La fantasy a toujours fait les beaux jours du cinéma tant le genre se prête aux rêves improbables, aux visions oniriques et aux délires créatifs les plus enthousiasmants. Et si pour bénéficier du meilleur il a parfois fallu s’atteler au pire, le constat final penche en faveur du succès et du plaisir que l’on éprouve à visiter ces mondes étranges et fascinants. Bienvenue dans une fantasy filmée.
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Aux premières heures du cinéma, s’il n’est pas encore question de dragons, de guerriers et de pythies, la fantasy s’invite à la fête par le biais de Lucifer et quelques effets spéciaux très réussis (Le manoir du diable – 1896, Phantom – 1922). Puis en 1924 Frizt Lang se décide à adapter la légende germanique des Nibelungen sous la forme d’un long diptyque surprenant, inspiré par l’opéra de Robert Wagner L’anneau du Nibelung (1848-1876) qui marqua profondément J.R.R. Tolkien. Néanmoins il faut attendre 1937 pour qu’enfin la fantasy se voie offrir son premier film et le cinéma parlant son premier chef–d’œuvre.
Aux premières heures du cinéma, s’il n’est pas encore question de dragons, de guerriers et de pythies, la fantasy s’invite à la fête par le biais de Lucifer et quelques effets spéciaux très réussis (Le manoir du diable – 1896, Phantom – 1922). Puis en 1924 Frizt Lang se décide à adapter la légende germanique des Nibelungen sous la forme d’un long diptyque surprenant, inspiré par l’opéra de Robert Wagner L’anneau du Nibelung (1848-1876) qui marqua profondément J.R.R. Tolkien. Néanmoins il faut attendre 1937 pour qu’enfin la fantasy se voie offrir son premier film et le cinéma parlant son premier chef–d’œuvre.
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Il était une fois
Après quatre années d’un lourd labeur, Walt Disney présente le premier long-métrage d’animation en couleurs de l’histoire. Basé sur le conte des frères Grimm paru en 1812, Blanche-Neige et les sept nains est une pièce maîtresse tant il frôle la perfection. Les canons de la fantasy y sont pleinement exploités : la cruelle reine devenant sorcière et usant de ses pouvoirs pernicieux pour anéantir la pureté incarnée par Blanche-Neige, le valeureux chevalier transit d’amour ramenant sa princesse à la vie, des nains malicieux et fiers, un miroir magique capable de bien des prodiges et une féérie qui se dégage à chaque instant. Le succès est immédiat et fondateur d’un empire entièrement dédié à la gloire des enfants. En 1939 ces derniers restent la cible des studios avec Le magicien d’Oz dans lequel la jeune Dorothy (Judy Garland) traverse un pays magique en compagnie d’un épouvantail, d’un lion peureux et d’un homme de Fer-Blanc dans l’espoir de trouver le magicien d’Oz qui seul pourra les aider à faire face à la Sorcière de l’Ouest.
Après quatre années d’un lourd labeur, Walt Disney présente le premier long-métrage d’animation en couleurs de l’histoire. Basé sur le conte des frères Grimm paru en 1812, Blanche-Neige et les sept nains est une pièce maîtresse tant il frôle la perfection. Les canons de la fantasy y sont pleinement exploités : la cruelle reine devenant sorcière et usant de ses pouvoirs pernicieux pour anéantir la pureté incarnée par Blanche-Neige, le valeureux chevalier transit d’amour ramenant sa princesse à la vie, des nains malicieux et fiers, un miroir magique capable de bien des prodiges et une féérie qui se dégage à chaque instant. Le succès est immédiat et fondateur d’un empire entièrement dédié à la gloire des enfants. En 1939 ces derniers restent la cible des studios avec Le magicien d’Oz dans lequel la jeune Dorothy (Judy Garland) traverse un pays magique en compagnie d’un épouvantail, d’un lion peureux et d’un homme de Fer-Blanc dans l’espoir de trouver le magicien d’Oz qui seul pourra les aider à faire face à la Sorcière de l’Ouest..
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Réalisé la même année qu’Autant en emporte le vent par Victor Fleming (1939), cette comédie musicale est l’occasion de voir de vrais acteurs dans un cadre fantastique. Une réussite couronnée de deux Oscars dont celui de la Meilleure Chanson Originale pour Somewhere Over the Rainbow. 1
La France n’est pas en reste avec la sortie en 1946 de La Belle et la Bête de Jean Cocteau, avec Jean Marais dans le rôle de la Bête, adapté de la version du conte de Jeanne Marie Leprince de Beaumont (1757). Outre la poésie évidente qui s’en dégage, le film avance des scène d’anthologie telles la transformation de la Bête ou le décor vivant de sa demeure. Visuellement renversant, La Belle et la Bête fut une source d’inspiration pour bon nombre de réalisateurs par la suite tout en se posant comme un des fleurons de la fantasy filmée. Les contes classiques n’en finissent pas de stimuler le grand écran puisqu’en 1950 Walt Disney signe Cendrillon d'après Charles Perrault (1667) et les frères Grimm (1812). Une fois encore la magie opère pleinement laissant libre court à une fantasy lyrique où une souillon devient princesse sous la baguette d’une bonne et aimante fée.
