Lorsque l'on parle de films cultes du 7ème art, la trilogie Star Wars est systématiquement évoquée comme l'une des plus grandes réussites. Au-delà de l'engouement suscité par ces films, c'est une approche inédite et révolutionnaire d'aborder une production, un film et de construire une image qui est née. Retour sur l’avènement d’un Empire. Pour information, vous pouvez cliquer sur les images pour en découvrir des versions HD.
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Pour beaucoup Georges Lucas est un visionnaire à l'origine d'un mythe qui perdure depuis près de 30 ans sans perdre de sa superbe, bien que les deux derniers chapitres déclenchent autant l'enthousiasme que l'indignation et la gronde. Mais il convient de replacer tout cela dans le contexte de l'époque. Une époque où la société est en pleine mutation, sujette à un bon nombre de bouleversements. Libération de la femme, guerre du Vietnam, scandale du Watergate, conquête spatiale et guerre froide deviennent la toile de fond d'un monde qui se réveille péniblement des années d'insouciance. La gueule de bois est sévère et le public a besoin de s'évader et d'oublier, l'espace d'un instant, les difficultés du quotidien. .
La Tête dans les Etoiles
Dans sa jeunesse, Georges Lucas ambitionnait de devenir pilote de course jusqu'à ce qu'un terrible accident ne mette une terme définitif à ses rêves de bitume. Il intègre alors l'University of Southern California Film School. Son film de fin d'études, THX-1138 : 4EB remporte le premier prix du concours national des films universitaires, promotion 1967. En 1968, il fait la connaissance de Francis Ford Coppola avec qui il fonde, en 1969, le studio « American Zoetrope » dont la première production est une version longue de son THX-1138. En 1971, et tandis que Coppola entame le premier Parrain (The Godfather - 1972), Lucas en profite pour créer « Lucasfilms Ltd. ». En 1973 il réalise American Graffiti, film presque autobiographique sur la jeunesse américaine des années 60. Le franc succès et les retombées financières engendrées lui permettent de proposer son nouveau script, Star Wars. Pourtant, et si l'idée d'une fresque galactique lui est venue durant le tournage d'American Graffiti (1973), c'est à une adaptation de Buck Rogers ou Flash Gordon qu'il pense. Mais des problèmes de droits font capoter le projet, le poussant à écrire sa propre histoire.
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Dans sa jeunesse, Georges Lucas ambitionnait de devenir pilote de course jusqu'à ce qu'un terrible accident ne mette une terme définitif à ses rêves de bitume. Il intègre alors l'University of Southern California Film School. Son film de fin d'études, THX-1138 : 4EB remporte le premier prix du concours national des films universitaires, promotion 1967. En 1968, il fait la connaissance de Francis Ford Coppola avec qui il fonde, en 1969, le studio « American Zoetrope » dont la première production est une version longue de son THX-1138. En 1971, et tandis que Coppola entame le premier Parrain (The Godfather - 1972), Lucas en profite pour créer « Lucasfilms Ltd. ». En 1973 il réalise American Graffiti, film presque autobiographique sur la jeunesse américaine des années 60. Le franc succès et les retombées financières engendrées lui permettent de proposer son nouveau script, Star Wars. Pourtant, et si l'idée d'une fresque galactique lui est venue durant le tournage d'American Graffiti (1973), c'est à une adaptation de Buck Rogers ou Flash Gordon qu'il pense. Mais des problèmes de droits font capoter le projet, le poussant à écrire sa propre histoire.
Il était une fois l'espaceTrès influencé par Joseph Campbell (spécialiste des mythologies), il passe énormément de temps à se documenter et tenter de comprendre la mécanique des mythes, leurs points communs, leur universalité. Pour donner vie à son univers, il puise son inspiration tant dans la mythologie grecque (et plus particulièrement l'Odyssée d'Homère), que dans les légendes Arthuriennes (avec ses chevaliers, ses magiciens et ses conflits dantesques), les écrits de J.R.R. Tolkien ou encore la Bible (oeuvre fondatrice de bien des mythes s'il en est). Au final il en découle que tous fonctionnent sur le même schéma : la lutte éternelle opposant le Bien et le Mal. Ses recherches l'orientent vers la création d'un conte de fées spatial dans lequel les forces du Bien (incarnées par les Jedi et l'Alliance Rebelle) tenteront de ramener la paix et l'harmonie dans un univers tombé sous la coupe d'un sorcier malfaisant (l'Empire Galactique).
Georges Lucas présente son projet à divers studios (Universal, Paramount, etc.) qui refusent de le produire, n'y voyant qu'un film obscur et délirant qui ne déboucherait sur pas grand chose (depuis ils n'ont de cesse de se mordre les dents !). C'est alors qu'il croise la route d'Alan Ladd, nouveau directeur créatif de la 20th Century Fox, qui croit immédiatement au potentiel de ce film atypique. Il réussi à convaincre la Fox d'investir sur le film à hauteur de 11.5 millions de dollars, sans se douter de la déferlante qui va s'ensuivre.
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Une galaxie très lointaine
Le script original s'étalait sur des centaines de pages et se terminait par la défaite de l'Empire sur la lune d'Endor (ce qui constitue aujourd'hui le final du dernier épisode de la trilogie, Le Retour du Jedi - 1983). Conscient que la mise en image de la totalité demanderait des coupes franches, un budget colossal et une durée dépassant aisément les six heures, Georges Lucas décida de morceler son récit en trois parties. C’est précisément ce choix artistique qui va propulser Lucas au panthéon des génies. En effet lorsqu’il établit son contrat avec la Fox, il ne demande pas de salaire mirobolant, ni même de couverture de frais excessive, mais simplement de conserver les droits sur d’hypothétiques suites (vous vous souvenez que son histoire pouvait alimenter trois films, soit deux suites), et sur tout le merchandising (notion qui n’existait pas à l’époque). Etant donné que personne ne croit en son projet, il obtient gain de cause et lance Star Wars New Hope en 1975.
Le script original s'étalait sur des centaines de pages et se terminait par la défaite de l'Empire sur la lune d'Endor (ce qui constitue aujourd'hui le final du dernier épisode de la trilogie, Le Retour du Jedi - 1983). Conscient que la mise en image de la totalité demanderait des coupes franches, un budget colossal et une durée dépassant aisément les six heures, Georges Lucas décida de morceler son récit en trois parties. C’est précisément ce choix artistique qui va propulser Lucas au panthéon des génies. En effet lorsqu’il établit son contrat avec la Fox, il ne demande pas de salaire mirobolant, ni même de couverture de frais excessive, mais simplement de conserver les droits sur d’hypothétiques suites (vous vous souvenez que son histoire pouvait alimenter trois films, soit deux suites), et sur tout le merchandising (notion qui n’existait pas à l’époque). Etant donné que personne ne croit en son projet, il obtient gain de cause et lance Star Wars New Hope en 1975. .
Stars en devenir ...Le scénario met en scène un groupe de rebelles s’opposant au despotique Empire Galactique qui règne sur la galaxie toute entière. Les héros sont un jeune fermier, héritier d’une grande puissance mystique (Luke Skywalker), un contrebandier au grand cœur (Han Solo) et une princesse idéaliste, belle et combative (Leia Organa). Si le personnage de Leia existait tel quel dés le départ, il en est tout autrement des deux autres. Ainsi Han Solo avait la peau verte et des branchies et Luke était un général de 60 ans qui s’appelait Starkiller (et non Skywalker).
Afin de trouver ses comédiens, Georges Lucas organise un casting en collaboration avec Brian de Palma qui, à l’époque, cherchait les interprètes de Carrie (1976). Toute la génération montante de comédiens se présente dans l’espoir d’obtenir une place. Non que le projet éveille un quelconque intérêt, mais parce qu’il s’agissait d’un film issu de la nouvelle génération de réalisateurs. Mark Hamill et Carrie Fisher, respectivement âgés de 24 et 19 ans, sont rapidement confirmés. Pour Han Solo les auditions sont plus compliquées. Harrison Ford, que Lucas avait déjà fait travailler sur American Graffiti (1973), est engagé pour donner la réplique aux divers postulants. Mais de fil en aiguille, il s’avère que sa façon d’aborder le personnage convainc Lucas qu’il est le choix idéal.
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... et têtes d'affiche
La réaction de la Fox ne se fait pas attendre. Quelle idée de confier les rôles principaux à de parfaits inconnus ! Si Lucas persiste, il tient malgré tout à embaucher des acteurs confirmés pour des rôles, certes secondaires, mais de première importance : Sir Alec Guinness, dont la carrière au cinéma comme au théâtre est jalonnée de succès, se glissera dans la peau du vieux Maître Jedi Obi-Wan Kenobi, preux chevalier qui doit autant à Lancelot qu’aux samouraïs de Kurosawa. Peter Cushing, principalement connu pour ses films d’horreur au sein de la Maison Hammer, devient le Grand Moff Tarkin, général des armées impériales.
Le reste du casting se compose d’autres anonymes parmi lesquels nous découvrions Anthony Daniels (C-3PO), Peter Mayhew (Chewbacca), Kenny Baker (R2-D2) ou encore David Prose et James Earl Jones (Lord Dark Vador), l’un dans le costume, l’autre lui prêtant sa voix. Il fallait maintenant emmener tout ce petit monde en Tunisie afin de débuter le tournage.
Le reste du casting se compose d’autres anonymes parmi lesquels nous découvrions Anthony Daniels (C-3PO), Peter Mayhew (Chewbacca), Kenny Baker (R2-D2) ou encore David Prose et James Earl Jones (Lord Dark Vador), l’un dans le costume, l’autre lui prêtant sa voix. Il fallait maintenant emmener tout ce petit monde en Tunisie afin de débuter le tournage.
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L’été de tous les dangers
L’été 1975 demeurera dans les annales du mythe comme le meilleur et le pire moment de son histoire. Arrivé en Tunisie, Lucas comprend vite la tâche qui l’attend et les nombreuses difficultés à surmonter. La chaleur est intenable, atteignant sans peine les 45° bien avant midi. Résultat les comédiens et le cascadeur (il n’y en avait qu’un, Peter Diamond) ont énormément de peine à se concentrer et travailler dans de bonnes conditions. Puis vient l’épisode de la tempête. Un matin, l’équipe se retrouve sous un déluge, la plus grosse précipitation enregistrée sur place depuis des décennies ! Outre un retard qui s’accumule de jour en jour, une bonne partie des décors et accessoires est détruite. Les choses finiront tout de même par s’arranger une fois les équipes revenues en Angleterre, dans la sécurité prévisible d’un studio.
L’été 1975 demeurera dans les annales du mythe comme le meilleur et le pire moment de son histoire. Arrivé en Tunisie, Lucas comprend vite la tâche qui l’attend et les nombreuses difficultés à surmonter. La chaleur est intenable, atteignant sans peine les 45° bien avant midi. Résultat les comédiens et le cascadeur (il n’y en avait qu’un, Peter Diamond) ont énormément de peine à se concentrer et travailler dans de bonnes conditions. Puis vient l’épisode de la tempête. Un matin, l’équipe se retrouve sous un déluge, la plus grosse précipitation enregistrée sur place depuis des décennies ! Outre un retard qui s’accumule de jour en jour, une bonne partie des décors et accessoires est détruite. Les choses finiront tout de même par s’arranger une fois les équipes revenues en Angleterre, dans la sécurité prévisible d’un studio. .
Mais l’été 75 c’est aussi la date de création du studio ILM (Industrial Light & Magic), le premier département d’effets spéciaux privé fondé par Lucas. Un évènement majeur dans l’histoire du cinéma puisque ILM est à l’origine de l’imagerie numérique telle que nous la connaissons aujourd’hui. Cette démarche s’inscrit dans le besoin d’indépendance totale exprimé par Lucas. A son sens les studios, seulement captivés par l’attrait de la rentabilité, sont incapables de comprendre la moindre démarche artistique. Il souhaite conserver un droit de regard et une pleine liberté d’action sur son univers. Et si désormais il avoue en souriant être devenu ce qu’il cherchait à fuir (une grosse légume), il convient de noter la volonté d’un homme parti de rien pour arriver à tout.
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Dernière minute
Dans les couloirs de la Fox, les grincements de dents commencent à se faire entendre à mesure que Star Wars prend du retard. Initialement programmé pour être sur les écrans au mois de décembre 1976, la sortie doit être repoussée à 1977. Alan Ladd (directeur créatif de la Fox), qui parvenait à faire tampon depuis des mois, se voit opposer un ultimatum : dans les quinze jours à venir, les caméras doivent cesser de filmer. Une décision brutale pour un Lucas physiquement très affaibli, d’autant que du côté d’ILM les choses ne sont guère plus encourageantes. Pas un plan n’est utilisable alors que la moitié du budget a été engloutie ! Qu’à cela ne tienne, Georges Lucas se retrousse les manches et enchaîne les heures de travail. Deux jours par semaine il supervise les avancées d’ILM, consacrant le reste de son temps au montage, lui aussi catastrophique. Finalement ce n’est que lorsque John Williams (qui vient de composer la musique du Jaws de Steven Spielberg - 1975) livre sa partition que l'ensemble trouve sa cohérence.
Dans les couloirs de la Fox, les grincements de dents commencent à se faire entendre à mesure que Star Wars prend du retard. Initialement programmé pour être sur les écrans au mois de décembre 1976, la sortie doit être repoussée à 1977. Alan Ladd (directeur créatif de la Fox), qui parvenait à faire tampon depuis des mois, se voit opposer un ultimatum : dans les quinze jours à venir, les caméras doivent cesser de filmer. Une décision brutale pour un Lucas physiquement très affaibli, d’autant que du côté d’ILM les choses ne sont guère plus encourageantes. Pas un plan n’est utilisable alors que la moitié du budget a été engloutie ! Qu’à cela ne tienne, Georges Lucas se retrousse les manches et enchaîne les heures de travail. Deux jours par semaine il supervise les avancées d’ILM, consacrant le reste de son temps au montage, lui aussi catastrophique. Finalement ce n’est que lorsque John Williams (qui vient de composer la musique du Jaws de Steven Spielberg - 1975) livre sa partition que l'ensemble trouve sa cohérence. .
Dès sa sortie Star Wars remporte un succès sans précédent. En quelques mois, le film engrange près de 79 millions de dollars, là où les plus grosses productions atteignaient tout juste les 37 millions ! Ce que tout le monde classait déjà comme une petite série B sans avenir se révélait être une réussite éclatante, révolutionnant dans le même temps notre approche des effets spéciaux : une nouvelle ère commençait. .
L'Empire contre-attaqueFort d'un triomphe retentissant, Georges Lucas envisage rapidement la mise en chantier du second chapitre de sa saga intitulé L'Empire contre-attaque (Star Wars : The Empire Strike Back - 1980). Protégé par son contrat signé en 1977, Lucas a toute latitude pour envisager cette suite comme bon lui semble. Il investit dans la production tout l'argent gagné grâce à Star Wars (1977), reléguant la Fox au rang de simple distributeur. Et puisqu’il aspire plus que tout à conserver sa liberté d’action, il confie la réalisation du film à Irvin Kershner (son vieux professeur à l’université devenu un proche collaborateur), conscient qu’il ne pourra pas atteindre pleinement ses objectifs s’il doit être à la fois au four et au moulin.
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La priorité de cet opus est, non pas d’égaler Star Wars (1977), mais de le dépasser très largement au risque de voir l’édifice s’effondrer comme un château de cartes. Le scénario est retravaillé, adoptant une approche plus sombre et plus pesante. Et comme un troisième épisode est pressentit, le second doit se suffire à lui-même tout en étant la pièce centrale d’une vaste entreprise. Le budget est beaucoup plus confortable (atteignant à la fin du tournage les 33 millions de dollars !) et permet des envolées lyriques et spatiales bien plus nombreuses, le maître mot étant « Plus » : Plus de planètes, de créatures, de vaisseaux, de combats spatiaux, de scènes vertigineuses et de personnages. Et parmi eux, L’Empire (1980) accueille trois nouvelles têtes. Billy Dee Williams devient Lando Calrissian, un ancien contrebandier noir qui trahit Han Solo avant de rejoindre l’Alliance Rebelle. Certains n’y verront que le respect du « quota de personne de couleur à l’écran » plus qu’un choix véritable de la part de Lucas (polémique inutile mais qui perdura bien après la sortie du Retour du Jedi en 1983). Boba Fett, dont la présence à l’image n’excède pas les 10 minutes (le plus souvent en qualité de figurant), marque suffisamment les esprits pour s’imposer comme une figure emblématique de la saga. A ce titre, il se voit offrir des apparitions supplémentaires lors des Editions Spéciales (1997 & 2004), et un rôle d’importance dans la prélogie (du moins son père). Enfin Maître Yoda fait une entrée remarquable et remarquée, se hissant immédiatement sur le podium des créations majeures de la série. Pourtant le pari était osé puisqu’à cette époque Yoda est une marionnette animée par Frank Oz. Le risque était de sombrer dans le grotesque, voire (dans le meilleur des cas), rappeler le célèbre Muppet Show. Il n’en sera rien et Yoda reste dans les mémoires comme le Maître qu’il est supposé être. .
