dimanche 16 janvier 2011

Harry Potter, une Saga Merveilleuse - Part 1/10

Si le premier volet de la saga Harry Potter semblait orienter le récit vers une intrigue un peu simpliste dans laquelle chaque nouveau livre viendrait confronter les jeunes sorciers à des mystères magiques, la fin de L’Ecole des Sorciers et les développements apportés par La Chambre des Secrets laissent entrevoir une histoire beaucoup plus complexe conférant à la série un souffle épique inattendu.
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Pour qui entamerait la lecture d’Harry Potter à l’école des sorciers aujourd’hui, sans rien connaître de l’univers ou des films, nul doute que l’impression serait en totale décalage avec ce que l’on peut lire un peu partout concernant la qualité de la narration, de l’écriture et de la complexité du récit. Il faut dire qu’au fil des différents tomes, J. K. Rowling est parvenue à installer un univers solide, cohérent, et varié servant de théâtre à une histoire combinant les grands thèmes classiques de la littérature.
Aujourd’hui que l’intégralité de la trame est connue, il apparaît clair que la romancière a toujours envisagé son œuvre comme une saga unique, et non une succession d’histoires indépendantes dont le point commun serait les personnages. Elle s'étend sur sept volumes, chaque tome racontant une année d'études d’Harry à Poudlard. Même si J. K. Rowling n'indique jamais explicitement en quelle année se déroule l’action, elle a laissé suffisamment d'indices pour que l'on puisse affirmer que le premier tome se déroule en 1991-1992 et le septième en 1997-1998.
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Premier acte
Le roman initial – et donc le film – se posent comme une introduction majestueuse à un monde bigarré, nous invitant à découvrir tranquillement ce qui sera la toile de fond d’une intrigue appelée à connaître de multiples rebondissements. Ainsi L’école des sorciers nous permet de faire la connaissance d’Harry Potter et de la légende qui l’entoure. Lorsqu’il était âgé de 15 mois, le Seigneur des Ténèbres, Lord Voldemort, tenta de le tuer en lui lançant le sortilège mortel d’Avada Kedavra. Mais grâce à l’amour de sa mère Lily, Harry survécu et ne conserva de ce terrible évènement qu’une cicatrice en forme d’éclair sur le front. Devenu orphelin, Harry fut confié à son oncle et sa tante, les Dursley, par Albus Dumbledore. Il vit une enfance presque normale, malgré le manque d’amour évident des Dursley qui connaissent son terrible secret, alors que lui-même ignore tout de son passé et de sa nature. Mais sa vie bascule le jour de ses 11 ans lorsque Rubeus Hagrid vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie où il est attendu pour la rentrée. Rubeus lui révèle une partie de la vérité à propos de ses origines et de « Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ». Harry découvre qu'il est une sorte de héros dans le monde des sorciers, car le sort que Voldemort lui a lancé pour le tuer s'est retourné contre lui, mettant un terme à son règne de terreur.
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Attisant la curiosité des autres élèves, tout comme des enseignants, Harry fait la connaissance d’Hermione Granger et de Ron Weasley, deux autres élèves attachés à la même maison magique que lui – Gryffondor – et appelés à devenir ses meilleurs amis et ses plus fidèles soutiens. Durant sa première année, Harry et ses amis découvrent la Pierre Philosophale qui permet, entres autres, d’assurer l’éternité à qui la possède. C’est en cherchant à retrouver ce puissant objet magique qu’Harry se retrouve face à Voldemort qui, depuis sa tentative manquée d’assassinat sur Harry, n’est plus que l’ombre de lui-même. Réduit à l’état d’être sans corps, il est incapable d'utiliser la magie à l’exception de son pouvoir de possession qu’il espérait mettre à profit en exploitant le corps du professeur Quirell. Suite à ce face à face, Harry comprend que son combat contre Voldemort est loin d’être terminé, et qu’il devra un jour affronter le terrifiant sorcier noir.
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Les arcanes du savoir
Avec L’école des sorciers, J. K. Rowling imagine un univers et une société spécifiques regroupant des hommes et des femmes capables de pratique la magie, une faculté en général héréditaire, mais qui peut aussi apparaître chez des enfants de moldus, soit ceux qui n’ont pas de pouvoir. Afin de préserver son intégrité, le monde magique a mis en place le Code International du Secret Magique qui permet aux magiciens de cohabiter avec les moldus qui doivent ignorer l’existence de cette « société parallèle ». Tout sorcier s’engage donc à ne jamais pratiquer la magie devant des moldus, au risque d’avoir à répondre de ses actes devant le Ministère de la Magie. En effet, le monde magique n’est pas très différent du nôtre dans ses infrastructures, et possèdent ses propres lois, mais aussi sa monnaie, ses moyens de communication et de transport, ses établissement spécifiques (hôpitaux, écoles), et même ses divertissements comme le Quidditch, sport se pratiquant sur des balais volants.
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Si l’on met de côté l’aspect magique de la saga, celle-ci s’inscrit pleinement dans un genre littéraire particulier baptisé « conte initiatique » ou « roman d’apprentissage ». Conformément aux codes de ce dernier, dont la plupart des références du genre situent leur action dans un internat, Harry doit constamment violer les règles de l’école, se retrouvant souvent à devoir assumer ses actions et ses choix. En outre, les aventures qu’il vit sont propices à des discussions avec le directeur de l’école, qui se trouve être aussi son mentor, et auprès de qui Harry apprend beaucoup sur les autres, mais surtout sur lui-même. C’est son évolution au fil des romans qui fait tout le charme et l’intérêt de la saga, Harry grandissant et murissant inexorablement tandis que sa confrontation avec son pire ennemi approche.
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Les ombres du passé
Et cette progression, tant dramatique que narrative, trouve un écho étonnant dans le second volet, La chambre des secrets, qui développe considérablement l’histoire et l’univers. Harry Potter est confronté à l’énigme de la Chambre des Secrets qui l’amène à en apprendre un peu plus sur les premiers pas de Voldemort du temps où il était encore Tom Elvis Jedusor. A compter de cet instant, le rythme des révélations ira crescendo au fur et à mesure qu’Harry met à jour les mystères de son existence.
Dans Le prisonnier d’Azkaban, Harry fait la connaissance de Sirius Black, prisonnier échappé d’Azkaban, établissement où sont enfermés les magiciens déviants placés sous la garde des Détraqueurs. A en croire son histoire, Sirius aurait livré les parents d’Harry à Voldemort. Mais grâce à l’aide de son nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal, Remus Lupin, Harry apprend que Sirius est son parrain, et qu’il n’a jamais trahi la confiance que lui portaient ses parents. Heureux de retrouver un peu de famille, Harry sait que la menace incarnée par Voldemort va grandissante, mais qu’il peut désormais compter sur l’appui de Sirius Black et de ses nombreux amis.
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Le réveil du mal
Malheureusement, les choses prennent une tournure dramatique dans le quatrième volet qui s’attache à décrire le Tournoi des Trois Sorciers dont le gagnant se verra remettre la célèbre Coupe de Feu. Lorsque le récit commence, Harry est tourmenté par des cauchemars dans lesquels il rentre en connexion avec l'esprit de Voldemort, voyant ainsi tout ce que fait celui-ci. Tandis qu’il tente d’écarter ses mauvais rêves en rejoignant Poudlard où doit avoir lieu la compétition, Harry se retrouve inscrit au tournoi à son insu et n’a d’autre choix que d’y participer. Alors que personne n’est en mesure d’expliquer comment son nom a pu se retrouver dans la Coupe, nous comprenons qu’il s’agit d’un complot orchestré par les Mangemorts qui ont remplacé la Coupe par un portoloin, objet ensorcelé d'apparence quelconque pouvant transporter une ou plusieurs personnes à un endroit et une heure fixés d'avance. C’est ainsi qu’Harry Potter assiste impuissant à la renaissance de Voldemort, après avoir vu Cedric Diggory, élève de Poudlard et participant du tournoi, mourir sous ses yeux.
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La mort en reliquaire
Cet évènement marque un véritable tournant dans la saga, et en expose clairement la thématique centrale. « Mes livres parlent beaucoup de la mort, explique J. K. Rowling. Ils débutent avec la mort des parents d’Harry. Il y a la quête obsessionnelle de l'immortalité menée par Voldemort, qui reflète le souhait de toutes les personnes douées de pouvoirs magiques. Je comprends tout à fait pourquoi Voldemort veut conquérir la mort : elle nous effraie tous. Mais il faut savoir choisir de faire ce qui est juste plutôt que ce qui est facile. » Tout est dit.
A compter de cet instant, la saga bascule du côté sombre, abordant des thèmes plus matures et tourmentés en adéquation avec l’état d’esprit des principaux protagonistes, et faisant office de métaphore avec les crises et les doutes qui agitent l’adolescence, période difficile s’il en est. Si l’humour, l’aventure et même le romantisme sont présents (les premiers flirts se révèlent à ce titre particulièrement touchants et réalistes dans leur traitement), c’est désormais l’angoisse, le danger et la peur qui prédominent. Et comme pour rappeler qu’une course contre la vie est engagée entre Harry et Voldemort, chacun des livres suivants s’achève par la mort d’un personnage central : Sirius Black meurt au terme de L’ordre du phénix dans lequel le monde magique refuse de croire au retour de Voldemort, mais où nous découvrons l’existence d’une « armée » secrète rassemblant de puissants sorciers prêts à se battre contre la menace incarnée par ce dernier ; Albus Dumbledore succombe lors du final du Prince de sang-mêlé de la main de Severus Rogue, dont le rôle reste toujours aussi ambigu ; et Les reliques de la mort, conclusion apocalyptique de la saga, voit la disparition de très nombreuses figures emblématiques, mais dont nous tairons ici les noms pour préserver la surprise.
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Sept livres, huit films. Tel est l’héritage de la saga. L’histoire d’Harry Potter se révèle simple au final, mais pas simpliste. C’est l’histoire d’une vengeance, d’une quête de pouvoir et de sens, d’un jeune garçon traversant les étapes d’une existence soumise à bien des affres pour découvrir qui il est. Tout à la fois drame humain, romans initiatiques, fables merveilleuses, contes à frémir ou aventures magiques, les Harry Potter ont imposé un auteur, renouvelé un genre, et permis au public, petits et grands, de redécouvrir les bienfaits de la fantasy. Et si c’était là le plus beau tour de magie du jeune Harry Potter ?
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Guide de Lecture

