Si Indiana Jones est considéré aujourd’hui comme l’incarnation absolue de l’aventure, il doit son existence à d’illustres prédécesseurs fictifs et réels qui ont ouvert la voie vers ce type de récits et de héros à compter du 19ème siècle. Suite à son succès, de nombreux aventuriers sont sortis de la jungle imaginative de scénaristes plus ou moins inspirés qui ont tenté d’en perpétuer la légende.
Pour donner vie à Indiana Jones, Georges Lucas et Steven Spielberg n’ont jamais caché leurs nombreuses sources d’inspiration qui sont à la fois historiques, littéraires et cinématographiques.
La première est le docteur Edgar James Banks (1866-1945), archéologue, professeur et amateur d’antiquités qui mena une expédition dans la région du mont Ararat, au nord-est de la Turquie, là où la Bible dit que l'arche de Noé se serait échouée. Nous pourrions aussi évoquer d’autres explorateurs célèbres dont Lawrence d’Arabie (1888-1935), James Bryce (1838-1922) ou Friedrich Parrott (1741-1841).
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Pour donner vie à Indiana Jones, Georges Lucas et Steven Spielberg n’ont jamais caché leurs nombreuses sources d’inspiration qui sont à la fois historiques, littéraires et cinématographiques.La première est le docteur Edgar James Banks (1866-1945), archéologue, professeur et amateur d’antiquités qui mena une expédition dans la région du mont Ararat, au nord-est de la Turquie, là où la Bible dit que l'arche de Noé se serait échouée. Nous pourrions aussi évoquer d’autres explorateurs célèbres dont Lawrence d’Arabie (1888-1935), James Bryce (1838-1922) ou Friedrich Parrott (1741-1841).
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Fiction Aventureuse
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Chasseurs de trésorsEvidemment le cinéma offrit en son temps une iconographie et une approche à même d’influencer Georges Lucas et Steven Spielberg. Parmi les films les plus emblématiques, citons Gunga Din de George Stevens (1939), Le Trésor de la Sierra Madre de John Huston (1948), La Vallée des Rois de Robert Pirosh (1954), Secret of the Incas de Jerry Hopper (1954), le diptyque de Frizt Lang Le Tigre du Bengale et Le Tombeau Hindou (1959), sans oublier Les Mines du roi Salomon de Compton Bennett & Andrew Marton (1950).
Au final Indiana Jones se révèle être une combinaison de tout cela sans pour autant être une imitation d’aucun. Et c’est ainsi qu’en 1981, Les aventuriers de l’Arche Perdue allait révolutionner un genre en lui offrant un visage et un nom entrés dans la légende comme ceux de l’aventurier type.
Au final Indiana Jones se révèle être une combinaison de tout cela sans pour autant être une imitation d’aucun. Et c’est ainsi qu’en 1981, Les aventuriers de l’Arche Perdue allait révolutionner un genre en lui offrant un visage et un nom entrés dans la légende comme ceux de l’aventurier type.
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L’aventure c’est l’aventure
Qui dit référence implique forcément une pléthore de copies plus ou moins réussies visant à profiter du filon. La parade débute dès 1982 avec deux séries télévisées, Jack Cutter et Frank, chasseur de fauves (ou L’aventurier de la jungle), toutes deux nous conviant à suivre les péripéties d’aventuriers téméraires dans un univers proche de celui vu dans le cadre des Aventuriers. A l’origine Spielberg et Lucas souhaitaient confier le rôle d’Indiana à Tom Selleck, qui fut contraint de refuser suite à son engagement sur la série Magnum. Pour la petite histoire, la huitième et dernière saison de la série en 1988 fut l’occasion d’un épisode clin d’œil sous le titre A la recherche de l’art perdu (8x10). Reste qu’en 1983, Tom Selleck marchait déjà sur les traces d’Indiana dans Les aventuriers du bout du monde de Brian G. Hutton, excellent film d’aventure où il campe l’aviateur Patrick O'Malley. Une bobine mésestimée qui contient de vrais moments de bravoure enthousiastes et divertissants.
A la poursuite de l'aventure
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A la poursuite de l'aventureEn 1984, tandis qu’arrive Indiana Jones et le temple maudit sur nos écrans, Robert Zemeckis signe son premier franc succès public avec A la poursuite du diamant vert dans lequel Michael Douglas incarne Jack Colton, un aventurier à la recherche d’un antique joyau au cœur de l’Amazonie. Un an plus tard il est de retour dans Le diamant du Nil de Lewis Teague qui déplace l’action en Egypte, autre terre de mystère. Outre un accoutrement assez proche, Jack Colton partage avec Indiana sa nonchalance, et son humour bravache et goguenard.
