Si pour beaucoup Dracula incarne le père de tous les vampires, leur histoire remonte aux balbutiements de la civilisation, avant de s’émanciper et de se développer au fil des siècles pour devenir le mythe actuel et connu de tous : un prédateur raffiné aux canines proéminentes avide de sang frais.
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A en croire le dictionnaire courant, un vampire est « un fantôme sortant la nuit de son tombeau pour aller sucer le sang des vivants ». En 1818 Collin de Plancy en donne une définition plus complète dans les pages de son Dictionnaire Infernal : « C’étaient des morts qui sortaient la nuit de leurs cimetières pour aller sucer le sang des vivants. La Hongrie, la Pologne, la Moldavie en furent longtemps infestés. […] Ils peuvent quitter leur cercueil depuis midi jusqu’à minuit. […] Ils vont la nuit embrasser étroitement leurs parents, leurs amis et leur sucent le sang jusqu’à les exténuer et causer leur mort. […] Ceux qui ont été sucés par les vampires le deviennent à leur tour. ». A noter que Plancy consacre un ouvrage entier au sujet en 1820 sous le titre Histoire des vampires et des spectres malfaisants. Reste qu’au fil des siècles le vampire a alimenté de nombreux mythes et tout autant de légendes qui varient selon les pays, les époques et ceux qui en « rapportent » les exactions.
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A en croire le dictionnaire courant, un vampire est « un fantôme sortant la nuit de son tombeau pour aller sucer le sang des vivants ». En 1818 Collin de Plancy en donne une définition plus complète dans les pages de son Dictionnaire Infernal : « C’étaient des morts qui sortaient la nuit de leurs cimetières pour aller sucer le sang des vivants. La Hongrie, la Pologne, la Moldavie en furent longtemps infestés. […] Ils peuvent quitter leur cercueil depuis midi jusqu’à minuit. […] Ils vont la nuit embrasser étroitement leurs parents, leurs amis et leur sucent le sang jusqu’à les exténuer et causer leur mort. […] Ceux qui ont été sucés par les vampires le deviennent à leur tour. ». A noter que Plancy consacre un ouvrage entier au sujet en 1820 sous le titre Histoire des vampires et des spectres malfaisants. Reste qu’au fil des siècles le vampire a alimenté de nombreux mythes et tout autant de légendes qui varient selon les pays, les époques et ceux qui en « rapportent » les exactions. Aux sources du mal
Les premières traces d’êtres buveurs de sang remontent à un dessin ornant un vase préhistorique découvert en Perse. Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont décrites comme friandes du sang des victimes, tandis qu’en Crète (selon l’écrivain grecque Pausanias) on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Sous l’Empire Romain, la loi Jus Pontificum indique que les corps ne doivent pas être abandonnés sans sépulture qui était protégée contre les voleurs et les ennemis.
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Les premières traces d’êtres buveurs de sang remontent à un dessin ornant un vase préhistorique découvert en Perse. Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont décrites comme friandes du sang des victimes, tandis qu’en Crète (selon l’écrivain grecque Pausanias) on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Sous l’Empire Romain, la loi Jus Pontificum indique que les corps ne doivent pas être abandonnés sans sépulture qui était protégée contre les voleurs et les ennemis. La Reine des Damnés
Au 12ème siècle, l’Angleterre pullule de vampires qui y sont brûlés en place publique pour canaliser les peurs populaires. Au 14ème nous les retrouvons à l’occasion des épidémies de peste qui donne lieu à une traque et une extermination systématique de tous les prétendus caïnites. Le 15ème voit l’avènement de Vlad III, voïvode de Valachie et appelé à devenir le fameux Comte Dracula. Enfin le 17ème est marqué par Erzsébet Báthory, plus communément appelée Elisabeth Bathory, aristocrate hongroise qui aurait torturé, mutilé et tué entre 100 et 600 femmes. Elle fut arrêtée et emmurée vivante en 1610 pour mourir quatre ans plus tard. D'après la légende son obsession de la vieillesse la poussait à se baigner dans le sang de ses victimes. Malgré le démenti formel des historiens, cette croyance encore en vigueur de nos jours en fait une vampire aux yeux de tous. Mais ce n’est pas là la seule raison de cette croyance, puisqu’elle aurait partagé avec Dracula (bien plus tard évidemment) l’appartenance à une société secrète : l’Ordre du Dragon, élément capital de la construction du mythe moderne.
