dimanche 9 décembre 2007

Santa Claus Killer - Part 2/2

Large barbe blanche, chevauchant un traîneau dans la nuit, sachant qui a été bon ou mauvais durant l’année passée, le Père Noël occupe depuis des décennies une place particulière dans la conscience collective. Mais quand, de sa hotte, jaillissent corps mutilés, têtes arrachées et autres boyaux, la magie s’envole pour laisser place à la cruauté et la mort. Et s’il est vêtu de rouge, c’est peut-être pour mieux dissimuler le sang qui macule son costume. Joyeux Noël !
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Cinéma transgressif
Mais à l’instar d’EC et ses Tales from the Crypt, Douce Nuit, Sanglante Nuit (1984) dérange, choque et finit par entraîner une polémique à l’échelle nationale. Retiré des salles de cinéma dans certains états, interdit dans d’autres, le film subit les foudres de la censure qui l’accuse de « pervertir l’image du Père Noël et d’en proposer une vision vile et repoussante ! » Une polémique qui dépassera largement le cadre des frontières américaines puisque même en France il soulèvera un tolet auprès des âmes bien pensantes. Et si nous sommes encore loin des élucubrations à venir selon lesquelles le cinéma engendre la violence qui conduit au meurtre, Douce Nuit, Sanglante Nuit et l’ensemble du cinéma de genre avec lui est montré du doigt comme une chose « dangereuse et réservée à un public de détraqués » (Merci du compliment !)
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De la suite dans les idées ?
« Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » dit l’adage. C’est ainsi qu’entre 1987 et 1992, quatre autres films viendront compléter la série. Après trois ans d’attente (il fallu bien ça pour adoucir la colère des détracteurs), Douce Nuit, Sanglante Nuit 2 (1987) voit le jour sous la houlette de Lee Harry. Cette suite met en scène Ricky (Eric Freeman), petit frère de Billy et accessoirement psychotique notoire en pleine thérapie. Obnubilé par la mort de son aîné, il ne rêve que de retrouver la mère supérieure afin de lui faire expier ses fautes. C’est ainsi que recommence la grande parade du gore, avec au menu, larges couteaux, charges électriques et autre parapluie de combat. Malheureusement, Lee Harry est loin d’égaler l’œuvre de Charles E. Sellier Jr. en nous proposant un film bâtard, dont la majeure partie est composée des rushs de l’original. Au final, et exception faite de courts passages funs, cette seconde partie ne comble pas vraiment nos attentes.