Mais 1985 est surtout marqué par la sortie d’Allan Quatermain et les mines du roi Salomon de Jack Lee Thompson avec Richard Chamberlain dans le rôle-titre. Si Allan Quatermain est apparu près d’un siècle avant Indiana Jones, cette nouvelle adaptation doit beaucoup au film de Spielberg. Nous y retrouvons l’apparence physique et vestimentaire, le mélange d’action et d’humour saupoudré de fantastique, et même certaines séquences « empruntées » tant aux premières qu’aux secondes aventures d’Indiana.
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S’ajoutent une Sharon Stone qui n’est rien d’autre que la transposition du personnage interprété par Kate Capshaw dans Le temple maudit, et la présence de John Rhys-Davies qui incarne par ailleurs Sallah, le meilleur ami d’Indiana Jones ! Au final Allan Quatermain et les mines du roi Salomon tient plus de la parodie que du film d’aventure palpitant. Et si nous pouvions trouver quelques qualités à ce métrage, sa suite produite en 1987 sous le titre Allan Quatermain et la cité de l'or perdu ne peut prétendre à l’indulgence. Réalisé par le peu inspiré Gary Nelson, Richard Chamberlain et Sharon Stone sont de retour le temps d’une aventure sans relief ni saveur, si ce n’est de nous rappeler pourquoi Indiana Jones mérite sa réputation..
Indiana de tous les pays
En 1987, c’est du côté du cinéma hongkongais que le concept « Indiana Jones » est exporté avec Magnificent Warriors de David Chung qui met en scène Michelle Yeoh en mercenaire engagée par l’armée chinoise afin d’infiltrer le Japon en pleine Seconde Guerre Mondiale. S’il n’est pas question de Sainte Relique et autres objets mystiques, l’esprit du film est bien celui de la franchise Indiana avec le savoir-faire asiatique en supplément.Suite au troisième volet des exploits d’Indiana Jones dans La dernière croisade (1989), Jackie Chan joue et réalise Opération Condor en 1990, hommage appuyé et évident à la trilogie. Jackie Condor (Jackie Chan) apprend l’existence d’un immense trésor de guerre nazi perdu quelque part dans le Sahara depuis la fin du conflit. Bien décidé à mettre la main dessus, il se lance à sa recherche non sans devoir faire face à de multiples dangers. Opération Condor reprend à son compte tous les poncifs initiés par Indiana, puisant dans les trois films matière à inspiration (personnage féminin hurleur, pièges fatals, présence des nazis), tout en accentuant considérablement l’aspect comédie. A noter qu’en 1987, Jackie Chan avait signé The armour of the gods, qui sonnait déjà comme une adaptation hongkongaise d’Indiana Jones, et fut renommé Opération Condor 2 après le succès international d’Opération Condor.
Foi de canard
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Foi de canardEnfin revenons en 1990 qui voit la sortie La bande à Picsou, le film : le trésor de la lampe perdue. Produit sous l’égide de DisneyToon Studios, nous y suivons l’Oncle Picsou cherchant à s’accaparer le trésor de Calli Baba en compagnie de son pilote Flagada Jones.
En plus d’une affiche jouant clairement avec les codes graphiques de celles d’Indiana Jones, ce film d’animation se révèle particulièrement attachant du fait qu’il propose plusieurs séquences vues dans les aventures papier de Picsou qui, rappelons-le, inspira en partie Indiana Jones à Steven Spielberg.
En plus d’une affiche jouant clairement avec les codes graphiques de celles d’Indiana Jones, ce film d’animation se révèle particulièrement attachant du fait qu’il propose plusieurs séquences vues dans les aventures papier de Picsou qui, rappelons-le, inspira en partie Indiana Jones à Steven Spielberg.
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Le nouveau souffle
En 1996 c’est sous la forme d’un jeu vidéo qu’Indiana se trouve une descendance sérieuse grâce à la plantureuse et sculpturale Lara Croft. Avec la sortie du jeu Tomb Raider, l’aventure se dote d’un nouveau visage depuis la retraite (temporaire) du célèbre archéologue. Digne héritière d’Indiana Jones, à qui la saga vidéoludique rend régulièrement hommage (l’Arche d’Alliance dans le hall de Lara Croft, le piège de la pierre, les sites à explorer, le mélange action-fantastique, le goût de l’aventure), Lara Croft s’impose rapidement comme faisant jeu égal avec Indy qui devient son père par défaut. En marge de la dizaine de titres produits à ce jour, Lara devient aussi une héroïne de cinéma sous les traits d’Angelina Jolie dans deux films réalisés en 2001 (Tomb Raider de Simon West) et 2003 (Tomb Raider : le berceau de la vie de Jan de Bont). S’ils furent décriés, il n’en reste pas moins que ces adaptations conservent l’état d’esprit des jeux et offrent un divertissement décomplexé et agréable. D’ailleurs un troisième opus est toujours en préparation, tandis que la version de pixels vient de renouer avec le succès grâce à Tomb Raider Anniversary (2007) et Tomb Raider : Underworld (2008)..