.Au 12ème siècle, l’Angleterre pullule de vampires qui y sont brûlés en place publique pour canaliser les peurs populaires. Au 14ème nous les retrouvons à l’occasion des épidémies de peste qui donne lieu à une traque et une extermination systématique de tous les prétendus caïnites. Le 15ème voit l’avènement de Vlad III, voïvode de Valachie et appelé à devenir le fameux Comte Dracula. Enfin le 17ème est marqué par Erzsébet Báthory, plus communément appelée Elisabeth Bathory, aristocrate hongroise qui aurait torturé, mutilé et tué entre 100 et 600 femmes. Elle fut arrêtée et emmurée vivante en 1610 pour mourir quatre ans plus tard. D'après la légende son obsession de la vieillesse la poussait à se baigner dans le sang de ses victimes. Malgré le démenti formel des historiens, cette croyance encore en vigueur de nos jours en fait une vampire aux yeux de tous. Mais ce n’est pas là la seule raison de cette croyance, puisqu’elle aurait partagé avec Dracula (bien plus tard évidemment) l’appartenance à une société secrète : l’Ordre du Dragon, élément capital de la construction du mythe moderne.
Le conte Dracula
Nous l’avons vu les vampires existent depuis la nuit des temps sous diverses formes aux antipodes de la créature nocturne drapée dans une cape et allant toutes canines dehors. Cette dernière version est le fruit de la rencontre entre un personnage historique trouble, un écrivain talentueux et l’objectif d’une caméra.
Nous sommes en 1430. Vlad III Drăculea voit le jour dans la région de Sighişoara en Transylvanie au cœur des Carpates. Fils de Vlad II, il est considéré comme un homme sanguinaire surnommé par ses ennemis « Vlad Tepes » (Vlad l'Empaleur en roumain) ou encore « Kaziglu Bey » (Le Prince Empaleur en turc). L’histoire le présente comme un être brutal qui embrochait ses ennemis avant de boire leur sang ou de déjeuner face au spectacle de leur lente agonie.
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Nous l’avons vu les vampires existent depuis la nuit des temps sous diverses formes aux antipodes de la créature nocturne drapée dans une cape et allant toutes canines dehors. Cette dernière version est le fruit de la rencontre entre un personnage historique trouble, un écrivain talentueux et l’objectif d’une caméra.Nous sommes en 1430. Vlad III Drăculea voit le jour dans la région de Sighişoara en Transylvanie au cœur des Carpates. Fils de Vlad II, il est considéré comme un homme sanguinaire surnommé par ses ennemis « Vlad Tepes » (Vlad l'Empaleur en roumain) ou encore « Kaziglu Bey » (Le Prince Empaleur en turc). L’histoire le présente comme un être brutal qui embrochait ses ennemis avant de boire leur sang ou de déjeuner face au spectacle de leur lente agonie.
L'Ordre du DragonS’il n’a jamais été question de vampirisme à son sujet, son appartenance à l’Ordre du Dragon devient une preuve de plus de sa barbarie. Fondé en 1408 par le Saint Empereur Romain Germanique Sigismond de Luxembourg, lesfonctions principales de l'Ordre étaient la protection des intérêts de la Chrétienté et la croisade contre les Ottomans. Avec le temps la quête d’immortalité devint l’occupation première de l’Ordre, fait non avéré mais qui participa directement à l’édification de la légende vampirique de Vlad l’Empaleur, faisant des membres de l’Ordre des vampires par contumace. Ajoutez à cela le dragon symbole de l’Ordre, le diminutif de Drăculea, « Drakul », qui peut se traduire en roumain par « Dragon » ou « Diable », et vous comprendrez que l’Histoire a fait du prince de Valachie un monstre presque inhumain.