La Revanche du Jedi
Dans un final apocalyptique, L’Empire (1980) nous apprenait que Vador est en réalité le père de Luke, tandis que Han Solo mourait (une idée soumise par Harrison Ford lui-même !). Avec un dépassement de budget colossal, L’Empire contre-attaque arrive sur les écrans en mai 1980, et c’est un Lucas ruiné qui attend le verdict public. Plus qu’une victoire, c’est un raz-de-marée qui déferle sur le monde faisant de Star Wars une œuvre culte pour toute une génération. Georges Lucas venait de remporter sa bataille la plus difficile.
En 1981 Alan Ladd démissionne de la Fox, officiellement pour « désaccord » mais de multiples rumeurs laissent entendre que Star Wars en serait la véritable raison. Ce départ pousse Lucas à proposer son nouveau scénario à Paramount qui l’accepte sans trop se faire prier. Il s’agit des Aventuriers de l’Arche Perdu (Raiders of the Lost Ark - 1981).
En 1982, le troisième opus (désormais baptisé Episode VI) est annoncé. L’empire Lucas n’a cessé de croître grâce aux produits dérivés (figurines, t-shirt, posters, etc.) dont il a inondé le marché, donnant naissance au merchandising. Cela lui permet d’investir seul les fonds nécessaires à la concrétisation de son rêve, la Fox restant le distributeur.
Dans un final apocalyptique, L’Empire (1980) nous apprenait que Vador est en réalité le père de Luke, tandis que Han Solo mourait (une idée soumise par Harrison Ford lui-même !). Avec un dépassement de budget colossal, L’Empire contre-attaque arrive sur les écrans en mai 1980, et c’est un Lucas ruiné qui attend le verdict public. Plus qu’une victoire, c’est un raz-de-marée qui déferle sur le monde faisant de Star Wars une œuvre culte pour toute une génération. Georges Lucas venait de remporter sa bataille la plus difficile.En 1981 Alan Ladd démissionne de la Fox, officiellement pour « désaccord » mais de multiples rumeurs laissent entendre que Star Wars en serait la véritable raison. Ce départ pousse Lucas à proposer son nouveau scénario à Paramount qui l’accepte sans trop se faire prier. Il s’agit des Aventuriers de l’Arche Perdu (Raiders of the Lost Ark - 1981).
En 1982, le troisième opus (désormais baptisé Episode VI) est annoncé. L’empire Lucas n’a cessé de croître grâce aux produits dérivés (figurines, t-shirt, posters, etc.) dont il a inondé le marché, donnant naissance au merchandising. Cela lui permet d’investir seul les fonds nécessaires à la concrétisation de son rêve, la Fox restant le distributeur.
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Il pense d’abord lui donner le titre de Return of the Jedi. Mais face à la réticence de ses collaborateurs, il opte pour Revenge of the Jedi. Très occupé à développer ses diverses structures (Skywalker Ranch, ILM, THX Studio et même Pixar, premier studio d’animation 3D qu’il revendra plus tard et qui deviendra le fameux studio à l’origine des Toys Story !), Georges Lucas délègue la réalisation à Richard Marquand. Etrange nomination que celle-ci puisqu’il s’agit d’un inconnu dont la filmographie se compose d’une dizaine de films réalisés entre 1978 et 1987. Le tournage est un vrai calvaire, Lucas surveillant chacune des phases du processus créatif. Aucune liberté n’est laissée au réalisateur (Lucas n’hésitant pas tourner lui-même certaines scènes) qui finit par n’être qu’un instrument technique au service de la machinerie Star Wars.
A quelques semaines de la sortie, Lucas renomme le film Return of the Jedi, la quête de Luke n’étant pas, à son sens, une revanche mais plutôt une rédemption (Revenge of finira bien par être le titre d’un troisième film, celui de la prélogie !).
A quelques semaines de la sortie, Lucas renomme le film Return of the Jedi, la quête de Luke n’étant pas, à son sens, une revanche mais plutôt une rédemption (Revenge of finira bien par être le titre d’un troisième film, celui de la prélogie !).
