dimanche 11 mai 2008

Terry Gilliam, le Time Bandits - Part 6/13

Time Bandits, second film en solo pour Terry Gilliam qui signe une œuvre foisonnante, débridée, irrévérencieuse et dans laquelle transparaît l’univers qui va devenir le sien et faire sa force.
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Suite au succès mitigé de son premier film, Jabberwocky (1977), Terry Gilliam sait désormais que c’est au poste de réalisateur qu’il doit œuvré. En 1980 il entame la rédaction d’un scénario en collaboration avec Michael Palin, son partenaire au sein des Monty Python. Ils souhaitent raconter une histoire leur permettant d’explorer les couloirs du temps en promenant les héros d’une époque à l’autre.
Titré Time Bandits (renommé Bandits Bandits lors de sa sortie en France, titre pour le moins obscur et bien moins évocateur que l’original), il y est question d’un gang de nains qui, à l’aide d’une carte magique, pillent moult richesses à travers le temps.
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Petites gens
« Dans un premier temps je voulais présenter le film du point du vue de l’enfant. Mais j’ai rapidement douté de la capacité d’un enfant à porter un tel film sur sa seule personne. C’est alors que nous avons imaginé l’équipe de nains qui offraient l’avantage d’être de la même taille qu’un enfant. Ce choix engendra un problème technique auquel nous n’avions pas songé. La caméra devait se mettre à leur niveau, ce qui ne fut pas une sinécure pour le cameraman ! Avec le recul je pense que nous avons pris la bonne décision. Avant Time Bandits (1981), personne n’avait donné à un nain la chance d’être le héros d’un film. D’ailleurs les comédiens se sont pleinement investis dans l’aventure, tentant sans cesse de se surpasser et de nous étonner (ce qu’ils ont réussi à faire d’ailleurs !) » se souvient Gilliam.
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7 Nains moins 1
Ainsi la fine équipe se compose de Kenny Baker (le R2D2 de Star Wars), David Rappaport (de la série TV Le Magicien – 1986), Jack Purvis (Willow – 1988), Mike Edmonds (Legend – 1985), Malcolm Dixon (Labyrinth – 1986) et Tiny Ross (Flash Gordon – 1980). A ceux-là s’ajoute un autre personnage, « Horseflesh », censé avoir été le leader de l’escouade avant sa mort. Incarné par Marcus Powell (The Elephant Man – 1980), il est mentionné durant le film mais n’apparaît pas à l’image alors qu’il est bien présent au générique. La raison de cette absence tient dans le fait que mettre sept nains dans un film risquait d’entraîner de nombreux problèmes légaux !
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La Folle Histoire du Monde
Time Bandits (1981), s’il n’est pas un film des Monty Python, en retrouve toute la fièvre délirante et la construction sous forme de tableaux. Outre Terry Gilliam à la réalisation (pas de caméo ici), le casting compte Michael Palin, co-scénariste et interprète de Vincent, un amoureux transit mais passablement stupide et malchanceux, et John Cleese dans une composition de Robin des Bois savoureuse.
On y retrouve aussi Sean Connery qui prête ses traits au roi Agamemnon d’Argos, alors en plein affrontement contre le Minotaure qu’il parvient, non sans mal, à terrasser. Ian Holm campe un névrotique et pathétique Napoléon devenu manchot et passablement alcoolique. Shelly Duval (The Shining – 1980) est la fiancée attentive de Vincent (Palin) qui ne parvient pas à lui déclarer sa flamme. David Warner (second rôle bien connu) interprète le Mal absolu dont le casque est un hommage au « Face Hugger » imaginé par Giger pour Alien (1979). Enfin l’immense Ralph Richardson (Docteur Jivago – 1965) se glisse dans la peau de l’Etre Suprême.
Pour la petite histoire le rôle de Kevin - jeune "héros" du film - fut plus difficile à pourvoir. Au terme de semaines d’un casting éreintant, les derniers candidats ne parvenaient toujours pas à convaincre Gilliam. Parmi eux se trouvait Grant Warnock dont le frère Craig venu le soutenir, attira l’attention de Gilliam qui l’embaucha.

Porte dimensionnelle
Après Sacré Graal (Holy Grail – 1975), qui tournait en parodie le mythe arthurien, et La vie de Brian (Life of Brian – 1979), qui revisitait les origines du christianisme, Terry Gilliam s'attaque ici à d’autres icônes historique avec un plaisir évident. Napoléon, Robin des Bois, Agamemnon, le Minotaure et le Titanic, nul n’est épargné et tous sont sacrifiés sur l’autel de la dérision et du ridicule.
Time Bandits (1981) fonctionne comme une introduction à l’univers de Gilliam en contenant presque toutes les clés à même de nous permettre d’en percer les mystères. Anachronisme, voyages dans le temps, héros improbables, fuite du réel, accomplissement de soi, rédemption, autant de thèmes qu’il développe depuis plus de 20 ans avec le talent que l’on sait. Ainsi au début du film on peut voir les parents de Kevin confrontés à quelques désagréments avec les appareils électroménagers. Scène qui trouve un écho dans Brazil (1985) où Sam Lowry peine avec son petit-déjeuner. Un rapport aux machines comme objets rétifs à l’homme qui, de l’aveu même de Gilliam, est récurrent dans son œuvre.

En 1982 le jeu vidéo Ultima II : The Revenge of the Enchantress s’inspire directement de Time Bandits (1981). Une suite est même envisagée, mais la disparition de trois « bandits » sur six mit un terme au projet.
Reste un film essentiel pour qui souhaite comprendre le cinéma de Gilliam. Fourmillant de détails, il s’impose comme une œuvre passionnante que l’Education Nationale recommanda aux enseignants durant l’année 2001. Une étonnante reconnaissance tout à fait justifiée !
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Disponibles
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Prochainement
Terry Gilliam, le Roi Pêcheur 3 (Part 9/13)
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Terry Gilliam et l'Armée des 12 singes (Part 11/13)
Terry Gilliam fait une Las Vegas Parano (Part 12/13)
Terry : Lost in Gilliam (Part 13/13)

1 commentaires:

  1. faut que je me remette à regarder toutes ces oeuvres tiens!
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