Les enfants du fouetMais il n’y a pas que Lara Croft pour prétendre à la couronne du roi Indiana. Ainsi en 1999, surfant sur le succès de la belle anglaise, Tia Carrere devient Sydney Fox, l'aventurière dont les exploits télévisés régaleront les fans durant trois saisons et 66 épisodes assez plaisants, malgré une certaine redondance au niveau des scénarii.
1999 est également l’occasion de découvrir Rick O'Connell (Brendan Fraser) devant la caméra de Stephen Sommers dans La momie. Toute ressemblance avec le professeur Jones est évidemment voulue, et Rick O’Connell renoue avec la tradition du cinéma d’aventure épique, enchaînant paysages magnifiques, décors grandiloquents et mise à jour de merveilles oubliées. Immense succès public – largement mérité au regard d’un film parfaitement maîtrisé – La momie marque la naissance d’une nouvelle franchise dont le second chapitre déboule sur nos écrans dès 2001, avec la même équipe à la barre et un titre pour le moins de circonstance : Le retour de la momie.
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Si le résultat est moins enthousiasmant, en raison d’une regrettable redite d’un film à l’autre, certaines séquences méritent le détour et assurent à la série sa renommée. Même constat pour La Momie, la tombe de l'Empereur Dragon (2008), troisième aventure de Rick O’Connell qui doit faire face à un empereur chinois maudit par une magicienne. La réalisation est signée Rob Cohen et le rôle de la méchante momie revient au sautillant Jet Li. Un opus dispensable malgré quelques moments de bravoure. .
La soif de l’or
En 2004, les studios Disney s’essaient au genre avec Benjamin Gates et le trésor des Templiers de Jon Turteltaub. Nicolas Cage y tient le rôle principal, soit un archéologue en quête du trésor des Templiers, pour un film qui situe son action de nos jours. Arborant un ton résolument familial, cette première incursion souffre d’un manque d’âme et de réelles innovations. A la manière d’une montagne russe, on s’amuse, on rit, on frisonne pour oublier l’ensemble sitôt la projection achevée. Mais son traitement tout public lui garantit un vif succès, assurant la production d’une suite du même Jon Turteltaub (Benjamin Gates et le livre des Secrets – 2008) qui se révèle bizarrement plus réussie. Conçue comme un jeu de piste, l’intrigue est plus soignée et Nicolas Cage plus à l’aise dans le costume de son alter-ego. Toujours aussi bon enfant, Benjamin Gates 2 se laisse regarder avec un plaisir gourmand..
Au cœur des catacombesEnfin terminons ce tour d’horizon par la petite lucarne qui, en plus de Sydney Fox, accueille quelques spécimens intéressants. A commencer par Allan Quatermain de retour sous les traits du regretté Patrick Swayze dans le téléfilm de Steve Boyum, Les mines du roi Salomon. Finalement plus fidèle à l’œuvre originale que les films des années 80, cette adaptation de près de trois heures n’en reste pas moins perfectible par manque d’ambition. Même constat, peut-être plus affligeant, pour Dany Freemont (Casper Van Dien), une pâle copie d’Indiana apparu dans le téléfilm fleuve de Russel Mulcahy, La malédiction du pharaon (2006), où il est sur les traces de la tombe de Toutankhamon. Reste Flynn Carson (Noah Wyle) qui parvient à tirer son épingle du jeu dans la série des Aventures de Flynn Carson qui compte à ce jour trois volets : Le mystère de la lance sacrée de Peter Winther (2004), Le trésor du Roi Salomon et La Malédiction du calice de Judas de Jonathan Frakes (2006 & 2008).
Et avec la quatrième aventure de l'homme au fouet sortie en 2008, il semble évidemment que le professeur Jones ne manquera pas d’entraîner de nouvelles vocations ou de réanimer d’antiques licences. Lara Croft avait raison : rien ne disparaît pour toujours !
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Guide de Lecture
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