« Espace, frontière de l’infini vers laquelle voyage notre vaisseau spatial. Sa mission de 5 ans : Explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles formes de vies, de nouvelles civilisations, et au mépris du danger s’avancer vers l’inconnu. » Plus de 40 ans plus tard, Star Trek poursuit sa quête là où aucune série n’est jamais allée avant elle.
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Naissance d'une légende
Au début des années 60 un fan de science-fiction appelé Gene Roddenberry décide de créer une série télévisée en s’inspirant des histoires d’Alfred Elton van Vogt et de la Planète Interdite de Fred Wilcox (1956). Pour vendre son idée, il la présente comme la version spatiale de la série télévisée western Wagon Train (1957-1965) qui connaît alors un franc succès.
Au début des années 60 un fan de science-fiction appelé Gene Roddenberry décide de créer une série télévisée en s’inspirant des histoires d’Alfred Elton van Vogt et de la Planète Interdite de Fred Wilcox (1956). Pour vendre son idée, il la présente comme la version spatiale de la série télévisée western Wagon Train (1957-1965) qui connaît alors un franc succès.
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S.S. Yorktown
A l’origine sa série s’appelle S.S. Yorktown et met en scène le capitaine Robert April. En 1964 il obtient le feu vert pour la réalisation d’un pilote titré La Cage (The Cage) dans lequel Jeffrey Hunter joue le capitaine Christopher Pike, le show étant rebaptisé Star Trek. Il est proposé à la CBS qui lui préfère la dernière création de Irwin Allen, Lost in Space (1965-1968). Roddenberry se tourne vers la NBC dont les dirigeants tombent sous le charme du concept, mais jugent le pilote trop cérébral. Chose rare dans les annales de la télévision, ils demandent à ce qu’un nouveau pilote soit tourné (1x01 – Où l’homme dépasse l’homme – Where no man has gone before) et imposent une modification complète du casting, à l’exception de Majel Barrett et de l’extraterrestre vulcain Spock (Leonard Nimoy). Dès lors l'équipage retrouve à sa tête James T. Kirk (William Shatner), promu capitaine de l’USS Enterprise.
La série débute le 8 septembre 1966 avec l’opus Ils étaient des millions (1x05 – The Man Trap) qui est en réalité le 5ème épisode produit. Le second pilote devient le 3ème épisode, tandis que le premier pilote est retravaillé pour devenir un épisode en deux parties sous le titre La Ménagerie (1x15 & 1x16 – The Menagerie).
A l’origine sa série s’appelle S.S. Yorktown et met en scène le capitaine Robert April. En 1964 il obtient le feu vert pour la réalisation d’un pilote titré La Cage (The Cage) dans lequel Jeffrey Hunter joue le capitaine Christopher Pike, le show étant rebaptisé Star Trek. Il est proposé à la CBS qui lui préfère la dernière création de Irwin Allen, Lost in Space (1965-1968). Roddenberry se tourne vers la NBC dont les dirigeants tombent sous le charme du concept, mais jugent le pilote trop cérébral. Chose rare dans les annales de la télévision, ils demandent à ce qu’un nouveau pilote soit tourné (1x01 – Où l’homme dépasse l’homme – Where no man has gone before) et imposent une modification complète du casting, à l’exception de Majel Barrett et de l’extraterrestre vulcain Spock (Leonard Nimoy). Dès lors l'équipage retrouve à sa tête James T. Kirk (William Shatner), promu capitaine de l’USS Enterprise.La série débute le 8 septembre 1966 avec l’opus Ils étaient des millions (1x05 – The Man Trap) qui est en réalité le 5ème épisode produit. Le second pilote devient le 3ème épisode, tandis que le premier pilote est retravaillé pour devenir un épisode en deux parties sous le titre La Ménagerie (1x15 & 1x16 – The Menagerie).
