Traînant une réputation de réalisateur aussi délirant que maudit, Terry Gilliam ne cesse de surprendre en allant là où personne ne l’attend. Fort d’une filmographie où s’entrechoquent personnages loufoques, humour débridé et univers extravagant, il s’impose sans peine comme un artiste complet et fascinant que nous vous invitons à découvrir au travers de son œuvre assurément incontournable.
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Terence Vance Gilliam voit le jour dans la commune rurale de Medecine Lake, Minnesota, le 22 novembre 1940. Fruit de l’union de Béatrice Gilliam (née Vance) et de James Hall, ancien soldat dans le dernier bataillon de cavalerie de l’armée américaine devenu représentant de commerce pour le compte des cafés Folger et enfin charpentier. Terence a un frère de 10 ans son cadet (aujourd’hui inspecteur au sein de la police de Los Angeles) et une jeune sœur (de 2 ans de moins) dont l’asthme chronique oblige la famille à partir s’installer sur la côte ouest, tout prêt de la colline où s’étale le fameux « Hollywood ».1
Coup de folieTerry s’inscrit à la Brimingham High School où il se révèle être un élève studieux et apprécié, devenant le président du corps étudiant, l’organisateur en chef des fêtes scolaires avant d’être élu comme « l’étudiant le plus à même de réussir » ! C’est à cette époque qu’il découvre le magazine irrévérencieux et anti-conformiste d’Harvey Kurtzman, le mythique MAD. Tout comme le confirmeront par la suite les autres membres des Monty Python, MAD fut une source d’inspiration presque intarissable. Autre influence avouée de Gilliam, les deux extravagantes séries télé d’Ernie Kovac, Ernie in Kovacsland (1951) et The Ernie Kovacs Show (1952-1956). En 1958 il entame des études de sciences politiques et collabore régulièrement au magazine satyrique de l’université, Fang, en qualité d’illustrateur. Au début de sa troisième année, il en devient rédacteur en chef et l’utilise comme une tribune à la gloire d’Harvey Kurtzman qu’il vénère par dessus tout.
Ses études achevées, il travaille pour diverses agences de publicité avant que Kurtzman, à qui Gilliam a fait parvenir quelques exemplaires de Fang, lui propose d’intégrer son équipe afin de travailler sur la revue Help !. En 1964 il fait la connaissance de John Cleese, en tournée à New York avec le Cambrigde Circus, qu’il persuade d’apparaître dans un roman-photo décalé dans les pages d’Help !.
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La grande traverséeLa publication d’Help ! s’interrompt en 1965. Ne souhaitant pas se retrouver parachuter au Vietnam (où la guerre fait rage), il s’enrôle dans la Garde Nationale et suit un entraînement rigoureux sur une base du New Jersey. La légende veut que Gilliam passa le plus clair de son temps à dessiner des caricatures avantageuses de ses officiers supérieurs, tout en s’impliquant activement au journal du camp. Quoiqu’il en soit après ce bref séjour sous les drapeaux, il décide de partir à la découverte du monde, et plus particulièrement de l’Europe. Durant six mois il parcourt l’Allemagne, l’Italie et la France où il participe au magazine Pilote de René Goscinny.
Pourtant ce séjour, loin de répondre à ses attentes, le pousse à rejoindre New York où il débarque sans le moindre dollar en poche. Si Harvey Kurtzman lui permet de dormir dans son grenier, la situation devient rapidement très difficile. De retour à Los Angeles, il co-signe le livre The Cocktail People (1966) avec Joel Siegel, lui ouvrant les portes d’une agence publicitaire spécialisée dans les affiches d’Universal Pictures. Remercié en 1967, il décide de tenter sa chance à Londres.
Sur place il décroche une place au Sunday Times Magazine, considéré à l’époque comme un journal innovant, et prête sa plume occasionnellement pour des comics américains. Quelques mois plus tard, il est nommé directeur artistique du Londoner. Une expérience qui tourne court avec la mort prématurée du titre.
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Par la Petite LucarneDécidé à changer complètement de carrière, Terry Gilliam téléphone à John Cleese, unique personne qu’il connaît dans le milieu de la télévision. Celui-ci lui présente Humphrey Barclay, réalisateur de dessins animés qui accepte de lui donner sa chance. C’est ainsi que Gilliam se retrouve sur le programme pour enfants Do Not Adjust Your Set (1967-1969) dont le générique compte aussi Terry Jones, Michael Palin et Eric Idle. Il y développe un univers étrange, n’hésitant pas à mélanger dessins traditionnels, photographies et coupures de presse pour aboutir à des œuvres difficilement accessibles pour les plus jeunes. A compter du mois d’août, Humphrey Barclay lance un nouveau talk-show, We Have Ways of Making You Laugh (1968), pour lequel Gilliam dessine des caricatures des invités. Mais l’émission n’a que peu de succès et disparaît après seulement 9 numéros.
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En 1969, Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam, Terry Jones, Eric Idle et Michael Palin se réunissent et fondent les Monty Python. Le 01 octobre 1969, le premier épisode des Monty Python’s Flying Circus est diffusé sur BBC-1. Gilliam, seul américain du groupe, contribue aux scénarii, apparaît dans quelques sketches et surtout réalise les animations qui lient les différents tableaux. Sans le savoir, les six compères allaient révolutionner l’humour et entrer dans l’histoire comme la formation comique la plus étonnante, détonante et novatrice à ce jour. Une ère nouvelle débutait.
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Guide de lecture
Prochainement
Terry Gilliam, le Roi Pêcheur 3 (Part 9/13)
Terry Gilliam et le Fisher King (Part 10/13)
Terry Gilliam et l'Armée des 12 singes (Part 11/13)
Terry Gilliam fait une Las Vegas Parano (Part 12/13)
Terry : Lost in Gilliam (Part 13/13)
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1 commentaires:
C'est une mise en bouche, j'attend le reste^^.
Par contre d'où vient l'appellation "Monthy Python"? C'est une référence à quelque chose de particulier?
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