tellement l’habitude de voir Harry Potter à Poudlard, et nous ne sommes tout simplement pas là de toute la première partie du film, explique Daniel Radcliffe, interprète d’Harry Potter. Avec un peu de chance, cela amènera le public à voir les films avec un œil neuf, parce que c’est un rapport et une énergie complètement différents quand vous ne jouez pas toujours dans la même pièce. » Quoiqu’il en soit, certains spectateurs triés sur le volet ont eu la chance d’assister à une projection-test organisée par le studio Warner afin de recueillir, comme c’est le cas pour chaque film avant sa sortie, les impressions d’un « vrai public ». Ces projections permettent ensuite d’ajuster le montage, le rythme de l’action et le film de manière générale. Ces privilégiés rapportent une première partie très réussie, fidèle au livre, cohérente dans son écriture et son développement, et effectivement différente de ce que à quoi nous avait habitué la franchise.
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Locomotor
Nous l’avons vu, c’est à David Yates que revient l’honneur de mettre en scène le dernier chapitre. Réalisateur de L’Ordre du Phénix (2007) et du Prince de sang-mêlé (2009), il devance Alfonso Cuarón (à qui nous devons le très sombre et réussi Prisonnier d’Azkaban), et Guillermo del Toro (Hellboy) qui semblait intéressé mais indisponible en raison de son engagement sur Bilbo le hobbit, film qu’il a quitté depuis pour se concentrer sur l’adaptation des Montagnes hallucinées d’après une nouvelle éponyme du maître de l’horreur, H.P. Lovecraft (projet avorté depuis). Si pour certains fans, le retour de Yates derrière la caméra n’est pas forcément une bonne nouvelle, le réalisateur affirme vouloir s’approprier un peu plus les films que jusqu’à présent.
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Direction artistique
Pour cela, il compte sur Stuart Craig, directeur artistique depuis le premier film, et celui qui semble le plus à même de lui offrir une image différente, plus complexe et torturée que les films précédents, tout en respectant un cahier des charges précis et des ambitions narratives et artistiques strictes. « Chaque film doit être une unité, on doit pouvoir le regarder séparément des autres, explique Stuart Craig. Jusqu’à présent, chaque film a été différent du précédent, et nous devions faire de même avec les Reliques de la Mort Partie 1 et Partie 2. C’est un défi de faire deux films, avec chacun une identité propre, alors qu’on les tourne en même temps. Ceci dit, ce qui est excitant, ce qui joue en notre faveur, c’est que nous avons une idée très claire de ce que les films sont et des thèmes qui soutiennent chaque partie, ce qui leur confère une nature très différente. Il est essentiel qu’ils soient distincts, même si on ne pourra jamais les séparer, dans le sens que la Partie 1 est le début de la fin et que la Partie 2 est la fin de la fin, mais sur le plan du style, il faut qu’ils soient différent. »
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Inspiration inspirée
Enfin, la musique fut au cœur d’une valse incertaine durant plusieurs mois. John Williams, génial compositeur des musiques de Star Wars, Indiana Jones ou Superman, avait exprimé son envie de revenir sur la saga après avoir écrit les partitions des trois premiers volets, dont le désormais classique « Thème d'Hedwige » devenu la musique officielle d’Harry Potter. Malheureusement, un problème de disponibilité a rendu ce retour impossible – du moins pour la première partie – poussant David Yates à se tourner vers Alexandre Desplat, compositeur français à qui nous devons les bandes originales de L'Étrange histoire de Benjamin Button (2008), À la croisée des mondes (2007) ou Twilight Tentation (2009).
« Mon ambition était de pouvoir faire appel, aussi souvent que possible, au thème principal composé par John Williams, assure Alexandre Desplat. Je trouve qu’il n’était peut-être pas assez présent dans les précédents films. Aussi, si j’en ai l’opportunité et que cela est possible, je compte bien changer ça. Dans tous les cas, c’est un vrai plaisir et un grand honneur pour moi. »
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La galerie des portraits
Outre le retour du réalisateur David Yates, du scénariste Steve Kloves, de l’équipe de production et de l’ensemble du casting, Les reliques de la mort introduisent de nouveaux protagonistes appelés à occuper une place centrale dans le récit. C’est le cas de Bill Nighy (Underworld) qui incarne Rufus Scrimgeour, Ministre remplaçant du conservateur Cornélius Fudge dont il tente de faire oublier les erreurs. Déjà pressenti sur le précédent volet, et ami de longue date de David Yates, Bill Nighy rejoint l’univers d’Harry Potter avec un certain amusement.