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Les jouets de la mort
Si Douce Nuit, Sanglante Nuit 2 (1987) possédait encore de nombreuses vertus, les trois chapitres suivants de la saga alterneront scripts sans grande imagination et renouvellement du mythe : Douce Nuit, Sanglante Nuit 3 : Coma Dépassé (Monte Hellman – 1989) ramène à la vie Ricky pour une nouvelle séance de dépeçage en masse. Ennuyeux et sans intérêt, c’est le plus mauvais épisode de la saga. Changement de décors et d’ambiance avec le réussi Douce Nuit, Sanglante Nuit 4 : L’initiation (1990) réalisé par un maître du genre, Brian Yuzna. Ici, il est question d’une secte vouant un culte au dieu égyptien Isis, et en quête d’une jeune femme appelée à devenir la nouvelle reine. Parsemé de clins d’œil à la série (le couple regardant Douce Nuit, Sanglante Nuit 3 à la télé, le personnage portant le nom de Ricky) et proposant une approche totalement différente, ce quatrième opus reste une bonne surprise que l’on a plaisir à découvrir. Brian Yuzna revient d’ailleurs pour Douce Nuit, Sanglante Nuit 5 : Les Jouets De La Mort (1992) en tant que scénariste, laissant la réalisation à Martin Kitrosser. Pour cette ultime aventure (?), un jeune garçon voit son père se faire trucider par un jouet. Reclus dans son silence, il fait la connaissance d’un étrange faiseur de jouets nommé Joe Peto (Mickey Rooney), allusion à peine voilée au Gepetto de Pinocchio. Avec lui, le cauchemar se répète et la nuit ne fait que commencer ! Si l’ensemble est un peu convenu d’avance, la mise en scène et l’intrigue parviennent à nous tenir éveiller. A ce jour, et depuis plus de 10 ans, personne ne s’essaie à produire un Douce Nuit, Sanglante Nuit 6 que l’on imagine d’ores et déjà raté. Mais le revival actuel pour l’horreur pourrait bien nous prouver que nous avons tort. Qui sait, sur un malentendu…
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Guirlandes de tripes
Revenons en 1984 le temps d’un improbable Don't Open Till Christmas d’Edmund Purdom, ce dernier se donnant le rôle de l’inspecteur Harris (sic). Abracadabrant tant dans sa structure, que sa réalisation ou son montage, ce film ne vaut que par un postulat de départ amusant, faisant du Père Noël la victime et non l’assassin. Au cœur de Londres à l’approche de Noël, un forcené semble vouloir éradiquer tous ceux qui auraient le mauvais goût d’enfiler le costume rouge et la barbe. Très inventif, le tueur innove à chaque meurtre, la seule constante étant le déluge de sang et la violence exacerbée (tête rôtie, arme médiévale, pic à glace, tout y passe !) Seulement voilà, le spectateur se retrouve très vite perdu au milieu d’un film où l’on se demande si quelqu’un est bien derrière la caméra, et pas seulement devant à nous imposer un piètre numéro d’acteur ! Les scènes se suivent sans grande cohérence, proposant des situations aux frontières du burlesque, le rire en moins. Souffrant d’un budget minimaliste (ce qui explique la pauvreté des costumes de Père Noël ?) et d’un manque flagrant de savoir-faire, Don't Open Till Christmas se regarde entre amis, noyé au milieu d’une programmation vidéo bon marché. Décevant mais bien gore !
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Crimes de Lutins
Variation autours du même thème avec Elves de Jeffrey Mandel (1990). Lors d’une insolite cérémonie pratiquée au fond des bois, trois jeunes filles ramènent à la vie une armée d’Elfes et de lutins, génétiquement modifiés par un savant nazi durant la Seconde Guerre Mondiale ! Mais contrairement à leur fonction originelle, ce n’est pas pour le Père Noël qu’ils travaillent, mais à l’accomplissement d’un rituel. Tandis qu’ils se mettent en quête d’une vierge à même de réaliser leur funeste projet, Mike McGavin (Dan Haggerty), une légende issue du staff de Santa Claus, se voit contraint de faire appel à ses pouvoirs pour endiguer la menace et sauver Noël. Malgré une route pavée de bonnes intentions (il faut reconnaître que l’intrigue à de quoi mettre en appétit), Elves ne parvient jamais à nous surprendre. Entre cruelle déception et joie hystérique provoquée par certaines séquences, un film que l’on espérait bien meilleur. Noël n’est plus la période de tous les miracles !
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Satan Close
En 1996, John A. Russo, co-scénariste du mythique Nuit des Morts Vivants (Georges Romero - 1968), nous livre un détonnant et sexy Santa Claws. Le jeune Wayne (Grant Kramer) trouve sa mère très affairée avec un homme déguisé en Père Noël, vision insupportable qui le conduit à les tuer tous les deux. Après des années d’incarcération, il est remit en liberté et trouve un boulot dans une maison de production. C’est là qu’il fait la connaissance de Raven Quinn (Debbie Rochon), starlette de films d’horreur érotique, dont il s’éprend. Une fois encore, son obsession va le pousser à commettre des actes peu ragoûtants. Mais ne vous y trompez pas, les poitrines généreuses et autres paires de fesses sont plus souvent mises à l’honneur qu’une bonne mutilation des familles. John A. Russo se contente du minimum syndical dans cette série Z plus luxurieuse que saignante.
1996 toujours, Massimiliano Cerchi ouvre sa charcuterie personnelle avec Satan Claus ou l’histoire d’un fondu de la cafetière qui, déguisé en Père Noël (encore), s’est mis en tête de décoré son sapin avec des bouts de corps humains. Face à lui, une équipe de vainqueurs, composée d’un acteur, de sa petite amie policière et d’une femme adapte du vaudou, tente de mettre un terme à l’hécatombe. Ménageant ses effets, Satan Claus vaut surtout pour les nombreux démembrements et la confection de l’arbre qui s’ensuit. Sans être incontournable, cette production sans prétention s’avère divertissante et bien relevée.
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La saison du massacre
Directement distribué en vidéo, The Christmas Season Massacre de Jeremy Wallace (2001) nous conte les mésaventures de Tommy, le souffre-douleur de toute une classe. Seulement, à trop tourmenter quelqu’un, on fini par éveiller le monstre qui est en lui. Et celui qui dormait en Tommy est assoiffé de chair fraîche. Les six survivants de sa vengeance décident de se liguer dans l’espoir de mettre un terme au règne de terreur de leur ancien camarade. Outrageusement gore (la scène d’ouverture est un modèle du genre), The Christmas Season Massacre ne s’interdit rien, mêlant habilement humour noir et terreur primitive. Comme quoi on peut faire du jouissif avec deux bouts d’intestins et une réelle envie de faire peur.
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Il est mort le petit enfant ...
En 2005 le père noël est revenu à la charge à l’occasion de Santa’s Slay de David Steiman. Ici le ton est un peu plus léger puisqu’il s’agit d’une comédie horrifique où le gentil Papa Noël, après un millénaire de bons et loyaux services, retrouve ses bas instincts brutaux pour des fêtes de fin d'années meurtrières. Nous retrouvons Brett Ratner à la production et le catcheur Bill Goldberg dans rôle du gros barbu rouge.
Enfin en 2006 Glen Morgan signe un remake inattendu du mythique Black Christmas. Si l’intrigue reste la même – soit une bande jeune fille prises pour cible par un psychopathe la nuit de noël – la mise en scène est plus classique et les effets pas toujours réussi. Reste une pellicule agréable et distrayante, parsemée de séquences bien sanguinolentes, et balisée des figures de style imposées par le genre et que Morgan égrène habilement. A noter la sortie d’une version dite « Director’s Cut » en DVD et ajoutant quelques plans gore.
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Merry Crimes-Axe
Noël. Ses sapins pleins de lumières, ses cheminées fumantes, ses repas gargantuesques, ses joujoux par milliers, ses petits souliers et surtout son Père Noël, jovial, rassurant et sympathique. Du moins est-ce comme cela que nous parvenons à accepter l’idée qu’un homme volant dans les airs puisse entrer dans notre demeure durant notre sommeil pour y déposer des cadeaux. Désormais, peut-être l’attendrez-vous de pied ferme, juste au cas où sa bonhomie deviendrait folie sanglante.
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« … Et avant de mourir, essaie un peu de t’enfuir. Dehors, vas te perdre dans les bois. Où à la hache, il te massacrera. » 
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Guide de lecture
Santa Claus Killer - Part 1/2
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