Véritable icône de l’aventure, Indiana Jones est aussi un héros numérique dont les exploits s’étalent sur nos écrans depuis plus de 25 ans. De ses premiers pas sur Atari 2600 à sa prochaine incarnation sur les machines de dernière génération, Indy reste une valeur sûre pour tous ceux qui rêvent de manier le fouet et de se lancer à la découverte de fabuleux trésors.
En 1982, suite au succès des Aventuriers de l’Arche Perdue (1981), Georges Lucas fonde Lucasfilm Games afin d’étudier les possibilités offertes par les Atari 2600 et 5200. Pourtant ce n’est qu’en 1984 que le premier jeu maison, BallBlazer, voit le jour. Entre temps c’est Atari qui se charge de développer l’adaptation du premier Indiana Jones avec Raiders of the Lost Ark (1982). Pour la jeune génération, et au regard de ses graphistes désuets et minimalistes, un tel titre n’est même pas assimilé à du jeu vidéo. Il fallait y diriger un Indiana de pixels rose dans des niveaux presque vides et peuplés d’animaux sauvages et de pièges. En dehors de l’aspect « historique » du soft, il ne présente que peu d’intérêt.
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En 1982, suite au succès des Aventuriers de l’Arche Perdue (1981), Georges Lucas fonde Lucasfilm Games afin d’étudier les possibilités offertes par les Atari 2600 et 5200. Pourtant ce n’est qu’en 1984 que le premier jeu maison, BallBlazer, voit le jour. Entre temps c’est Atari qui se charge de développer l’adaptation du premier Indiana Jones avec Raiders of the Lost Ark (1982). Pour la jeune génération, et au regard de ses graphistes désuets et minimalistes, un tel titre n’est même pas assimilé à du jeu vidéo. Il fallait y diriger un Indiana de pixels rose dans des niveaux presque vides et peuplés d’animaux sauvages et de pièges. En dehors de l’aspect « historique » du soft, il ne présente que peu d’intérêt..
Les temples maudits
En 1984 c’est au tour de Mindscape de tenter l’aventure avec Indiana Jones and the Lost Kingdom. Disponible sur Commodore 64 et ZX Spectrum 128, Indiana est opposé à son rival, Erik Peters, et tente de découvrir les vestiges d’une ancienne civilisation. Si l’aspect visuel est un peu plus chatoyant, nous sommes encore loin de pouvoir reconnaître un décor ou un visage. Pour cela il faut attendre 1985 et Atari qui adapte le second film – Indiana Jones et le Temple Maudit (1984) – sous la forme d’un jeu d’arcade en 2D baptisé Indiana Jones and the Temple of Doom : Arcade Game. Reprenant les scènes majeures du film (poursuite en chariot, sacrifice, mines d’esclaves), l’ensemble profite des dernières techniques d’animation pour un résultat tout à fait convainquant. Outre une réalisation soignée et fidèle à l’esprit du métrage, l’action est ponctuée par des voix digitalisées énonçant des dialogues tirés du film. Enfin nous reconnaissons sans peine les personnages et le héros à qui il ne manque rien, chapeau, fouet et sac compris !.
Text AdventureEn 1987 les développeurs d’Angelsoft et de Mindscape s’associent à l’occasion d’Indiana Jones and the Revenge of the Ancients : Text Adventure, soit un jeu où il faut lire avant de saisir une action au clavier nous conduisant à une autre page. Une sorte de Livre dont vous êtes le héros numérique. Mais 1987 est surtout marquée par l’adaptation sur divers supports (Master System, Commodore, Amstrad, Apple) du jeu d’arcade d’Indiana Jones and the Temple of Doom. Visuellement très en deçà de la version de 1985, ces éditions marquent l’entrée d’Indiana Jones dans l’ère du ludisme domestique. Ainsi dès 1988 c’est au tour de Tengen et Mindscape de proposer une version plus attrayante d’Indiana Jones and the Temple of Doom sur Nintendo NES. Là où les titres sortis un an plus tôt se révélaient fades et décevants, celui-ci marque un bond technique pour une machine de salon. Mais les décors et personnages sont encore réduits à leur plus simple expression, le choix de couleurs criardes dommageable, et c’est au final la lassitude qui s’installe. Seul point positif, la musique de John Williams. Maigre consolation.
