Premier film original signé par les Monty Python, Sacré Graal (1975) vient de fêter son trentenaire grâce à une édition DVD luxueuse et débordante de bonus. 30 ans de fous rires. 30 ans d’audace. 30 ans que le cinéma a trouvé un de ses Graals.
Avec l’arrêt de la série Monty Python’s Flying Circus en 1974, les amateurs d’humour nonsensique se retrouvent orphelin de leur dose régulière d’irrévérence délirante. Suite au départ en 1973 de John Cleese, force est de constater que la dernière saison souffre d’un manque d’innovations, l’ensemble se révélant moins percutant. Aussi lorsque le dernier épisode est diffusé le 05 décembre 1974, tout le monde pense qu’il marque la fin de la carrière de la plus détonante formation d’humoristes. Début 1975 chacun vaque à ses occupations. John Cleese et sa femme, Connie Booth, travaillent sur leur show, Fawlty Towers (1975-1979), tandis qu’Eric Idle a sa propre série, Rutland Weekend Television (1975-1976).1
En 1971, Ian MacNaughton sélectionne les meilleurs sketches des deux premières saisons du Flying Circus (1969-1974) qu’il retourne avec les Python et présente dans le film And Now for Something Completly Different. Cette première incursion sur grand écran laisse un souvenir impérissable à la troupe qui promet d’y revenir un jour, mais sous leur unique contrôle. Ce retour à lieu dès 1975, quelques mois après l’arrêt du show, à l’occasion de Sacré Graal (Monty Python and the Holy Grail) que réalisent Terry Gilliam et Terry Jones. Cette cohabitation débouchera sur de multiples tensions au sein du groupe en raison de divergences artistiques majeures : « Quand deux personnes dirigent la même équipe, il est évident que l’on s’expose à des problèmes de cohérence, de ton ou de vision. Aujourd’hui je déconseille à quiconque de réaliser un film en binôme à moins que la répartition des tâches soit claire dès le départ ! » confie Gilliam. Cela explique pourquoi les prochains métrages sont réalisés par Jones, Gilliam devenant directeur artistique sur La Vie de Brian (1979) et simplement réalisateur du prélude du Sens de la Vie (1983).
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Eclats de noix
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Eclats de noix
Ils parviennent à réunir un budget avoisinant les 250.000 £ dont une partie est versée par Pink Floyd et Led Zeppelin. Néanmoins le plus gros de la production est assuré par Mark Forstater, Michael White (The Rocky Horror Picture Show – 1975) et John Goldstone, un fidèle des Python qui produira par la suite Jabberwocky (1977), La Vie de Brian (1979), Le Sens de la Vie (1983), Erik le Viking (1989) et le documentaire The Quest for the Holy Grail Locations (2001). En seulement cinq semaines le film est mis en boîte. Par soucis d’économie, le tournage se passe en Ecosse autour des châteaux de Doune, Glen Coe et Stalker qui sont utilisés sous différents angles en fonction des scènes, quand des modèles en carton ne sont pas posés à l’horizon. De la même manière, n’ayant pas les moyens de s’offrir le luxe d’une location de chevaux, ils utilisent des coques de noix de coco qu’ils entrechoquent pour simuler les cavalcades (ce qui deviendra un élément comique remarquable mais imprévu). Autre anecdote, les côtes de mailles portées par les chevaliers sont en réalité des pulls en laine recouverts de peinture argentée. Reste que malgré cette touche « amateur », Sacré Graal parvient à faire de cette absence de moyens une force créatrice et humoristique sans précédent.
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Flying MovieEn plus des deux chansons inédites (Knights of the Round Table et The Ballad of Sir Robin), Sacré Graal déborde d’ingéniosité et de trouvailles, chaque séquence étant désormais considérée comme culte et traitée comme telle. Le générique est à ce titre un monument du genre annonçant les élucubrations à venir. Revisitant les légendes arthuriennes, les Python n’épargnent personne et disséminent, sous couvert de blagues potaches, de violentes critiques à l’encontre de la monarchie anglaise, de la distinction française, des religions ou de la définition même du héros.
Si la trame semble suivre un déroulement logique, elle est truffée d’anachronismes, d’aberrations et de ce non-sens caractéristique (ou devrais-je dire "Pythonesque" selon l’expression consacrée). A l’image de la fin originale qui voyait Arthur et ses compagnons trouver le Saint Graal dans les rayonnages du célèbre Harrods, magasin londonien généraliste hautement réputé.
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Dés sa sortie, Sacré Graal s’impose comme une réussite critique et public partout où il est projeté. Devenu un classique, les hommages sont légions dans tous les domaines : jeux vidéos (Monty Python and the Holy Grail, Worms, Fallout 2, etc.), comédie musicale (Monty Python's Spamalot – 2004) et même bière, Monty Python's Holy Grail, le «Gr » étant barré.Chef d’œuvre du 7ème art qui participa grandement à la pérennité du mythe des Monty Python, Sacré Graal est à l’origine de l’émergence d’une nouvelle forme d’humour qui ne cesse depuis de faire des émules.
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Disponibles
Terry Gilliam, le Roi Pêcheur 1 (Part 1/13)
Terry Gilliam, le Monty Python (Part 2/13)
Terry Gilliam et le Sacré Graal (Part 3/13)
Terry Gilliam, le Roi Pêcheur 1 (Part 1/13)
Terry Gilliam, le Monty Python (Part 2/13)
Terry Gilliam et le Sacré Graal (Part 3/13)
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Prochainement
Terry Gilliam, le Roi Pêcheur 3 (Part 9/13)
Terry Gilliam et le Fisher King (Part 10/13)
Terry Gilliam et l'Armée des 12 singes (Part 11/13)
Terry Gilliam fait une Las Vegas Parano (Part 12/13)
Terry : Lost in Gilliam (Part 13/13)
Terry Gilliam, le Roi Pêcheur 3 (Part 9/13)
Terry Gilliam et le Fisher King (Part 10/13)
Terry Gilliam et l'Armée des 12 singes (Part 11/13)
Terry Gilliam fait une Las Vegas Parano (Part 12/13)
Terry : Lost in Gilliam (Part 13/13)












1 commentaires:
Créer quelque chose d'aussi bon avec finalement peu de moyens financiers... Si c'est pas du génie à l'état pur ça!!!
Je ne savais pas que Fallout 2 reprenait une ou des références de ce film par contre...
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