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Rhys Ifans (Good morning England) prête sa folie à Xenophilius Lovegood, père de Luna et directeur du journal le Chicaneur, qui a toujours défendu Harry dans sa version de l'histoire du retour de Voldemort. C’est lui qui révèle à Harry et ses amis ce que sont les Reliques de la mort, leur origine et la nature exacte des trois objets en question. Pour autant c’est un personnage troublé qui ne prend pas toujours les bonnes décisions.
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Priori Incantatum
Harry Potter et les reliques de la mort avait tout du succès annoncé venant clôturer une aventure cinématographique qui dure depuis dix ans. Une fois que la seconde partie sera lâchée sur les écrans durant l’été 2011, Harry Potter et son univers quitteront sans doute les salles obscures par la grande porte. Même si J.K. Rowling décide un jour de replonger dans le monde magique et fascinant qu’elle a façonné, c’est une page qui se tourne avec ces deux films en forme d’ultimes étapes. Et si la réussite financière de l’entreprise n’est pas une source d’inquiétude pour l’équipe, la réussite artistique est beaucoup plus importante à leurs yeux car c’est ce qui restera une fois le générique de fin terminé. Pas de suite prévue qui pourrait « faire oublier » un faux-pas, pas de nouveau film qui viendrait combler un vide quelconque, pas de possible rédemption suite à une faute de goût. Mais il y a peu de chance que la magie n’opère pas une fois encore et que pour son baroud d’honneur, Harry Potter n’inscrive pas définitivement son nom au panthéon des magiciens du 7ème art. Et David Yates de conclure : « La saga a commencé avec un placard, et se termine sur un autre. » Spero Patronum.
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Locomotor
Nous l’avons vu, c’est à David Yates que revient l’honneur de mettre en scène le dernier chapitre. Réalisateur de L’Ordre du Phénix (2007) et du Prince de sang-mêlé (2009), il devance Alfonso Cuarón (à qui nous devons le très sombre et réussi Prisonnier d’Azkaban), et Guillermo del Toro (Hellboy) qui semblait intéressé mais indisponible en raison de son engagement sur Bilbo le hobbit, film qu’il a quitté depuis pour se concentrer sur l’adaptation des Montagnes hallucinées d’après une nouvelle éponyme du maître de l’horreur, H.P. Lovecraft (projet avorté depuis). Si pour certains fans, le retour de Yates derrière la caméra n’est pas forcément une bonne nouvelle, le réalisateur affirme vouloir s’approprier un peu plus les films que jusqu’à présent.
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Direction artistique
Pour cela, il compte sur Stuart Craig, directeur artistique depuis le premier film, et celui qui semble le plus à même de lui offrir une image différente, plus complexe et torturée que les films précédents, tout en respectant un cahier des charges précis et des ambitions narratives et artistiques strictes. « Chaque film doit être une unité, on doit pouvoir le regarder séparément des autres, explique Stuart Craig. Jusqu’à présent, chaque film a été différent du précédent, et nous devions faire de même avec les Reliques de la Mort Partie 1 et Partie 2. C’est un défi de faire deux films, avec chacun une identité propre, alors qu’on les tourne en même temps. Ceci dit, ce qui est excitant, ce qui joue en notre faveur, c’est que nous avons une idée très claire de ce que les films sont et des thèmes qui soutiennent chaque partie, ce qui leur confère une nature très différente. Il est essentiel qu’ils soient distincts, même si on ne pourra jamais les séparer, dans le sens que la Partie 1 est le début de la fin et que la Partie 2 est la fin de la fin, mais sur le plan du style, il faut qu’ils soient différent. »
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Inspiration inspirée
Enfin, la musique fut au cœur d’une valse incertaine durant plusieurs mois. John Williams, génial compositeur des musiques de Star Wars, Indiana Jones ou Superman, avait exprimé son envie de revenir sur la saga après avoir écrit les partitions des trois premiers volets, dont le désormais classique « Thème d'Hedwige » devenu la musique officielle d’Harry Potter. Malheureusement, un problème de disponibilité a rendu ce retour impossible – du moins pour la première partie – poussant David Yates à se tourner vers Alexandre Desplat, compositeur français à qui nous devons les bandes originales de L'Étrange histoire de Benjamin Button (2008), À la croisée des mondes (2007) ou Twilight Tentation (2009).
