Bela Lugosi : la Marque du Vampire
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Béla Ferenc Dezső Blaskó, né le 20 octobre 1882 à Lugos en Hongrie, débute sa carrière sur les planches où il joue principalement des pièces shakespeariennes. Après un premier film en 1917 (Leoni Leo), il tourne une dizaine de films sous le nom d’Arisztid Olt (Nászdal – 1917, Lili – 1918, Álarcosbál – 1918). En 1919, poussé à l’exil par les persécutions dont sont victimes les artistes, il quitte la Hongrie pour l’Allemagne. Là il apparaît dans une quinzaine de métrages (Teufelsanbeter, Die – 1920, Januskopf, Der – 1920) en tant que Bela Lugosi, son nom de scène définitif inspiré par celui de sa ville natale. Finalement en 1921 il décide de s’installer aux Etats-Unis avec l’espoir d’y faire carrière. .
Patient dans la pénombre
En raison de son accent très prononcé, Bela Lugosi peine à trouver des rôles. Consacrant son temps libre à l’apprentissage de l’anglais et l’amélioration de sa diction, il participa à quelques films (Prisoners – 1929, Viennese Nights – 1930). A cette époque il fréquente des comédiens américano-hongrois et se fait repéré par John Balderston en quête d’un interprète pour sa pièce Dracula (1927). La suite est entrée dans la légende. Il obtient le rôle et triomphe chaque soir sur la scène de Broadway dans la cape du vampire. Un succès qui n’échappe pas à Universal qui envisage une adaptation sur grand écran. Préféré à Lon Chaney, Bela Lugosi ne doit sa présence au générique du Dracula de Tod Browning (1931) qu’à la disparition de la star des suites d’un cancer.
En raison de son accent très prononcé, Bela Lugosi peine à trouver des rôles. Consacrant son temps libre à l’apprentissage de l’anglais et l’amélioration de sa diction, il participa à quelques films (Prisoners – 1929, Viennese Nights – 1930). A cette époque il fréquente des comédiens américano-hongrois et se fait repéré par John Balderston en quête d’un interprète pour sa pièce Dracula (1927). La suite est entrée dans la légende. Il obtient le rôle et triomphe chaque soir sur la scène de Broadway dans la cape du vampire. Un succès qui n’échappe pas à Universal qui envisage une adaptation sur grand écran. Préféré à Lon Chaney, Bela Lugosi ne doit sa présence au générique du Dracula de Tod Browning (1931) qu’à la disparition de la star des suites d’un cancer. .
Le visage de la peur
Acclamé par la critique et le public, Dracula (1931) permet à Lugosi d’obtenir la naturalisation américaine et de se voir offrir un contrat avec Universal. Dans la foulée on lui propose d’être la créature de Frankenstein dans le film éponyme de James Whales (1931), ce qu’il refuse sous prétexte qu’il doit y être grimé et que le personnage ne présente pas un grand intérêt. Il reviendra sur sa décision en 1943 avec Frankenstein rencontre le loup-garou (Frankenstein Meets the Wolf Man) alors que sa carrière commence à battre de l’aile.
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Le Chat Noir
Pour l’heure ce refus n’entraîne aucune conséquence puisqu’il apparaît dans la plupart des films d’épouvante qui sont produits. De Double assassinat dans la rue morgue (1932) à White Zombie (1932) en passant par Le chat noir (1934) ou le Corbeau (1935), son style fait mouche et l’impose comme un pilier du genre. En 1935 il revient dans un rôle de vampire avec La marque du vampire (Mark of the vampire) que réalise Tod Browning pour le compte de la MGM. Cette infidélité à Universal lui vaudra (selon la rumeur) d’être écarté de La fille de Dracula (Dracula's Daughter – 1936), suite du Dracula de 1931. .
Le déclin de l’empire américainA partir de 1936, Universal souhaite se consacrer à d’autres genre que l’horreur et délaisse ses monstres au profit de drames et autres comédies. Au début des années 40 son contrat avec le studio qui fit sa gloire n’est pas renouvelé et il rejoint Monogram Pictures, spécialiste de la série B fauchée.
Des douleurs dorsales l’obligent à prendre de la morphine à laquelle il devient rapidement accro ne parvenant pas à rebondir et s’extirper du carcan de l’épouvante. En 1948 il est une nouvelle fois Dracula dans Deux nigauds contre Frankenstein (Abbott & Costello Meet Frankenstein) avant d’enchaîner avec Mother Riley Meets the Vampire (1952) et Bela Lugosi Meets a Brooklyn Gorilla (1952), deux navets qui le condamne aux yeux des majors.
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La fiancée du monstre ?
