dimanche 27 mars 2011

Harry Potter Années 5 & 6 - Part 5/10

Harry Potter et l’Ordre du Phénix
.
Harry Potter et l’Ordre du Phénix, qui relate la cinquième année d’étude d’Harry Potter au sein de l’école de magie, est une étape capitale tant au niveau de la narration que de la production de la saga. Au niveau de l’histoire d’abord, il fait suite aux évènements dramatiques relatés dans La coupe de feu qui s’achevait par l’assassinat de Cédric Diggory et la renaissance de Voldemort. Autant dire un suspense haletant laissant présager d’heures très sombres à venir. Malgré l’évidence, Cornélius Fudge, ministre de la Magie, refuse de reconnaître que « Vous-Savez-Qui » est bien vivant. Après avoir pris connaissance de l’existence de l’Ordre du Phénix, une société secrète fondée par Albus Dumbledore pour faire face à Voldemort et à ses Mangemorts, Harry rejoint Poudlard où il découvre un nouveau professeur de défense contre les forces du mal, Dolores Ombrage. Cette dernière, sur les conseils de Fudge qui espère jeter le discrédit sur Albus Dumbledore, refuse de laisser les élèves pratiquer la magie dans ses cours. Hermione décide alors de fonder un club clandestin destiné à suivre des cours de défense, baptisé l’Armée de Dumbledore (AD). Elle parvient à convaincre Harry d’y occuper le poste de professeur, tandis que la méfiance et la peur s’installe peu à peu à Poudlard. « Le cinquième film est le plus sombre de tous, confirme Daniel Radcliffe, interprète d’Harry Potter. Mais je ne sais pas s’il sera perçu comme tel car il n’y a pas autant de scènes d’action spectaculaires et terrifiantes que dans les précédents métrages. La noirceur du film tient plus dans la psychologie d’Harry qui a des idées très noires. Il est très fragile, constamment sur le fil du rasoir et terrorisé car il ne sait pas ce qu’il va lui arriver. »
.
Le temps de l’innocence
Dès lors, L’Ordre du Phénix se pose davantage comme un thriller psychologique fantastique. Des enfants insouciants et émerveillés du début il ne reste plus grand-chose, et c’est toutes les étapes évolutives qui conduisent les plus jeunes à devenir des adolescents, puis des adultes que J. K. Rowling décrypte au travers de ses romans. Ce cinquième volet poursuit la mutation amorcée avec La Coupe de Feu en combinant toutes les problématiques de l’adolescence : la naissance de l’amour, la mortalité, la haine, le pouvoir, la responsabilité, le doute, la recherche des repères ou la désillusion.
.
Pour raconter cette histoire en forme de pont narratif dressé entre deux rives, il fallait que la production apporte du sang neuf, d’autant que La Coupe de Feu avait essuyé quelques critiques de la part des fans, en particulier au niveau des coupes (inévitables) appliquées au récit original, et la disparition de certains personnages importants (Percy, Dobby, Sirius Black, Ludo Verpey). David Heyman, producteur de la saga, justifiait pourtant les choix de Steve Kloves, scénariste attitré de la saga depuis son lancement, comme s’intégrant dans la continuité de la « version cinéma » de l’histoire qui concentre son propos sur Harry Potter, mettant de côté tout ce qui ne le concerne pas directement.
.
Quoiqu’il en soit, cette gronde eut pour première conséquence la mise en retrait de Steve Kloves, officiellement pour qu’il puisse se consacrer à sa famille, au profit de Michael Goldenberg, scénariste de Contact (1997) et Peter Pan (2003). « Lorsque David m’a contacté j’étais aux anges ! confie Goldenberg. Ce qu’il y a de fantastique lorsque vous travaillez sur un film comme Harry Potter c’est qu’il vous dépasse, interdisant toute notion d’égo. Dès lors je me suis mis au service du récit et des personnages. »
.
David terrasse Goliath
Mais plus que le changement de scénariste, c’est bien l’arrivée de David Yates au poste de réalisateur qui allait entraîner le grand bouleversement. Depuis le troisième volet, chaque nouvel Harry Potter est confié à un metteur en scène différent. Après Chris Columbus (Harry Potter 1 et 2), Alfonso Cuarón (Harry Potter 3) et Mike Newell (Harry Potter 4), c’est donc à David Yates que revient la lourde tâche de mettre en images cet épisode charnière. Réalisateur anglais méconnu du grand public et spécialiste du téléfilm dans son pays, il entraîne une certaine inquiétude de la part des fans. Mais soutenu par la production, David Yates se lance dans l’aventure avec une réelle gourmandise. « J’étais vraiment excité par cette idée, affirme-t-il. Je rêve de faire une grosse production depuis mon adolescence. Si on m’a proposé différents longs métrages durant ma carrière, aucun ne m’a semblé vraiment captivant en comparaison d’Harry Potter. Je pense que de tous les tomes, c’est celui qui a la plus forte charge émotionnelle tout en autorisant un certain regard sur la politique et le rapport au pouvoir. »
.
Avec plus de 938 millions de dollars au box-office, L’Ordre du Phénix s’impose comme un immense succès, tandis que les fans saluent le travail de David Yates qui se voit aussitôt confier la mise en scène du sixième, puis du septième et dernier volet. A n’en pas douter, cette cinquième année fut celle de tous les changements, mais aussi de toutes les découvertes.
.
Fiche Technique
Harry Potter et l’Ordre du Phénix (Harry Potter and the Order of the Phoenix en VO) – USA
Réalisateur : David Yates
Scénario : Michael Goldenberg
Producteurs : David Heyman, Lionel Wigram
Musique : Nicholas Hooper
Casting : Helena Bonham Carter, Imelda Staunton, Evanna Lynch, David Tennant, Robert Hardy, Natalia Tena
.