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Point & Click Révolution
En 1989, alors que les salles obscures accueillent Indiana Jones et la Dernière Croisade, LucasFilm Games se décide enfin à prendre en main la destinée ludique de son aventurier en développant un jeu d’aventure en 2D (pour PC, Amiga et autres Mac), inspiré du troisième volet de ses exploits. Une des innovations du titre réside dans la possibilité de résoudre certaines énigmes de plusieurs manières, le but étant de gonfler la durée de vie via à un déroulement aléatoire. Grâce à la diversité de son action, la qualité de sa conception et sa réalisation parfaite utilisant le moteur SCUMM (Script Creation Utility for Maniac Mansion) créé en 1987 par LucasFilm Games, Indiana Jones and the Last Crusade : The Graphic Adventure devient un hit. La même année, US Gold en édite une version console sous le titre Indiana Jones and the Last Crusade : The Action Game. D’une qualité variable en fonction des supports, Sega et Nintendo se taillant la part du lion, c’est l’action qui prime puisque nous sommes dans le cadre d’un jeu de plate-forme classique où il faut diriger Indy et venir à bout des cohortes d’adversaires qui cherchent à lui nuire. Agréable et divertissant sans être essentiel..
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Enfin une troisième adaptation du film voit le jour en 1990 sur Nintendo NES pour un résultat loin d’être satisfaisant en raison d’une durée de vie éphémère, voire anémique. A noter que suite à la réorganisation des sociétés Lucas, 1990 est aussi l’année de la création de LucasArts Entertainement qui regroupe Lucasfilm Games, Industrial Light & Magic (ILM) et Skywalker Sound. Ces deux derniers finissent par fusionner au sein de Lucas Digital Ltd, et LucasArts devient le nom officiel de la division jeux..
Nouvelles croisadesEn 1992, la saga cinématographique achevée – du moins le pensions-nous – LucasArts ne souhaite pas pour autant abandonner son plus célèbre aventurier et la manne financière qu’il représente. C’est ainsi que le studio imagine une suite au dernier film sous le titre Indiana Jones and the Fate of Atlantis : The Graphic Adventure (pour Mac, DOS ou Amiga). Indy y est une fois encore opposé aux Nazis qui espèrent trouver le mythique Atlantide et les technologies qu’elle est supposée contenir. La force du récit tient dans la crédibilité de l’ensemble, combinant les théories les plus courantes sur le sujet et les lieux emblématiques des chercheurs (Açores, archipel de Santorin, Crète, pyramide Maya). A l’instar d’Indiana Jones and the Last Crusade : The Graphic Adventure, le principe du jeu repose sur le système du Point & Click et la possibilité de refaire l’aventure plusieurs fois étant donné que les énigmes possèdent diverses solutions.
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Next Generation
Une version dite Action Game – pour Amiga, Atari et autres Commodore – est commercialisée peu après. S’il reprend la trame générale sous la forme d’un jeu en 3D isométrique, l’absence de réflexion au profit de l’action laisse les fans de marbre. Pendant ce temps la télévision voit arriver la série The Young Indiana Jones Chronicles (1992-1996) qui donne lieu à un jeu vidéo la même année sur Nintendo NES. Très proche d’un Castlevania dans sa présentation, vous y dirigiez le jeune Indiana dans ses rocambolesques péripéties, le scénario n’ayant aucune réelle consistance. Mais l’ambiance de la série est bien rendue et le jeu parvient à divertir sans peine.Passons rapidement sur le flipper frappé aux couleurs d’Indiana sorti en 1993, pour nous arrêter sur l’année 94 qui compte deux nouveaux titres toujours édités par LucasArts : Indiana Jones' Greatest Adventures (Super Nintendo) et Instruments of Chaos Starring Young Indiana Jones(MegaDrive). .