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L’Empire des rêves
Après une semaine d’exploitation, Le Retour du Jedi (1983) a déjà rapporté 6 millions de dollars. Malgré cela les critiques sont légions et beaucoup n’apprécient pas le virage enfantin de cette conclusion. Outre la ménagerie de Jabba le Hutt, c’est la race des Ewoks (cousins éloignés des Bisounours) qui soulèvent le plus de contestations. Comment a-t-on pu passer du crépusculaire Empire (1980) à ça ? Evidemment tout le monde jette des pierres sur Marquand oubliant un peu vite que Lucas est le seul maître-contrôle de toute la mécanique. Rien ne pouvant se faire sans son accord. Mais comment s’en prendre à celui qui enfanta le tout, devenu une icône ? Et c’est ainsi que Marquand fut sacrifié sur l’autel de la légende.
A l’aube de son 30ème anniversaire, la première trilogie garde toute sa magie et son enchantement. Et si les Editions Spéciales sont venues modifier la vision que nous en avions jusqu’ici, les Star Wars resteront des œuvres intemporelles, inégalables et magiques. A n’en pas douter, et pour terminer sur une note facile, la Force est avec eux.
Après une semaine d’exploitation, Le Retour du Jedi (1983) a déjà rapporté 6 millions de dollars. Malgré cela les critiques sont légions et beaucoup n’apprécient pas le virage enfantin de cette conclusion. Outre la ménagerie de Jabba le Hutt, c’est la race des Ewoks (cousins éloignés des Bisounours) qui soulèvent le plus de contestations. Comment a-t-on pu passer du crépusculaire Empire (1980) à ça ? Evidemment tout le monde jette des pierres sur Marquand oubliant un peu vite que Lucas est le seul maître-contrôle de toute la mécanique. Rien ne pouvant se faire sans son accord. Mais comment s’en prendre à celui qui enfanta le tout, devenu une icône ? Et c’est ainsi que Marquand fut sacrifié sur l’autel de la légende.A l’aube de son 30ème anniversaire, la première trilogie garde toute sa magie et son enchantement. Et si les Editions Spéciales sont venues modifier la vision que nous en avions jusqu’ici, les Star Wars resteront des œuvres intemporelles, inégalables et magiques. A n’en pas douter, et pour terminer sur une note facile, la Force est avec eux.
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Guide de Lecture
Star Wars ou la maîtrise de la Force (Part 1/10)
Guide de Lecture
Star Wars ou la maîtrise de la Force (Part 1/10)
Star Wars au temps de l'Ancienne Republique (Part 2/10)
Star Wars : Jedi vs Sith (Part 3/10)
Star Wars : La Prélogie (Part 4/10)
Star Wars : Au coeur de l'Empire (Part 5/10)
Star Wars : La Trilogie (Part 6/10)
Star Wars : Editions Spéciales (Part 7/10)
Star Wars : Bibliographie étendue (Part 8/10)
Star Wars : La Guerre des Pixels (Part 9/10)
Star Wars de A à Z (Part 10/10)
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Bonus
Cliquez ici pour télécharger des fonds d'écran Star Wars dans la Zone
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Star Wars de A à Z (Part 10/10)
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3 commentaires:
Quel "fumier" ce Lucas tiens!^^
Bon sinon sympa cette partie là aussi!
Je reviens sur la précédente partie tout aussi intéressante par contre tu pourrais nous affranchir quand à tes sources? :)
Sinon j'ai bien lu 6 milliards de soldats pour les troupes de l'Empire et pour les plus gros destroyers 18 km de long (j'en étais à 12 km pour les plus gros et 900 m "seulement" pour les classiques^^)!!!
Tant que j'y suis j'ai trouvé ce site http://swe.sithclan.net/index.php mais je suppose que tu connais déjà!
Bon, pas de réponse, je me sens de plus en plus seul ici...
J'éprouve le même sentiment ! Le manque d'interaction a quelque chose de très dérangeant sur la longueur. Du coup j'en viens à douter considérablement de l'intérêt de poursuivre le Corner ... Tout ce que je tente de mettre en place (Forum, site communautaire, abonnés fidèles) n'est qu'une succession d'échecs. Bref je ne sais plus à quoi m'en tenir ...
Pour te répondre, j'évite de répondre directement à chaque commentaire pour ne pas donner l'impression de surveiller et de commenter tout ce qui se dit Around The Corner. Mais il est évident que je lis chaque commentaire avec attention.
Pour te répondre, mes sources sont diverses mais sont toutes officielles (romans, BD, jeux de rôles et bien sûr films).
Pour le site que tu proposes, oui je le connais, mais c'est toujours utile de fournir des liens à l'attention de ceux qui ne les connaissent pas.
En tout cas merci de ta fidélité et à très vite j'espère ^^
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