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Devenir un ClassicLa genèse et le lancement chaotique de Star Trek s’explique par les choix narratifs voulus par Roddenberry, choix qui allaient non seulement lui offrir un succès sans précédent, mais poser les jalons d’une nouvelle approche de la science-fiction et de ses codes. Au cœur des années 60, la peur de l’inconnu et des hommes venus de l’espace pousse la plupart des auteurs à présenter les extraterrestres comme des créatures néfastes, conquérantes et redoutables. Mais Roddenberry, humaniste progressiste et fervent défenseur des droits de l’homme, imagine une société plus évoluée, parvenue à effacer ses blessures et rancoeurs passées pour construire un monde meilleur. Dans son utopie socialiste, le racisme, l’intolérance, le capitalisme, l’avarice, la jalousie ou les superstitions n’existent plus pour être remplacés par des valeurs plus altruistes et généreuses. Dès lors Star Trek repose sur une économie d’abondance favorisant le progrès des sciences et de la technologie, tout en garantissant à chacun la satisfaction de ses besoins et désirs. Le travail tel que nous le connaissons ou le commerce ne sont plus nécessaires avec pour conséquence la disparition de l’argent.
Vers l'infini et au-delà
En outre Roddenberry utilisa sa série pour promouvoir ses idées égalitaires en mettant en scène des interprètes de toutes origines ethniques. A l’instar de Nichelle Nichols (Lieutenant Nyota Uhura), qui devint la première femme afro-américaine à tenir un rôle principal à la télévision. Walter Koenig (Pavel Chekov) incarne un personnage originaire de Russie à l’heure où les Etats-Unis sont en pleine guerre froide avec l’Union Soviétique. Sans oublier George Takei, inoubliable lieutenant Hikaru Sulu dont le nom est un mélange de japonais et de philippin. Une audace que l’on retrouve avec Spock dont l’aspect vaguement satanique fut l’objet de vives polémiques, les producteurs craignant de choquer les téléspectateurs.
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En outre Roddenberry utilisa sa série pour promouvoir ses idées égalitaires en mettant en scène des interprètes de toutes origines ethniques. A l’instar de Nichelle Nichols (Lieutenant Nyota Uhura), qui devint la première femme afro-américaine à tenir un rôle principal à la télévision. Walter Koenig (Pavel Chekov) incarne un personnage originaire de Russie à l’heure où les Etats-Unis sont en pleine guerre froide avec l’Union Soviétique. Sans oublier George Takei, inoubliable lieutenant Hikaru Sulu dont le nom est un mélange de japonais et de philippin. Une audace que l’on retrouve avec Spock dont l’aspect vaguement satanique fut l’objet de vives polémiques, les producteurs craignant de choquer les téléspectateurs.
Le sulfure du baiserMais contrairement à Majel Barrett, qui interprétait le commandant en second dans le premier pilote avant d’être débarqué par la Paramount qui jugeait la présence d’une femme à ce poste irréaliste, Spock resta en place et devint un des personnages favoris du public. Autre exemple de ce besoin d’exploser les règles en vigueur, l’épisode La Descendance (3x12 – Plato's Stepchildren) voit le premier baiser entre une américain blanc (Kirk) et une afro-américaine (Uhura), même si le scénario utilise un habile subterfuge à base de contrôle mental comme prétexte.
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Unité cosmopolite
Mise en place dès Star Trek Classic (ainsi renommée pour la différencier de ses nombreux spin-off) et systématiquement reprise sur toutes les séries, la tradition de l’équipage cosmopolite reste un pilier de la galaxie Trek. Chaque série s’attacha alors à réunir une équipe hétéroclite visant à promouvoir la soif d’unité et de mixité voulue par Roddenberry. Et qui mieux que les capitaines peuvent incarner cette idée !
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Mise en place dès Star Trek Classic (ainsi renommée pour la différencier de ses nombreux spin-off) et systématiquement reprise sur toutes les séries, la tradition de l’équipage cosmopolite reste un pilier de la galaxie Trek. Chaque série s’attacha alors à réunir une équipe hétéroclite visant à promouvoir la soif d’unité et de mixité voulue par Roddenberry. Et qui mieux que les capitaines peuvent incarner cette idée ! Après James T Kirk, c’est au tour du français Jean-Luc Picard (excellent Patrick Stewart) de reprendre le flambeau à l’occasion de Star Trek Next Generation (1987-1994). Puis Benjamin Sisko (Avery Brooks), afro-américain, devient le capitaine de la base stellaire Deep Space Nine (1993-1999), avant qu’une femme, Kathryn Janeway (Kate Mulgrew), prenne les commandes du Voyager (1995-2001). A bord de ces différents vaisseaux, nous croisons des Borgs, des Vulcains, des Klingons, des Fenregis, des Cardassiens, des Bajorans, des Trills et même un métamorphe Korrigan qui sont autant de symboles d’intégration et d’ouverture vers les autres. D’ailleurs il s’agit souvent des premiers membres de leur espèce à rejoindre les rangs de Starfleet, montrant le désir de créer une société multiculturelle où chacun partage son savoir et sa technologie.