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Ce dernier met en scène le jeune Indiana, plus intrépide que jamais et parcourant le monde à la recherche de moult trésors. La réalisation est honnête et fidèle à la série, mais l’intérêt reste limité sur la longueur en raison d’une difficulté trop élevée. Bref un titre qui combine le bon et le mauvais là où Indiana Jones' Greatest Adventures s’impose comme un incontournable. Dans la continuité des Super Star Wars, LucasArts propose un soft compilant les trois films d’Indiana Jones en un seul jeu d’action 2D. Invitant le joueur à revivre les plus grands moments de la trilogie, la réalisation est impeccable, l’animation étonnante, les décors détaillés et l’immersion dans l’univers fantasque de Spielberg totale..
En 1996, LucasArts développe et distribue Indiana Jones and His Desktop Adventures sur PC et Mac. L’action se situe dans les années 30 à Mexico où il faut résoudre toutes sortes d’énigmes, de puzzles et autres mini-jeux. Amusant, distrayant et simple d’accès, il n’en reste pas moins oubliable. Heureusement LucasArts se rattrape en 1999 avec Indiana Jones et la Machine Infernale qui reprend à son compte ce qui fit la gloire de la fille légitime du docteur Jones, Lara Croft. De la saga Tomb Raider, nous retrouvons la réalisation magnifique tout en 3D, la complexité des niveaux, les nombreux mouvements et bien sûr l’atmosphère unique qui caractérise la franchise. En outre certains personnages apparus dans Fate of Atlantis (1992) s’invitent à la fête. Nonobstant ses nombreuses qualités, cette Machine Infernale est loin de pouvoir rivaliser avec la belle Lara et sa grâce naturelle. Indiana Jones reste un homme robuste avec une agilité propre et moins sautillante. Mais cela n’empêche en rien le titre d’être une franche réussite.
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Le tombeau de l'empereur
Un succès en appelant un autre, LucasArts réitère la chose en 2003 avec Indiana Jones et le tombeau de l'empereur qui conserve les mêmes ingrédients pour un titre totalement inédit. Nous sommes en Chines en 1935 où notre archéologue part à la recherche du Cœur de Dragon avant qu’il ne tombe entre les mains des Nazis ou des Triades. Si son inséparable fouet et son pistolet seront une aide précieuse, c’est l’esprit des joueurs qui sera mis à rude épreuve. Une fois encore la réalisation 3D est galvanisante, les environnements somptueux et le spectacle garantit.
Un succès en appelant un autre, LucasArts réitère la chose en 2003 avec Indiana Jones et le tombeau de l'empereur qui conserve les mêmes ingrédients pour un titre totalement inédit. Nous sommes en Chines en 1935 où notre archéologue part à la recherche du Cœur de Dragon avant qu’il ne tombe entre les mains des Nazis ou des Triades. Si son inséparable fouet et son pistolet seront une aide précieuse, c’est l’esprit des joueurs qui sera mis à rude épreuve. Une fois encore la réalisation 3D est galvanisante, les environnements somptueux et le spectacle garantit. .
Dans la foulée du quatrième volet des aventures d’Indiana sur grand écran, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, une adaptation vidéoludique a vu le jour sur tous les supports disponibles à ce jour. Enfin, et après deux excellents Lego Star Wars, le studio Traveller’s Tales nous a offert deux Lego Indiana Jones indispensables qui permettent de revivre l’ensemble de la saga, mais au format Lego et avec un humour loufoque omniprésent, caractéristique de la série des jeux Lego. Autant dire que le professeur Jones n’est pas prêt à déposer son fouet numérique. Tant qu’il y aura des fans, il y a aura des mystères à découvrir, des jungles à parcourir et des temples à explorer..
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Guide de Lecture
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