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Au-delà du mythe, l'Histoire
Néanmoins il fallait plus qu’une poignée de superstitions pour donner corps au mythe. Après avoir longtemps soutenu Vlad III, Mathias I Corvin le Juste, roi de Hongrie, le fait emprisonner pour d’obscurs motifs politiques. Reste que pour justifier ce retournement de situation, Corvin doit faire passer Vlad pour un indésirable, en particulier aux yeux du pape. Il fait rédiger un portrait par son secrétaire, Janus Pannonius, dans lequel il présente Vlad tel que nous le connaissons depuis. Violent, agressif, décadent, auteur de toutes les horreurs, bref un monument de désinformation et de propagande étonnant. Au fil des siècles cette biographie, complétée de poèmes et de contes, connue un succès grandissant auprès d’une populace à la recherche d’émotions fortes et de récits d’épouvante. Une reconnaissance sur laquelle s’appuya Bram Stoker lorsqu’il entama la rédaction de son roman Dracula qui devait pérenniser à tout jamais la vie fantasmée de Vlad III jusqu’à en faire LA réalité historique.
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Néanmoins il fallait plus qu’une poignée de superstitions pour donner corps au mythe. Après avoir longtemps soutenu Vlad III, Mathias I Corvin le Juste, roi de Hongrie, le fait emprisonner pour d’obscurs motifs politiques. Reste que pour justifier ce retournement de situation, Corvin doit faire passer Vlad pour un indésirable, en particulier aux yeux du pape. Il fait rédiger un portrait par son secrétaire, Janus Pannonius, dans lequel il présente Vlad tel que nous le connaissons depuis. Violent, agressif, décadent, auteur de toutes les horreurs, bref un monument de désinformation et de propagande étonnant. Au fil des siècles cette biographie, complétée de poèmes et de contes, connue un succès grandissant auprès d’une populace à la recherche d’émotions fortes et de récits d’épouvante. Une reconnaissance sur laquelle s’appuya Bram Stoker lorsqu’il entama la rédaction de son roman Dracula qui devait pérenniser à tout jamais la vie fantasmée de Vlad III jusqu’à en faire LA réalité historique..
Du sang sous la plume
Abraham Stoker, dit Bram Stoker, est né le 8 novembre 1847 à Clontarf au nord de Dublin. Il passe les huit premières années de sa vie cloué dans son lit en raison de maladies infantiles à répétition. Durant cette sa longue convalescence, il écoute avec passion les légendes irlandaises que lui raconte sa mère.
Après des études au Trinity College, il intègre l'administration dublinoise et rédige des critiques théâtrales pour le compte du Dublin Mail. En 1878 le comédien Henry Irvin lui propose de devenir son manager et l’administrateur du Lyceum Theatre de Londres. Il y cumule alors les postes de gestionnaire, directeur artistique, costumier, chef décorateur sans oublier le recrutement des comédiens et le calendrier des tournées. Malgré un emploi du temps surchargé, il signe des nouvelles fantastique, genre qu’il affectionne tout particulièrement en souvenir des histoires entendues durant son enfance.
Abraham Stoker, dit Bram Stoker, est né le 8 novembre 1847 à Clontarf au nord de Dublin. Il passe les huit premières années de sa vie cloué dans son lit en raison de maladies infantiles à répétition. Durant cette sa longue convalescence, il écoute avec passion les légendes irlandaises que lui raconte sa mère.
Après des études au Trinity College, il intègre l'administration dublinoise et rédige des critiques théâtrales pour le compte du Dublin Mail. En 1878 le comédien Henry Irvin lui propose de devenir son manager et l’administrateur du Lyceum Theatre de Londres. Il y cumule alors les postes de gestionnaire, directeur artistique, costumier, chef décorateur sans oublier le recrutement des comédiens et le calendrier des tournées. Malgré un emploi du temps surchargé, il signe des nouvelles fantastique, genre qu’il affectionne tout particulièrement en souvenir des histoires entendues durant son enfance.
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Stocker le Mystique
Son goût pour l’étrange le pousse à rejoindre la « Compagnie des Beefstaeks », un groupe d’amateurs d’histoires insolites se réunissant toutes les semaines au Lyceum Theatre. Il y fait la connaissance du docteur Arminius Vambery, professeur de langues orientales à l’université de Budapest. Passionné de surnaturel et de folklore, il relate à Stoker diverses légendes d’Europe centrale, notamment celle concernant le mythe entourant Vlad Tepes III surnommé « l’Empaleur ». Fasciné par ses récits, Stoker entame des recherches pharaoniques sur le sujet, avec une prédilection pour l’ésotérisme.
