dimanche 20 avril 2008

Terry Gilliam, le Roi Pêcheur 2 - Part 4/13

Au sortir de l’ère des Monty Python, Terry Gilliam sait que son avenir n’est pas devant mais derrière la caméra. Entre 1977 et 1988, il poursuite sa carrière en Europe où il tourne quatre films tout en contribuant à l’œuvre cinématographique des Python.
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Après un mariage en 1973 avec Maggie Weston et douze années passées à enchaîner les délires les plus absurdes au sein des Monty Python (films, séries, spectacles), Terry Gilliam souhaite désormais explorer un univers tout aussi loufoque mais plus personnel. Outre la naissance de sa fille Amy Rainbow, 1977 voit la sortie sur les écrans du premier long métrage qu’il réalise seul. Jabberwocky (1977) le conforte dans sa soif de réalisation et malgré un succès mitigé, confirme son talent de conteur. Pourtant c’est en Europe qu’il choisit de poursuivre sa route, l’Amérique n’étant pas encore disposée à lui ouvrir les bras et ses portefeuilles.
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Les couloirs du temps
En 1979 il fait l’acteur dans le deuxième film des Monty Python, La Vie de Brian (Life of Brian). En 1980, tandis que naît sa seconde fille Holly Dubois, il retrouve Michael Palin avec qui il rédige le script de Time Bandits (1981) dans la grande tradition des œuvres burlesques des Python. Féru d’Histoire et amateur de films en costumes (comme le prouve sa filmographie), Gilliam use d’un scénario alibi pour promener sa caméra dans les coulisses du temps, allant de la révolution française à la forêt de Sherwood en passant par la Grèce antique et le Titanic. La présence de Palin, Gilliam et John Cleese au générique pousse certains distributeurs peu scrupuleux à rajouter la mention « Monty Python » avant le titre. Reste que Time Bandits (1981) marque le début d’une carrière en solo pour « l’ami américain » comme le surnomme les anglais.
En 1983, il fait une dernière halte dans la case Python à l’occasion d’un ultime opus en forme d’adieu, Le Sens de la Vie (The Meaning of Life), pour lequel il interprète plusieurs rôles et réalise le prologue, Assurances Crimson (The Crimson Permanent Assurance). Le succès du film lui permet d’entrer en contact avec le studio Universal qui accepte de produire son prochain métrage appelé à devenir une pièce maîtresse du 7ème art : Brazil (1985).
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La folie du culte
Détonnant, bouleversant, hypnotique, ahurissant, définitif, engagé, Brazil (1985) est un chef d’œuvre visionnaire et indispensable. Si la plupart des spectateurs restent perplexes face à une bobine à nulle autre pareille, tous sont conscients d’être face à un monument. Aussitôt devenu culte, Brazil (1985) est le film de tous les excès pour Terry Gilliam. Excès dans la reconnaissance qu’il lui confère, comme dans sa réussite à la fois critique et public. Excès aussi dans les problèmes qu’entraîne sa sortie aux Etats-Unis où les producteurs réclament une fin moins pessimiste, l’affaire débouchant sur un bras de fer juridique sans précédent qui catalogue Gilliam comme un réalisateur difficile et rebelle.
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Génie incompris
En 1988, suite à l’arrivée de son fils Harry Thunder, il retrouve le chemin des plateaux à l’occasion d’un énième adaptation des aventures du Baron de Munchausen. Tournage éprouvant malmené par des problèmes incessants qui font exploser le budget à hauteur de 45 millions de dollars, Munchausen (The Adventures of Baron Munchausen) devient la chronique d’un ratage annoncé.
Avant même sa sortie, le film est conspué par la critique et précédé d’une solide réputation de naufrage artistique, fruit de l’ambition outrancière d’un réalisateur devenu fou. L’échec public condamne Terry Gilliam au statut de génie incompris, Munchausen (1988) devant accéder à la reconnaissance bien des années plus tard.
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Pour autant cette démesure fait qu’Hollywood (où les superproductions abondent de plus en plus) s’intéresse à lui. Et c’est ainsi qu’en 1990, et au terme de qu’il présente lui-même comme une trilogie composée de Time Bandits (1981), Brazil (1985) et Munchausen (1988), il quitte le vieux continent pour son pays d’origine. Une page se tourne et un nouveau cycle commence.
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Disponibles
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Prochainement
Terry Gilliam, le Roi Pêcheur 3 (Part 9/13)
Terry Gilliam et le Fisher King (Part 10/13)
Terry Gilliam et l'Armée des 12 singes (Part 11/13)
Terry Gilliam fait une Las Vegas Parano (Part 12/13)
Terry : Lost in Gilliam (Part 13/13)

1 commentaires:

  1. Bon ça va la suite du dossier étant sympathique, tu n'auras pas de claques sur la fesse droite! Mais attention, au prochain retard et paf!
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