« Mon ambition était de pouvoir faire appel, aussi souvent que possible, au thème principal composé par John Williams, assure Alexandre Desplat. Je trouve qu’il n’était peut-être pas assez présent dans les précédents films. Aussi, si j’en ai l’opportunité et que cela est possible, je compte bien changer ça. Dans tous les cas, c’est un vrai plaisir et un grand honneur pour moi. »
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La galerie des portraits
Outre le retour du réalisateur David Yates, du scénariste Steve Kloves, de l’équipe de production et de l’ensemble du casting, Les reliques de la mort introduisent de nouveaux protagonistes appelés à occuper une place centrale dans le récit. C’est le cas de Bill Nighy (Underworld) qui incarne Rufus Scrimgeour, Ministre remplaçant du conservateur Cornélius Fudge dont il tente de faire oublier les erreurs. Déjà pressenti sur le précédent volet, et ami de longue date de David Yates, Bill Nighy rejoint l’univers d’Harry Potter avec un certain amusement.
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Rhys Ifans (Good morning England) prête sa folie à Xenophilius Lovegood, père de Luna et directeur du journal le Chicaneur, qui a toujours défendu Harry dans sa version de l'histoire du retour de Voldemort. C’est lui qui révèle à Harry et ses amis ce que sont les Reliques de la mort, leur origine et la nature exacte des trois objets en question. Pour autant c’est un personnage troublé qui ne prend pas toujours les bonnes décisions.
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Le Grand Carnaval
Jaimie Campbell Bower (Twilight) devient Gellert Grindelwald, un mage noir aussi ténébreux que Voldemort, ayant consacré son existence à amasser les objets magiques les plus puissants. Très proche de Dumbledore, il parvient à l’entraîner quelques temps dans sa quête de pouvoir avant que ce dernier ne lui tourne le dos. Pour l’anecdote, rappelons que suite à la publication du septième tome, J.K. Rowling révéla lors d’une interview que Grindelwald et Dumbledore avaient eu une relation, ce qui ne manqua pas de déclencher une vive émotion chez les fans qui découvraient l’homosexualité du vieux mentor. David Yates fera-t-il allusion à cet épisode dans le film ?
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Enfin Rade Serbedzija (24) endosse le rôle plus secondaire de Gregorovitch, fabricant de baguette magique aussi réputé que son rival Ollivander, mais qui détient des informations qui se révèleront capitales pour la suite des évènements. Evidemment cette liste est complétée par le retour de certains protagonistes plus effacés ou d’arrière-plan (Chris Rankin en Percy Weasley, Miranda Richardson en Rita Skeeter, Imelda Staunton en Dolores Ombrage), et qui auront leur petit instant de gloire à l’occasion de la grande messe de conclusion..
Priori Incantatum
Harry Potter et les reliques de la mort avait tout du succès annoncé venant clôturer une aventure cinématographique qui dure depuis dix ans. Une fois que la seconde partie sera lâchée sur les écrans durant l’été 2011, Harry Potter et son univers quitteront sans doute les salles obscures par la grande porte. Même si J.K. Rowling décide un jour de replonger dans le monde magique et fascinant qu’elle a façonné, c’est une page qui se tourne avec ces deux films en forme d’ultimes étapes. Et si la réussite financière de l’entreprise n’est pas une source d’inquiétude pour l’équipe, la réussite artistique est beaucoup plus importante à leurs yeux car c’est ce qui restera une fois le générique de fin terminé. Pas de suite prévue qui pourrait « faire oublier » un faux-pas, pas de nouveau film qui viendrait combler un vide quelconque, pas de possible rédemption suite à une faute de goût. Mais il y a peu de chance que la magie n’opère pas une fois encore et que pour son baroud d’honneur, Harry Potter n’inscrive pas définitivement son nom au panthéon des magiciens du 7ème art. Et David Yates de conclure : « La saga a commencé avec un placard, et se termine sur un autre. » Spero Patronum.
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Fiche technique
Harry Potter et les reliques de la mort (Harry Potter and the Deathly Hallows – USA/2010)
Réalisation : David Yates
Scénario : Steve Kloves
Producteurs : David Heyman, Lionel Wigram
Musique : Alexandre Desplat
Casting : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Alan Rickman, Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter, Bill Nighy, Bonnie Wright.
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Guide de Lecture
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