C’est à cette époque qu’il intègre la fameuse société secrète « Golden Dawn » fondée en 1888 par le révérend Woodford, le docteur Westcott, William Woodman et Samuel Mathers avec pour but l’étude et l’enseignement des sciences occultes. Il y croise l’occultiste Alister Crowley, le poète William Butler Yeats, l’actrice Florence Farr ou encore l’écrivain Arthur Machen. Durant plus de dix ans, Stoker accumule les notes, s’abreuve de récits souvent farfelus ou romancés, et s’imprègne de tout ce qui compose cet univers trouble. Une longue période gestationnelle aboutissant à la publication de Dracula en mai 1887 chez Archibald Constable & Cie.
Son goût pour l’étrange le pousse à rejoindre la « Compagnie des Beefstaeks », un groupe d’amateurs d’histoires insolites se réunissant toutes les semaines au Lyceum Theatre. Il y fait la connaissance du docteur Arminius Vambery, professeur de langues orientales à l’université de Budapest. Passionné de surnaturel et de folklore, il relate à Stoker diverses légendes d’Europe centrale, notamment celle concernant le mythe entourant Vlad Tepes III surnommé « l’Empaleur ». Fasciné par ses récits, Stoker entame des recherches pharaoniques sur le sujet, avec une prédilection pour l’ésotérisme.C’est à cette époque qu’il intègre la fameuse société secrète « Golden Dawn » fondée en 1888 par le révérend Woodford, le docteur Westcott, William Woodman et Samuel Mathers avec pour but l’étude et l’enseignement des sciences occultes. Il y croise l’occultiste Alister Crowley, le poète William Butler Yeats, l’actrice Florence Farr ou encore l’écrivain Arthur Machen. Durant plus de dix ans, Stoker accumule les notes, s’abreuve de récits souvent farfelus ou romancés, et s’imprègne de tout ce qui compose cet univers trouble. Une longue période gestationnelle aboutissant à la publication de Dracula en mai 1887 chez Archibald Constable & Cie.
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Sweet TransilvaniaJonathan Harker, clerc de notaire londonien, se rend en Transylvanie pour y rencontrer le Comte Dracula qui souhaite acquérir diverses propriétés autours de Londres. Tandis que sa fiancée, Mina, l’attend pour se marier, le Comte décide d’en faire son prisonnier et le livre à ses diaboliques succubes. Pendant ce temps Dracula part pour Londres où il espère retrouver Mina qui partage une étrange ressemblance avec son amour perdu. S’ensuit un déchaînement de fureur et de sang que seule l’intervention du professeur Van Helsing parvient à arrêter.
Situant son action entre l’Angleterre et la Transylvanie du 19ème siècle, le récit est écrit sous forme épistolaire et se compose d’une suite de journaux intimes, d’articles de presse et de lettres des protagonistes. Rédigé à la première personne, ce choix narratif autorise la différence de points de vue et de perception du Comte Dracula, le rendant plus ambigu et fascinant. Tout en conservant les bases du mythe vampirique (indisposition à l’ail, crainte de l’eau bénite et des crucifix, lecture dans les pensées, faculté de se transformer en animaux ou en brume, incapacité de franchir l’eau courant ou le seuil d’une maison sans y être invité), Stoker y introduit divers éléments devenus des caractéristiques classiques. Ainsi Dracula ne se reflète pas dans les miroirs, est capable de se transformer en chauve-souris, supporte la lumière du soleil qui ne fait que l’affaiblir, et enfin peut être tué par un couteau au détriment du pieu en bois. Sans le savoir Stoker venait de créer l’archétype du vampire, le modèle sur lequel s’appuiera toute la mythologie, le père de tous les enfants de la nuit.
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Testament d'immortalité
Désireux de renouer à la réussite de Dracula (1897), Bram Stoker termine en 1911 The Lair of the White Worm. Mais déjà la maladie l’accable, l’obligeant à rester au lit. Le 21 avril 1912 Bram Stoker meurt des suites d’une insuffisance rénale. Son certificat de décès indique qu’il aurait succombé au surmenage. Une appréciation qui inspire à Jean-Paul Bourre dans son livre Le culte du vampire aujourd’hui : « Ne vous êtes-vous jamais interrogés sur les raisons réelles de la mort de Bram Stoker ? Son acte de décès indique « mort d’épuisement ». N’est-ce pas de cette manière que meurent les victimes d’un vampire ? D’ailleurs est-il réellement mort ? » Probablement pas puisque son roman l’a rendu éternel. .