**********
Harry Potter et le prince de sang-mêlé
.
Pour sa sixième année à Poudlard, Harry Potter a toutes les peines du monde à rester focaliser sur sa formation de sorcier. Le retour de Voldemort entraîne de profonds changements dans le monde magique, et bouleverse une fois de plus le quotidien des élèves.
« Un des thèmes centraux de la saga est que les choix que nous faisons nous définissent, explique le producteur David Heyman. Dans ce sixième volet, Harry est à un moment capital et difficile : tourmenté par ses rêves, pourchassé par ses démons intérieurs. Il prend de l’âge, ce qui entraîne une maturité accrue et un vrai sens des responsabilités. »
Une analyse que complète Daniel Radcliffe en précisant que « chaque film parle de la perte de l’innocence. Lorsqu’Harry arrive dans le monde magique, il est juste brillant et presque pur. Mais au fur et à mesure, son univers s’effondre. Il réalise que le monde des sorciers à autant, et même plus de défis à relever que le monde dans lequel il vivait auparavant. »
.
.
Passage de relais
Alors que Voldemort prépare sa revanche en rassemblant ses forces et ses partisans, Harry entame une sorte de voyage initiatique en compagnie de Dumbledore, son mentor de toujours qui semble désormais plus soucieux de préparer son protégé pour la bataille finale qu’il pressent imminente, qu’occuper sa charge de directeur de Poudlard. Ensemble, ils plongent dans les arcanes du temps pour y découvrir le passé du Seigneur des Ténèbres dans l’espoir d’y trouver les clés de sa défaite. « Ce que nous découvrons dans ce sixième film est que Dumbledore prépare Harry à faire face à son destin, ajoute David Heyman. Comme nous l’avons vu par le passé, c’est une figure paternelle pour lui, mais il n’est plus le naïf enfant de ses débuts. C’est un jeune homme aujourd’hui, et Dumbledore le considère comme son égal. Pour autant il reste un guide et une aide précieuse dans sa préparation pour ce qui est à venir, à savoir son inévitable et ultime confrontation avec Voldemort. » Pour Michael Gambon, qui prête ses traits au vieux sage depuis le troisième volet, ce sixième film marque une évolution significative dans la relation qui unie Harry Potter à Albus Dumbledore. « Elle va beaucoup plus loin que celle de maître à élève. Au fil de sa formation, Harry devient un jeune homme très intelligent, et leur relation est désormais celle de vieux amis. »
.
Les reliques de la mort
Si la trame suit celle du roman éponyme, Le Prince de Sang-Mêlé est un tournant important pour les comédiens puisque c’est le premier film de la saga tourné après la sortie du septième et dernier tome en librairie, Harry Potter et les Reliques de la Mort, un tome dans lequel toutes les réponses sont données, et l’avenir des personnages connu. « Ce qui est bien avec la sortie du dernier volume, c’est que cela a stoppé les spéculations sur la fin du livre, confirme Daniel Radcliffe. Tant de personnes me demandaient comment je pensais que l’histoire allait se terminer, et généralement je leur retournais la question en leur demandant comment ils l’imaginaient eux. Cependant je ne dirais pas que connaître la fin va modifier quelque chose à mon interprétation, parce qu’Harry lui ne sait rien de ce qui va lui arriver, donc je ne dois pas me laisser influencer, et j’espère ne pas l’être. »
.
Plume à papote
Le Prince de Sang-Mêlé marque aussi les retours de David Yates au poste de réalisateur, poste qu’il conservera finalement jusqu’à l’ultime volet, et du scénariste Steve Kloves qui avait laissé sa place à Michael Goldenberg le temps de L’Ordre du Phénix. « Ce volume est sans conteste le roman le plus dense de toute la série, déclare Steve Kloves. Il est beaucoup plus narratif que les précédents, et partage continuellement son action entre ce qui se passe dans le présent et d’innombrables flashbacks. En outre il ne contient pas autant de scènes aisément adaptables pour le grand écran que les autres livres. Ici l’imagerie est plus obsédante et l’évolution du mal particulièrement savoureuse sur le plan littéraire. »
.
Outre le casting désormais classique, ce sixième volet est l’occasion de découvrir de nouveaux personnages, dont le cabotin Horace Slughorn incarné par Jim Broadbent (Indiana Jones 4). « Jim est une personne délicieuse, assure David Yates. Il a une capacité impressionnante à jouer à la fois la comédie et le drame, et je savais qu’il allait beaucoup apporter aux films. Horace Slughorn est un personnage flamboyant, et Jim n’a jamais été dépassé ou pris à défaut de vouloir en faire trop ou pas assez. Horace est un vrai snob qui est capable de s’intéresser à la personne la plus importante de la pièce au détriment de toutes les autres. Jim pouvait énormément s’amuser avec un tel rôle et c’est exactement ce qu’il a fait ! »
.
Sorti sur les écrans le 15 juillet 2009, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé engrangea plus de 929 millions de dollars de recettes, obtenant le titre de « Meilleur film de l'année 2009 à travers le monde ». De quoi préparer sereinement la septième et dernière année d’Harry et ses amis à Poudlard.
.
Fiche technique
Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé ( Harry Potter and the Half-Blood Prince en VO) – USA
Réalisateur : David Yates
Scénario : Steven Kloves
Producteurs : David Heyman, Lionel Wigram
Musique : Nicholas Hooper
Casting : Helena Bonham Carter, Jim Broadbent, Robbie Coltrane, Helen McCrory, Tom Felton, Matthew David Lewis, Michael Gambon.
.
**********
Guide de Lecture
.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire