Harry Potter à l’Ecole des Sorciers
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En 2001, le studio Warner entame la production du premier volet de la saga littéraire écrite par J. K. Rowling. Le film d’ouverture, Harry Potter à l’école des sorciers, est l’adaptation du roman éponyme paru en 1998. Devenu un véritable best-seller en librairie, Warner espère en tirer une franchise lucrative d’autant que la romancière annonce pas moins de 7 tomes au total qui sont autant de films à venir, si d’aventure le succès est au rendez-vous (cf. article sur la genèse).
La saga Harry Potter est conçue comme un projet unique courant sur plusieurs films. Ainsi le premier chapitre fait office d’introduction à l’univers, présentant les personnages, la toile de fond et mettant en place les enjeux qui seront développés tout au long des films. Pour autant, chaque opus doit se suffire à lui-même, l’ensemble des sept parties formant une histoire complète avec un début, un milieu et une fin. Harry Potter à l’école des sorciers est donc une sorte « d’épisode pilote », étape indispensable pour permettre au public d’appréhender pleinement les évènements qui suivront.
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Rentrée des classes
Nous y faisons donc la connaissance d’Harry Potter, campé par Daniel Radcliffe, tout juste âgé de 12 ans. Il est l’archétype du personnage central des œuvres pour la jeunesse : orphelin confié à son oncle et sa tante qui ne l’aiment pas, Harry vit dans un placard sous l’escalier tandis que son cousin profite d’une existence paisible, choyé par des parents qui ne lui refusent rien. Mais le jour de son 11ème anniversaire, il reçoit un étrange courrier l’informant de son entrée à l’école de magie de Poudlard afin qu’il y suive une formation pour devenir un sorcier. C’est ainsi qu’il découvre sa véritable histoire, la vérité sur la mort de ses parents assassinés par un sorcier malfaisant dont personne n’ose prononcer le nom, et surtout l’existence d’un monde parallèle à celui des humains – ou moldus pour les magiciens – dans lequel il fait figure de légende. Commence un voyage merveilleux durant lequel Harry passe du statut de malaimé à celui de héros.
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A l’instar du livre dont il est tiré, L’école des sorciers profite d’une intrigue simple à suivre, mais préparant le terrain pour une aventure pleine de rebondissements et surprises. Chris Columbus, réalisateur du premier et du second volet, suit à la lettre le roman original, tout en définissant l’imagerie propre à la franchise. Si les films suivants modifieront quelques détails (l’emplacement du dortoir des Gryffondor par exemple), les fondations visuelles et narratives sont d’ores et déjà présentes. La première partie du film est à ce titre une sorte de guide du monde de la sorcellerie.
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Du chemin de Traverse où les futurs élèves viennent se procurer leurs fournitures scolaires, à la voie 9¾ depuis laquelle part le Poudlard Express, train qui amène les enfants jusqu’à l’école, en passant par l’école elle-même, aussi envoûtante qu’impériale, le terrain de Quidditch ou encore la forêt interdite, L’école des sorciers offre une visite étonnante de l’univers créé par Rowling.
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Du chemin de Traverse où les futurs élèves viennent se procurer leurs fournitures scolaires, à la voie 9¾ depuis laquelle part le Poudlard Express, train qui amène les enfants jusqu’à l’école, en passant par l’école elle-même, aussi envoûtante qu’impériale, le terrain de Quidditch ou encore la forêt interdite, L’école des sorciers offre une visite étonnante de l’univers créé par Rowling.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que la magie opère de bout en bout, faisant de chaque pièce et de chaque détail un véritable appel à l’imaginaire : tableaux vivants, fantômes de compagnie, choixpeau magique, grande salle dont le plafond reproduit l'humeur du ciel réel (flocons de neige qui tombent sans toucher les élèves, pluie, ciel bleu, nuages), salles de classes décorées selon les cours qu’elles accueillent, tout conspire à nous immerger dans un monde fascinant à même de ravir les plus jeunes, tout en captivant leurs parents. Artistiquement, L’école des sorciers est presque un sans-faute, méritant largement son succès et la Pottermania qu’il engendra (plus de 974 millions de dollars de recettes pour un budget de 125 millions).
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Enfin, mention spéciale à John Williams, véritable maître de la musique de film dont la carrière est jalonnée de thèmes inoubliables, souvent devenus l’hymne officiel des franchises concernées, et qui nous offre ici une partition flamboyante à commencer par le Thème d'Hedwige, musique à tout jamais associée à Harry Potter.