En 1953, devenu un toxicomane banni des plateaux, il fait la connaissance d’Edward Wood Jr., aspirant réalisateur fan de son travail. N’ayant plus aucune ressource, rendu fou par la drogue et s’imaginant être le Comte Dracula, Lugosi accepte de jouer dans les films d’Ed Wood qui en fait sa tête d’affiche. Ensemble ils tourneront Glen or Glenda (1953) et l’excellent Bride of the Monster (1955). Le 16 août 1956 il succombe à une crise cardiaque à l’âge de 73 ans après des années d’une déchéance tant physique qu’intellectuelle. .
Ed Wood lui rendra un ultime hommage en 1959 en utilisant des séquences filmées avant sa mort comme prologue à son étonnant Plan 9 from Outer Space (1959), film auquel ce site doit son titre ! Tim Burton fera de même avec l'émouvant Ed Wood (1994) pour lequel Martin Landau (incarnant Bela Lugosi avec brio) obtint un Oscar.
Pour tous les amoureux du cinéma horrifique des années 30, Bela Lugosi restera un formidable comédien et l’interprète mythique de Dracula, rôle qui le marqua à vie jusqu’à l’enfermer dans le personnage. 70 ans plus tard la magie opère toujours !
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Christopher Lee : le Saigneur des Plateaux
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Christopher Frank Carandini Lee naît le 27 mai 1922 à Londres. Fils d’un lieutenant-colonel du 60ème régiment royal d’artillerie (Geoffrey Trollope Lee) et d’une comtesse italienne (Estelle Marie Carandini di Sarzano), il passe son enfance dans les écoles les plus prestigieuses où il étudie la littérature classique, la latin et le grec. En 1941 il intègre la Royal Air Force (RAF) et se retrouve au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Démobilisé en 1946, il débute sur grand écran dans L'Etrange rendez-vous (Corridor of Mirrors – 1948) de Terence Young. La même année il fait une courte apparition dans le Hamlet de Lawrence Olivier dans lequel joue un certain Peter Cushing. En 1952 il croise de nouveau sa route à l’occasion de Moulin Rouge de John Huston, mais les deux hommes ne se connaissent pas encore. Il faut dire que durant les années 50, Lee apparaît plutôt dans des films d’aventure (Le Corsaire Rouge – 1952) et des séries télévisées (Errol Flynn Theater – 1957). Pourtant sa destinée est ailleurs et c’est sous les traits d’un monstre protéiforme qu’elle se présente à lui. .
Le Fils du Monstre
En 1957 la Hammer Film Productions souhaite se consacrer au fantastique en dépoussiérant les figures emblématiques des années 30 popularisées par le studio Universal. Sa haute stature lui permet d’être remarqué par Terence Fisher qui lui confie le rôle de la créature de Frankenstein dans une nouvelle adaptation du mythe réalisée en couleur. Peter Cushing, dont la renommée est un peu plus établie, endosse la redingote du baron Frankenstein. Frankenstein s’est échappé ! sort en 1957 et rencontre un succès immédiat, confortant la Hammer dans son choix. .
Dès lors le studio anglais se consacre exclusivement à l’horreur et l’épouvante en s’imposant définitivement auprès du public avec Le Cauchemar de Dracula (1958) offrant à Christopher Lee un personnage à la hauteur de son talent.
Devenu l’icône de la maison Hammer, titre qu’il partage avec Cushing et Fisher, Lee enchaîne les tournages à un rythme frénétique, apparaissant à dix reprises dans la cape du Comte tant dans productions Hammer que dans d’autres films mettant en scène le vampire (cf. dossier Hammer). Au total, Terence Fisher le dirigera à douze reprises, tandis qu’il partagera l’affiche une vingtaine de fois avec Peter Cushing. Pour l'anecdote, il est amusant de noter que ce dernier a joué dans le premier Star Wars (1977) en incarnant Grand Moff Tarkin, Lee devant lui emboîter le pas 25 ans plus tard lors de L’attaque des clones (2002).
Devenu l’icône de la maison Hammer, titre qu’il partage avec Cushing et Fisher, Lee enchaîne les tournages à un rythme frénétique, apparaissant à dix reprises dans la cape du Comte tant dans productions Hammer que dans d’autres films mettant en scène le vampire (cf. dossier Hammer). Au total, Terence Fisher le dirigera à douze reprises, tandis qu’il partagera l’affiche une vingtaine de fois avec Peter Cushing. Pour l'anecdote, il est amusant de noter que ce dernier a joué dans le premier Star Wars (1977) en incarnant Grand Moff Tarkin, Lee devant lui emboîter le pas 25 ans plus tard lors de L’attaque des clones (2002).