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Starfleet Command
Pour incarner cette unité qu’il voulait plus étendue que les seules limites de la Terre, Roddenberry avait imaginé Starfleet, une organisation militaire attachée à la défense, la recherche et l’exploration spatiale, et la Fédération Unie des Planètes, qui regroupe différents mondes et systèmes sous une bannière unique. Néanmoins tout n’est pas rose et les conflits politiques et territoriaux bouleversent régulièrement l’équilibre parfois précaire d’une assemblée si bigarrée. Si certaines races – sous la pression des fans – rejoignent la Fédération (tels les Klingons ou les Ferengis), d’autres en revanche restent une menace omniprésente tant dans les séries que dans les films (les Borgs, les Romuliens, les Cardassiens).
.Mais là encore il n’est pas question de manichéisme enfantin ou de raccourcis malheureux, les Star Trek allant au-delà pour nous offrir des récits complexes, passionnants et propices à la réflexion. A l’image de Star Trek VI : Terre Inconnue (1991) qui permettait à Kirk de surmonter sa haine des Klingons pour permettre à la paix de s’installer. Idem pour Star Trek First Contact (1996) qui présentait les raisons du changement profond de l’espèce humaine au travers de la rencontre avec une autre forme de vie, en l’occurrence les Vulcains, leur permettant d’accéder à un nouveau niveau de conscience et de perception. Il en va de même pour les différentes séries dont les canevas narratifs très proches s’articulent souvent autour de valeurs essentielles telles que le partage, l’écoute, la diversité, le respect de l’autre et l’échange. A noter que STNG introduit la « Première Directive » qui contraint la Fédération à ne pas interférer dans l'évolution des espèces moins évoluées, y compris lorsqu’elles sont menacées de destruction. Un principe qui résume assez bien l’esprit Star Trek imaginé par Roddenberry voilà plus de 40 ans, mais qui évolue ici, délaissant l’aspect « exploration/premier contact » pour mettre en scène des races équivalentes sur le plan technologique.
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Avec 726 épisodes répartis sur 5 séries et 11 films, la franchise Star Trek est une référence incontournable. Son influence, tant au niveau de la technologie (domaine dans lequel elle inventa des concepts novateurs et surtout présentés de façon pragmatique et crédible), que de la science-fiction (des séries comme Babylon 5 ou Stargate sont basées sur ce modèle) ou de la manière de concevoir un univers cohérant et réaliste, lui confèrent un impact colossal. Et ce n'est pas le 11ème film, confié à J.J. « Lost » Abrams, qui viendra arrêter cette course unique à travers les étoiles, tant le métrage est une réussite inconstestable. Un métrage qui marque le début d’une nouvelle ère par-delà les frontières de l’infini, là où aucun spectateur n'est allé jusqu'ici !.
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3 commentaires:
Ahlala Star Trek un mythe que cette série!
Rien que du bon et du bonheur!
Mon seul regret, le prix d'achat des coffrets des différents séries!!!
Article intéressant mais vous ne mentionnez pas la dernière série Star Trek Enterprise alors que vous parlez du film d'Abrams et d'autres séries de références comme Babylon 5.
Je voulais juste lui redonner sa place, merci.
Live long and prosper ;)
Salut Archy et Bienvenue sur le Plan 9 !
Effectivement je ne parle pas des autres séries dérivées. Je cite uniquement STNG en raison de la Première Directive, mais je ne rentre pas dans les détais de chacune.
Cependant la conclusion de mon texte rappelle que la Galaxie Trek rassemblent Avec 726 épisodes répartis sur 5 séries et 11 films, auquel nous pouvons d'aileurs ajouter l'excellente série animée !
Et pour être tout à fait complet, sachez que je prépare un vaste dossier consacré à la franchise Star Trek dans son ensemble, occasion de parler des différentes séries ;)
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