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Fiche Technique
Avec le recul, et au regard de certaines erreurs techniques ou narratives, Harry Potter et la chambre des secrets (2002) est sans doute le film de la précipitation. Réalisé par Chris Columbus trois jours seulement après la sortie d’Harry Potter à l’école des sorciers, il poursuit la narration initiée par celui-ci, conservant l’approche « conte merveilleux » tout en développant l’univers du jeune sorcier.
Malgré cela, La chambre des secrets laisse un arrière-goût de déjà-vu, impression accentuée par les décors identiques et une structure narrative reprenant le même schéma : introduction chez les Dursley, match de Quidditch, compétition entre les élèves et final haut en couleur. Là où les films à venir, sans doute en raison de l’arrivée d’un metteur en scène différent à chaque fois, semblent réinventer la saga, Chris Columbus met à profit les acquis du premier volet pour réaliser un film bien plus maîtrisé certes, mais étrangement moins inventif sur le plan visuel. Dès lors, les deux premiers films marchent de concert et auraient pu facilement être réalisés en même temps. David Yates, en charge de la franchise depuis le cinquième tome, est parvenu à éviter de tomber dans le même piège en proposant une relecture inédite de l’univers à chacun de ses films, assurant ainsi l’effet de surprise indispensable à la réussite d’une telle entreprise.
Le casting, essentiellement composé d’enfants, est l’occasion de mettre en lumière de véritables talents qui se sont affirmés au fil des années, grandissant sous les yeux des spectateurs et parfois au même rythme que les fans. Outre Daniel Radcliffe, L’école des sorciers rassemble Emma Watson (Hermione Granger), Rupert Grint (Ron Weasley), Tom Felton (Drago Malefoy), Matthew David Lewis (Neville Londubat), Bonnie Wright (Ginny Weasley), ou encore James et Oliver Phelps (Fred et George Weasley) du côté des enfants. Ils sont encadrés par Richard Harris (Albus Dumbledore) disparu en 2002 au sortir de La chambre des secrets, Robbie Coltrane (Rubeus Hagrid), Alan Rickman (Severus Rogue), Maggie Smith (Minerva McGonagall), Warwick Davis (Filius Flitwick), John Hurt (Ollivander), Richard Griffiths et Fiona Shaw (Vernon et Pétunia Dursley), et John Cleese (Nick Quasi-Sans-Tête).
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Enfin, mention spéciale à John Williams, véritable maître de la musique de film dont la carrière est jalonnée de thèmes inoubliables, souvent devenus l’hymne officiel des franchises concernées, et qui nous offre ici une partition flamboyante à commencer par le Thème d'Hedwige, musique à tout jamais associée à Harry Potter.Fiche Technique
Harry Potter à l’école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher's Stone en VO) – USA/2001
Réalisateur : Chris Columbus
Scénario : Steve Kloves
Producteurs : David Heyman, Chris Columbus,
Musique : John Williams
Casting : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, Richard Harris, Alan Rickman, Robbie Coltrane, Maggie Smith
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Harry Potter et la Chambre des Secrets
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Avec le recul, et au regard de certaines erreurs techniques ou narratives, Harry Potter et la chambre des secrets (2002) est sans doute le film de la précipitation. Réalisé par Chris Columbus trois jours seulement après la sortie d’Harry Potter à l’école des sorciers, il poursuit la narration initiée par celui-ci, conservant l’approche « conte merveilleux » tout en développant l’univers du jeune sorcier.
Etant donné que les principaux décors reprennent ceux de précédent film, le budget a pu être ramené à 100 millions de dollars pour un roman bien plus dense. Le scénario, toujours signé par Steve Kloves, tente de couvrir l’ensemble de l’histoire, ce qu’il parvient presque à faire d’ailleurs contrairement à ce qui se fera par la suite, le livres devenant de plus en plus longs. Mais pour l’heure, La chambre des secrets garde une belle intégrité et l’unique différente significative réside dans les effets du Polynectar. Dans les romans, cette potion permet de prendre l’apparence exacte de la cible, ce qui implique la voix et les défauts physiques. Dans le film, cette potion altère bien l’apparence d’Harry et Ron, mais leur voix reste identique afin d’éviter toute confusion ou incompréhension de la part du jeune public. En outre, Harry doit encore porter ses lunettes, alors que le Polynectar devrait lui éviter d’avoir à les mettre. Cette modification est ensuite abandonnée dans les films suivants.
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Adaptation fidèle donc, plébiscitée par la critique et le public qui se presse en salle pour découvrir les nouveaux exploits du petit prodige, déjà à l’origine d’une véritable fièvre en librairie. En France, plus de neuf millions de spectateurs vibrent au rythme des péripéties des étudiants de Poudlard, le film terminant sa course à plus de 878 millions de dollars de recettes mondiales.