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Les Autres Lee
Loin de se cantonner au célèbre nosférat, Lee symbolise à lui seul l’angoisse et le mystère grâce à ses compositions étonnantes dans la peau de méchants ou de créatures effroyables. Génial Fu Manchu qu’il interprète à cinq reprises du Masque de Fu Manchu (1965) à The Torture Chamber of Fu Manchu (1969), il est aussi l’ignoble Francisco Scaramanga affrontant James Bond dans L’homme au pistolet d’or (1974). D'ailleur Christopher Lee est un lointain cousin de Ian Flemming, créateur de 007 : ça ne s'invente pas ! .
A l’aube des années 80, l’épouvante à l’ancienne ne faisant plus recette, Lee se promène de films en films sans grande conviction. Durant deux décennies on se souvient de lui comme d’un fulgurant Dracula aujourd’hui à la retraite. Polyglotte émérite (il parle anglais, allemand, italien, français, russe, espagnol suédois et grec), il tourne régulièrement aux quatre coins du globe sans parvenir à renouer avec le succès. Il lui faudra attendre 1999 pour que Tim Burton ne le sorte de sa torpeur cinématographique grâce à Sleepy Hollow. Devenu une légende vivante, il est engagé par Peter Jackson pour donner vie au sorcier Saroumane le Blanc dans sa trilogie du Seigneur des Anneaux (2001-2003), avant d’enchaîner avec la prélogie Star Wars (2002-2005) où il est le sombre Comte Dooku. Dernièrement Tim Burton a fait appel à lui pour Charlie et le chocolaterie (2005) et Corpse Bride (2005) démontrant qu’après 57 ans de carrière, Christopher Lee reste plus que jamais un monument vivant du 7ème art.
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Anne Rice : La Reine des Damnés
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Howard Allen O'Brien voit le jour le 4 octobre 1941 à la Nouvelle-Orléans. Trouvant son prénom trop masculin, elle opte pour « Anne » au moment de son entrée à l’école. Après avoir passé toute son enfance dans sa ville natale, qui deviendra le théâtre de la plupart de ses romans, elle part s’installer à San Francisco en 1961 suite à son mariage avec le poète Stan Rice. Le 21 septembre 1966, elle met au monde une petite fille prénommée Michèle. Malheureusement elle est emportée par une leucémie le 5 août 1972. Un drame qui plonge Anne Rice dans la dépression, changeant à jamais son regard sur un Dieu qui ne peut pas être « amour et miséricorde » tout en lui enlevant son enfant. Et comme une thérapie, elle entame la rédaction de son premier roman appelé à devenir la pierre angulaire d’une série unique.
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Un enfant dans la nuit
En 1973 elle met le point final à son Entretien avec un vampire (Interview with a vampire) et parvient à le vendre à une maison d’édition l’année suivante, pour n’être finalement publié qu’en 1976. Avec Entretien, Anne Rice laisse libre court à sa peine (Claudia est un écho de sa fille disparue) pour nous livrer le roman fondateur d’un cycle devenu incontournable : Les Chroniques des Vampires. S’appuyant autant sur le folklore vampirique que la magie qui entoure la Nouvelle-Orléans et ses rites vaudous, elle donne naissance à une approche inédite du mythe dans laquelle les vampires ne sont plus seulement des prédateurs voraces, mais des âmes torturées en quête de rédemption. Le plus éclatant d’entre eux, Lestat de Lioncourt, incarne à lui seul cette mouvance. Tout à la fois bestial et tendre, amoureux et terrifiant, ange et démon, elle en fera le porte-drapeau de ses enfants de la nuit, héros de plusieurs romans.
En 1973 elle met le point final à son Entretien avec un vampire (Interview with a vampire) et parvient à le vendre à une maison d’édition l’année suivante, pour n’être finalement publié qu’en 1976. Avec Entretien, Anne Rice laisse libre court à sa peine (Claudia est un écho de sa fille disparue) pour nous livrer le roman fondateur d’un cycle devenu incontournable : Les Chroniques des Vampires. S’appuyant autant sur le folklore vampirique que la magie qui entoure la Nouvelle-Orléans et ses rites vaudous, elle donne naissance à une approche inédite du mythe dans laquelle les vampires ne sont plus seulement des prédateurs voraces, mais des âmes torturées en quête de rédemption. Le plus éclatant d’entre eux, Lestat de Lioncourt, incarne à lui seul cette mouvance. Tout à la fois bestial et tendre, amoureux et terrifiant, ange et démon, elle en fera le porte-drapeau de ses enfants de la nuit, héros de plusieurs romans. .