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Désireux de renouer à la réussite de Dracula (1897), Bram Stoker termine en 1911 The Lair of the White Worm. Mais déjà la maladie l’accable, l’obligeant à rester au lit. Le 21 avril 1912 Bram Stoker meurt des suites d’une insuffisance rénale. Son certificat de décès indique qu’il aurait succombé au surmenage. Une appréciation qui inspire à Jean-Paul Bourre dans son livre Le culte du vampire aujourd’hui : « Ne vous êtes-vous jamais interrogés sur les raisons réelles de la mort de Bram Stoker ? Son acte de décès indique « mort d’épuisement ». N’est-ce pas de cette manière que meurent les victimes d’un vampire ? D’ailleurs est-il réellement mort ? » Probablement pas puisque son roman l’a rendu éternel. ..
Des légendes séculaires à l’incontournable roman fondateur de Bram Stoker, le vampire a connu plusieurs vies à travers les âges jusqu’à prendre une forme plus humaine et donc plus dérangeante car proche de nous. Catalysant nos peurs ancestrales, cristallisant nos désirs enfouis et faisant office de catharsis face à la dualité qui habite chaque humain, les vampires fascinent autant qu’ils révulsent. Et comme nous le verrons par la suite, le cinéma (souvent en lien avec la littérature) allait en perpétuer le mythe, le renouvelant, le modifiant et lui donnant moult visages jusqu’à en dresser une cartographie aussi complexe qu’envoûtante.
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Guide de lecture
Les Vampires : Evolution d'un mythe - Part 11/12
Rice, Lugosi & Lee : Dans l'ombre des vampires - Part 12/12
Rice, Lugosi & Lee : Dans l'ombre des vampires - Part 12/12
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5 commentaires:
C'est toujours un réel plaisir de te lire Bree :)
J'ai hâte de suivre le dossier et découvrir ton angle de vue sur ses charmants buveurs de sang.
Tant d'adaptations et le sujet ne semble pas se tarir.
Dans ma jeunesse, c'était Anne Rice qui m'avait fait redécouvrir les vampires. Dan Simmons a un bon thriller avec Les Fils des ténèbres.
Merci :)
Olivier
Un nouveau dossier histoire de faire une pause, bonne idée. Je reconnais que cela met un peu de "sang neuf"!^^
Concernant l'ami Vlad, il me semble savoir qu'il était tout de même considéré comme un héros par son peuple du fait justement de son opposition à l'envahisseur ottoman!
Petite question tu abordes rapidement le vampire côté occidental mais l'extrême orient connait lui aussi cette créature depuis bien longtemps, est-ce que je me trompe?
Merci à tous les deux pour vos commentaires et votre fidélité !
Oui Arckhas, il y a bien l'aspect Vampires d'Orient mais dont le mythe n'est pas comparable à la vision occidentale du vampire. Si j'ai le temps, je vous ferais un petit topo là-dessus ^^
Et en effet, Vlad Tepes fut considéré comme un héros de guerre avant d'être rejeté et considéré comme un "monstre" ...
Bonjour. Si je peux me permettre une petite remarque, il me semble que Bathory ne buvait pas le sang de ses victimes, mais se baignait dedans (cf une scène de Hostel II)... A part ça, beau boulot
Salut Anonymous,
A la lecture de ton post, je me suis rendu compte que mes explications n'étaient peut-être pas assez claires sur le cas Bathory.
Je te confirme ici qu'il n'a jamais été question de boire le sang ou même de bains de sang (contrairement à la croyance populaire entretenue par le cinéma, les jeux vidéo et les romans). Les historiens ont prouvé que ce fait n'était que pure fiction et s'expliquait par le fait qu'il est difficile pour l'homme d'accepter l'idée qu'une femme puisse être simplement une psychotique assassine.
L'unique vérité concernant Bathory est son goût pour la violence, le sadisme, le meurtre, l'humiliation et la torture. Les histoires de bains ou de soif de sang ne sont que fiction.
Par contre il est vrai qu'elle intégra l'Ordre des Dragons, tout comme le Comte Dracula, ce qui favorisa sa légende vampirique.
Merci pour ton message et tes encouragement ^^
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