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Adaptation fidèle donc, plébiscitée par la critique et le public qui se presse en salle pour découvrir les nouveaux exploits du petit prodige, déjà à l’origine d’une véritable fièvre en librairie. En France, plus de neuf millions de spectateurs vibrent au rythme des péripéties des étudiants de Poudlard, le film terminant sa course à plus de 878 millions de dollars de recettes mondiales.
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Erreurs de jeunesse
Malgré cela, La chambre des secrets laisse un arrière-goût de déjà-vu, impression accentuée par les décors identiques et une structure narrative reprenant le même schéma : introduction chez les Dursley, match de Quidditch, compétition entre les élèves et final haut en couleur. Là où les films à venir, sans doute en raison de l’arrivée d’un metteur en scène différent à chaque fois, semblent réinventer la saga, Chris Columbus met à profit les acquis du premier volet pour réaliser un film bien plus maîtrisé certes, mais étrangement moins inventif sur le plan visuel. Dès lors, les deux premiers films marchent de concert et auraient pu facilement être réalisés en même temps. David Yates, en charge de la franchise depuis le cinquième tome, est parvenu à éviter de tomber dans le même piège en proposant une relecture inédite de l’univers à chacun de ses films, assurant ainsi l’effet de surprise indispensable à la réussite d’une telle entreprise.
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Ce sentiment de production précipitée devient évident à l’écoute de la musique, pourtant signée par l’excellent John Williams. Composée peu après celle de l’Episode II de Star wars, la bande originale de la Chambre des secrets présente des particularités intéressantes. Ainsi durant le match de Quidditch, la musique que l’on peut entendre est quasiment la même que celle utilisée lors de la poursuite sur Coruscant au début de l’Episode II. Une musique absente du disque de La chambre des secrets. Inversement, des morceaux pourtant bien disponibles sur ce disque, n’apparaissent pas dans le film.
Ce sentiment de production précipitée devient évident à l’écoute de la musique, pourtant signée par l’excellent John Williams. Composée peu après celle de l’Episode II de Star wars, la bande originale de la Chambre des secrets présente des particularités intéressantes. Ainsi durant le match de Quidditch, la musique que l’on peut entendre est quasiment la même que celle utilisée lors de la poursuite sur Coruscant au début de l’Episode II. Une musique absente du disque de La chambre des secrets. Inversement, des morceaux pourtant bien disponibles sur ce disque, n’apparaissent pas dans le film.
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Mais tout ceci ne parvient pas à entamer notre plaisir de spectateur, tant l’histoire, l’univers, les personnages et la réalisation technique dans son ensemble sont fascinants de bout en bout. Courant sur 150 minutes, soit une durée importante pour un film grand public, cette suite conserve tout ce qui faisait le charme du premier volet, allant même jusqu’à améliorer le résultat final. Côté casting, nous retrouvons Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint, tout en faisant la connaissance des professeurs Gilderoy Lockhart (Kenneth Branagh) et Chourave (Miriam Margolyes), du ministre de la Magie Cornélius Fudge (Robert Hardy), du père de Ron Weasley (Mark Williams), et du ténébreux Lucius Malefoy (Jason Isaacs).
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Outre le développement de l’histoire, La chambre des secrets élargit le bestiaire avec l’apparition de Dobby l’elfe de maison, Aragog l’araignée géante, les lutins de Cornouilles, le phénix Fumseck, sans oublier le terrifiant Basilic, serpent géant au regard pétrifiant. Les livres devenant plus sombre au fur et à mesure (à tel point que les derniers volumes ne sont plus considérés comme des romans pour la jeunesse), il était naturel de retrouver cette évolution au cinéma. Aussi le film, tout comme les personnages, gagne en maturité et en suspense. Si nous sommes toujours dans une approche « jeune public », ce n’est pas pour autant que Chris Columbus se cantonne au strict cadre enfantin. Il en résulte un juste équilibre délicat, annonçant un troisième volet quittant l’univers naïf et merveilleux de l’enfance pour celui, plus noir et désenchanté, de l’adolescence. Harry Potter grandit et son public avec lui.
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Harry Potter et la Chambre des Secrets (Harry Potter and the Chamber of Secrets en VO) – USA/2002
Réalisateur : Chris Columbus
Scénario : Steve Kloves
Producteurs : David Heyman, Chris Columbus, Mark Radcliffe
Musique : John Williams
Casting : Kenneth Branagh, Jason Isaacs, Miriam Margolyes, Toby Jones, Julie Walters, Mark Williams, Matthew Lewis
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Guide de Lecture
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