Monstres & MerveillesEn 1978 elle accouche d’un fils, Christopher. Le clan Rice revient à la Nouvelle-Orléans et emménage dans la maison qu'elle rêvait d'habiter dans le quartier du Vieux Carré. Elle en donne une description étonnante lors du premier tome de sa Saga des Sorcières, Le Lien Maléfique (The Witching Hour – 1990).Entre 1979 et 1985, elle publie deux romans (The Feast of All Saints – 1979, La voix des anges – 1982), un troisième sous le nom d’Anne Rampling (Exit to Eden – 1985) et une trilogie érotique sous le pseudonyme d’A. N. Roquelaure (Les infortunes de la belle au bois dormant – 1983/1985).
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Le Retour du Vampire
Dix ans après Entretien (1976), elle retrouve ses vampires à l’occasion de Lestat le vampire (The Vampire Lestat – 1985) qui reprend le concept de « l’histoire racontée par », levant le voile sur la genèse de ce personnage et la naissance des vampires qu’elle situe dans l'Égypte antique pré-pharaonique au temps du roi Enkil (Osiris) et de la reine Akasha (Isis). Succès retentissant offrant à Anne Rice une notoriété internationale, Lestat est le point de départ d’une bibliographie presque exclusivement dédiée au fantastique. Suivront la trilogie des sorcières Mayfair (1990-1994), le diptyque des contes des vampires (1998-1998) et divers ouvrages indépendants mais tout aussi fascinants (La Momie – 1989, Le Sortilège de Babylone – 1996, Le Violon – 1997).
Dix ans après Entretien (1976), elle retrouve ses vampires à l’occasion de Lestat le vampire (The Vampire Lestat – 1985) qui reprend le concept de « l’histoire racontée par », levant le voile sur la genèse de ce personnage et la naissance des vampires qu’elle situe dans l'Égypte antique pré-pharaonique au temps du roi Enkil (Osiris) et de la reine Akasha (Isis). Succès retentissant offrant à Anne Rice une notoriété internationale, Lestat est le point de départ d’une bibliographie presque exclusivement dédiée au fantastique. Suivront la trilogie des sorcières Mayfair (1990-1994), le diptyque des contes des vampires (1998-1998) et divers ouvrages indépendants mais tout aussi fascinants (La Momie – 1989, Le Sortilège de Babylone – 1996, Le Violon – 1997). .
Pour autant la majorité de son œuvre est occupée par ses Chroniques des Vampires dont la qualité va decrescendo. Initialement prévues en trois parties, La Reine des damnés (The Queen of The Damned – 1988) devant être la conclusion, elle rédige pourtant un quatrième tome baptisé Le voleur de corps (The Tale of the Body Thief – 1992) avec pour héros Lestat. Viendront ensuite Memnoch le démon (Memnoch the Devil – 1995), Armand le vampire (The Vampire Armand – 1998), Le Sang et l'or (Blood and Gold – 2001), et le décrié Cantique sanglant (Blood Canticle – 2003) qui déclencha la polémique après qu’Anne Rice ait posté un message vindicatif sur le site de vente en ligne Amazon en réponse aux critiques des fans. Des fans qui la pousseront à organiser une rencontre (commerciale) entre ses vampires et ses sorcières avec Merrick (2000) et Le Domaine Blackwood (2002).
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Depuis la disparition de son mari en 2002, elle a annoncé vouloir se consacrer à une trilogie sur Jésus Christ dont le premier volume (Christ the Lord : Out of Egypt) est sorti en 2005. Aujourd’hui elle vit à La Jolla en Californie. Son fils est devenu un romancier, auteur de trois romans publiés ces dernières années.
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Les Vampires : Universal et méchant 2 - Part 4/12
Les Vampires dans la maison Hammer 1 - Part 5/12
Les Vampires dans la maison Hammer 2 - Part 6/12
Les Vampires : la Bite Génération 1 - Part 7/12
Les Vampires : la Bite Génération 2 - Part 8/12
Néo Vampire : Grandeur et Décadence 1 - Part 9/12
Néo Vampire : Grandeur et Décadence 2 - Part 10/12
Les Vampires : Evolution d'un mythe - Part 11/12
Les Vampires dans la maison Hammer 1 - Part 5/12
Les Vampires dans la maison Hammer 2 - Part 6/12
Les Vampires : la Bite Génération 1 - Part 7/12
Les Vampires : la Bite Génération 2 - Part 8/12
Néo Vampire : Grandeur et Décadence 1 - Part 9/12
Néo Vampire : Grandeur et Décadence 2 - Part 10/12
Les Vampires : Evolution d'un mythe - Part 11/12
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