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Enfin n’oublions pas Merlin l’enchanteur (1963) d’après L'épée dans la pierre de Terence Hanbury White, 22ème long-métrage d’animation et 20ème « Classique » de Disney. Reprenant les légendes Arthuriennes, ce Merlin est une plongée dans un moyen-âge théâtral mais assurément fantastique comme le prouve le fantasque duel de magie opposant l’exubérante Madame Mim à Merlin. Cette fois la fantasy est plus riante, servant un propos léger traité avec dérision.
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Fantasy fantaisiste ...
Une dérision que nous retrouvons en 1975 avec la sortie du délirant Sacré Graal des Monthy Python, qui parodie habilement la quête d’Arthur et de ses chevaliers de la table ronde. Si la trame semble suivre un déroulement logique, elle est truffée d’anachronismes, d’aberrations et de ce non-sens caractéristique. Puis nous retrouvons Terry Gilliam sans ses amis Python pour le crasseux Jabberwocky (1977) qui met en scène des chasseurs de monstres du dimanche traquant le célèbre Jabberwocky dont l’apparence est un hommage à Godzilla. La même année c’est un dragon plus débonnaire que le studio Disney décide de mettre en scène dans Peter et Elliot le dragon où les aventures d’un jeune orphelin et de son ami dragon qui peut disparaître à volonté. A noter que le film s’inscrit dans la mouvance des productions Disney mélangeant prises de vues réelles et animation à l’instar de Mary Poppins (1964) ou L’apprentie sorcière (1971). Mais 1977 est surtout marquée par la sortie de Star Wars de Georges Lucas qui transpose dans l’espace les concepts propres à la fantasy. Ainsi son héros est un jeune chevalier naïf habillé de blanc, bravant mille dangers pour aller sauver une princesse des griffes d’un puissant sorcier noir qui la retient dans sa forteresse. Dans sa quête il est aidé par un vieux et sage magicien, un brigand un peu roublard et une étrange créature à la force herculéenne. Afin de bien faire la différence avec la fantasy traditionnelle, Star Wars fut estampillé comme étant du « Space Fantasy », fusion entre le Space Opera et la Fantasy. Reste qu’avec ce film et l’engouement qu’il suscita, les studios s’engouffrèrent dans la brèche, produisant toutes sortes de films de science-fiction et d’héroic-fantasy. L’apothéose étant de parvenir à réunir les deux courants sur une même bobine comme dans Flash Gordon (1980).
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Terres de légendes
Après que la télévision ait diffusé le dessin animé The Hobbit (1977), adaptation du roman éponyme de J.R.R. Tolkien, Ralph Bakshi entreprend d’adapter la trilogie du Seigneur des Anneaux en deux films animés dès 1978. Pour l’occasion il décide d’utiliser la rotoscopie, une technique d’animation crée par Dave et Max Fleischer en 1914 consistant à transformer une scène filmée en un dessin animé. Malgré de grandes libertés dans la trame – comme l’a prouvé Peter Jackson, il est difficile de faire court sur le sujet – cette version reste très fidèle tant dans la mise en scène que dans le traitement des personnages. Certes les raccourcis sont nombreux, le choix de la rotoscopie discutable, mais l’ensemble profite d'une énergie indéniable à même d'en faire un excellent divertissement..
.Malheureusement l’échec du film et les innombrables critiques - souvent injustifiées - anéantissent les espoirs de Bakshi quant à la mise en chantier d’une suite, le métrage s’arrêtant après la bataille du Gouffre d’Helm. Nonobstant cette décision, la « seconde partie » verra tout de même le jour dans le cadre d’un animé pour la télévision sous le titre Le Retour du Roi (1980), Bakshi n’ayant aucun lien avec cette production par ailleurs très décevante.
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Guide de Lecture
La Fantasy dans tous ses états - Part 3/9 : Jeux de Rôle 1/2
La Fantasy dans tous ses états - Part 4/9 : Jeux de Rôle 2/2
La Fantasy dans tous ses états - Part 5/9 : Cinéma 1/3
La Fantasy dans tous ses états - Part 4/9 : Jeux de Rôle 2/2
La Fantasy dans tous ses états - Part 5/9 : Cinéma 1/3






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