4 commentaires:

  1. Je trouve le programme de ce cycle Harry Potter plus que complet et alléchant ! J'ai hâte de découvrir l'ensemble des dossiers que je ne manquerais pas de lire chaque semaine ... en espérant que le rythme de parution sera tenu car ces dernier temps c'était un peu compliqué apparemment.

    Mais ce n'est pas une critique, hein ! Tout le site est accessible gratuitement donc je vais pas raler non plus !!!

    Merci au Plan 9 et vive HP :)

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  2. Effectivement, j'ai été un peu absent ces dernières semaines ! Mais c'était pour mieux préparer 2011 ! Comme vous l'avez vu, si vous venez régulièrement, le Plan 9 a fait peau neuve, et j'espère que cette nouvelle présentation vous plaît !

    Il ne me reste qu'à régler le problème des bannières aléatoires, et tout sera parfait (du moins en place) !

    Donc oui, vous pouvez compter sur un retour à la normale niveau publication, à savoir une mise à jour tous les dimanches, ce qui dans le cas du cycle HP, nous amène jusqu'à fin mars, sauf si je publie ici ou là un petit dossier "entracte" ^^

    Merci de votre fidélité à tous et à bientôt sur le Weird ou ailleurs :)

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  3. Très intéressant !! j'ai hâte de lire la suite !

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  4. @Yoyo : Merci pour ces encouragements ! Il faut vraiment que je me sorte les doigts de la boîte à Benco, car l'ensemble du cycle HP est déjà écrit et je n'ai à qu'à le publier, mais je ne trouve jamais le temps (ce qui est quand même très con ^^) ... Mais cette semaine promis : je passe à la suite ! :p

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